AT
Véronal 13.5 » »
Phauodorme 22 » »
Luminal 90 4 40958 x »
Le phanodorme se placerait donc au point de vue de sa toxicité entre le véronal-natrium et le luminal-natrium. Il serait pour la grenouille verte environ 3 1/2 fois moins toxique que le dial-natrium, mais par contre presque 2 fois plus que le luminal-natrium.
Ce fait est très curieux. La disparition de 2 doubles liaisons dans le noyau cyclique latéral (le luminal possède 3 doubles liaisons dans ce noyau) augmente la toxicité pour la grennouille, ce qui est contraire à la formule de LoEw (S. Fränkel Arzneimittel-Synthese III. E 1912, page 118), selon laquelle les corps possédant des doubles liaisons sont plus toxiques que les corps correspondants saturés.
Nous verrons que pour les animaux à sang chaud, contrairement à ce que nous avons constaté chez la grenouille, la toxicité du luminal est supérieure à celle du phanodorme.
Sous l'effet d’une dose suffisante, le cobaye lui aussi, entre en sommeil sans passer par une phase préalable d’excitation particulière. L'animal dort calmement sans présenter de l’exagération des réflexes à aucun moment. Il se produit cependant assez régulièrement un frémissement des pattes, surtout marqué aux membres postérieurs.
Ce petit tremblement ne paraît pas être produit par le refroidissement de l'animal, mais dépendre d’une certaine surexcitabilité du système nerveux moteur.
En sortant de son sommeil, le cobaye présente une sorte de délire se manifestant par une tendance au rongement, accompagnée d’une hausse marquée .de la température.
5 cgr. par kg. représentent déjà la dose somnifère.
L'animal succombe à la dose de 14 egr. par ky. introduits par voie hypodermique.