‹ Contribution à l'étude physico-chimique de l'arc électrique intensif entre électrodes de charbonChapitre 19 sur 55 · V. - SPECTROPHOTOMÉTRIE · texte numérisé non relu

V. - SPECTROPHOTOMÉTRIE

Procédé photographique. — Depuis 1928, le laboratoire de Pagny-sur-Moselle possède un sensitomètre JoBiN et Yvon qui est utilisé comme spectrographe; il se compose essentiellement d’un réseau projetant le spectre d’une fente éclairée sur une pellicule cinématographique. Cet appareil permet de comparer l’actinisme des arcs par rapport à une pellicule sensible. La mesure exacte de l’opacité des spectres obtenus aurait nécessité l'emploi d’un microphotomètre enregistreur que nous possédons maintenant, mais l’interposition du coin dégradé dont est muni l’appareil permet de faire de visu des comparaisons de précision passable (voir planches, fig. 24). Quoi qu'il en soit, les résultats dépendent de la sensibilité de la pellicule, et les corrections nécessaires pour passer à des mesures absolues sont longues.

Procédé par mesure directe d'énergie. —— En 1936, M. le Professeur CHEVALIER me conseilla d'explorer directement un spectre à l’aide d’une pile thermo-électrique. M. Baron appliqua cette idée. Il réalisa un montage et l’utilisa jusqu’en 1939; l'appareil se composait essentiellement d’une fente réglable, d’une lentille et d’un prisme de flint. Une pile thermo-électrique à diaphragme réglable était mise en station en plusieurs endroits du spectre. Le galvanomètre relié à la pile indiquait en valeurs relatives les quantités d'énergie admises sur les soudures. Les valeurs brutes devaient être corrigées en tenant compte de la transparence relative du prisme, et du fait que le spectre prismatique est resserré vers les grandes longueurs d’onde. En effet, la loi de dispersion est de

la forme À + E A etB étant des constantes, À la longueur d’onde considérée. Il s’ensuit

que, si l’ouverture du diaphragme admettant l’énergie sur les soudures de la pile thermoélectrique est constante, la gamme de longueurs d’onde dont l’énergie tombe sur les soudures est d’autant plus grande que la longueur d’onde moyenne est plus élevée. Les valeurs obtenues étaient exactes, mais les corrections étant longues, on était obligé de limiter le nombre de lectures, et l’on n’explorait qu’imparfaitement le spectre.

Enregistrement automatique de la courbe d'énergie. —— En 1944, je réalisai avec mon collaborateur M. GAMEL, un dispositif enregistreur utilisant les mêmes appareils sensibles, mais, afin d’avoir une sensibilité suffisante, je fus obligé de remplacer la pile thermo-électrique par une cellule photo-électrique à couche d’arrêt. Les mêmes corrections étaient à faire avec, en plus, celle de la sensibilité sélective de la cellule.

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