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; Bou C’est le rapport pr qui est le plus remarquable. Il montre que la dépense pour une même quantité de lumière est approximativement la même dans le cas des deux mèches. B 7 a ARE Le rapport WT donne une concordance assez satisfaisante, mais il ne faut pas oublier
qu’une partie de la chute de tension, somme de la chute cathodique et de la chute dans la colonne, est constante et ne concourt pas à la production de lumière.
Le fluorure de cérium ne subit vraisemblablement pas de décomposition dans la mèche jusqu’à ce qu’il soit dissocié et vaporisé sous l’action de la température dans la mèche même. Ce phénomène commence à quelques millimètres du fond du cratère, ainsi que le montre l’examen radiographique, et les vapeurs fusent au travers de la masse poreuse de charbon constituant l’ossature de la mèche. Le cérium et le carbone
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ont beaucoup d’affinité et tendent à se combiner pour former le carbure de cérium C,Ce..
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Fig. 37. — Relation entre l'intensité, la tension, l'usure et la profondeur du cratère. Charbons horizontaux 7916, longueur d'arc 6 mm.
Cette réaction peut commencer dans la mèche même, où la température, près du fond du cratère, est suffisante.
SOUEpRE
Les éléments en présence se trouvent engagés dans les deux équilibres (1) FsCe = Ce+3F, (5) Ce 20m MCiCe.
Le carbure de cérium est très réfractaire; d’après Moissan il fond à 27700 K et Basserr [19] rapporte une estimation de Morr de son point d’ébullition qui se situerait vers 4 9709 K. BASsETT, à qui revient le mérite d’avoir publié le premier une étude complète de l’arc intensif [19] admet que le carbure de cérium, très stable à haute température, n’est pas ionisé dans le cratère, et qu’il s’échappe de la mèche.sous forme de petites particules portées à température très élevée. Il voit là l’origine de la haute brillance de l’arc au cérium. Ce carbure s’ioniserait ensuite dans les parties moins chaudes, puis les ions se recombineraient dans la partie supérieure de la flamme en donnant lieu à la réaction
OO: + Cejon + 3 Fion + Gion mire Ce+ Cor
Au contraire, si le carbure s’échappe dans l’arc avant d’être complètement ionisé, il donnerait lieu à la réaction de combustion incomplète
CGGe+O = O:Ce +20,
d’après laquelle du carbone serait mis en liberté. C’est ainsi que l’auteur explique la formation de fumées noires à partir d’un arc surchargé ou perturbé, BASsETT fait remarquer que les vapeurs s’échappant de la mèche sont peu transparentes et suppose que cela est dû à la présence de particules solides de carbure de cérium. Il est exact que lorsque ces vapeurs sont émises en abondance, elles parviennent à masquer complètement le fond du cratère. Rien ne me permet de trancher sur la présence ou l’absence de carbure de cérium solide dans les vapeurs s’échappant de la mèche. Je me bornerai à énumérer les faits dûment constatés.
Les vapeurs qui jaillissent du fond du cratère et s’élèvent au-dessus du charbon, ne changent pas sensiblement d’aspect dans leur parcours. Lorsqu’elles se mélangent à la partie cathodique de l’arc, normalement aux intensités inférieures à 80 À, accidentellement aux intensités supérieures, elles déposent sur la cathode du carbure de cérium. quand la mèche d’un “charbon ne renferme que de l’oxyde de cérium, on remarque que les parois du cratère sont amincies et rongées irrégulièrement de l’intérieur, preuve qu’une réaction chimique intervient pour volatiliser un supplément de carbone. La formation de carbure de cérium expliquerait ce phénomène, mais la mèche seule contient du carbone en surabondance pour donner lieu à la formation de carbure C,Ce. Par exemple, pour un essai où l’attaque du cratère était considérable, les proportions relatives d'oxyde de cérium et de carbone dans la mèche étaient 55 et 45, alors que les réactions
O>Ce+4G = GCe+20CO, Cars C cs C Ce + CO»,
demandent, pour 55 de CeO,, 15,4 seulement de C dans le premier cas, et 11,5 dans le deuxième cas. L'attaque des parois du cratère est donc aussi mal expliquée. Il est cependant bien établi que l’augmentation du taux de fluor dans l’arc diminue, puis supprime l'attaque du cratère ainsi que le dépôt de carbure sur la cathode.