‹ Contribution à l'étude physico-chimique de l'arc électrique intensif entre électrodes de charbonChapitre 4 sur 55 · DÉFINITION DE L’ARC ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

DÉFINITION DE L’ARC ÉLECTRIQUE

L’arc est une forme de la décharge électrique dans les gaz dont les principaux caractères sont les suivants :

— Différence de potentiel faible, se chiffrant par quelques dizaines de volts (20 à 100 V), alors que l'intensité électrique peut se compter par centaines de milliers d'ampères.

— Densité de courant cathodique élevée pouvant atteindre des milliers d’ampères par centimètre carré.

— Chute cathodique souvent inférieure à la chute cathodique normale. —— Cathode portée localement à haute température et émettant abondamment des

électrons par un processus thermionique, au moins pour sa plus grande part. Bien que ce dernier point ait été admis par la plupart des auteurs, dont J. J. THomsox [2], HAGENBACEH [3], BLonDEL [5], pour ne citer que les principaux, il a été mis en doute dans quelques cas particuliers (arc Srorr) [6], arc GarBaRrint [7]. Quoi qu’il en soit, les arcs dont nous nous occuperons présentent au plus haut degré le dernier caractère. En outre, les matières constituant les électrodes participent fortement, sinon exclusivement, à l’alimentation de l'arc.

Je limiterai mon étude aux arcs éclatant dans l’air, à la pression atmosphérique, entre deux électrodes de carbone. Ne prenant l’arc classique qu’à titre de comparaison, j'étudierai l’arc entre électrodes de carbone fortement chargées de corps minéraux, et supportant une densité de courant supérieure à 0,3 À : mm? de section.

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