‹ Contribution à l'étude physio-clinique du phénomène de la roue dentéeChapitre 22 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La roue dentée n’est pas, à proprement par- Ier, un phénomène pathognomonique de l’état parkinsonien. Mais c’est dans cet état toutefois qu’elle se présente avec le plus de constance, le plus de netteté.

IT. -— En dehors de l’état parkinsonien, on retrouve la roue dentée, à titre épisodique, chez tous ies déséquilibrés : le labyrinthique, le cérébelleux, le tabétique, le sujet atteint de sclérose en plaques. Le normal la présente pour peu qu'il soit en déséquilibre vrai.

IT. —— La roue dentée dans l’état parkinsonien s’atténue ou s’accentue suivant l'attitude, Elle se présente donc bien avec les caractères d’un phénomène en liaison avec l’état dystasique. Elle apparaît dès qu’apparaît la rigidité parkinsonienne, s’amplifie quand celleci s’accuse, mais disparaît dès qu’elle atteint un certain degré.

Elle semble l'expression d’un rigidité dystasique moyenne.

Le malade s'étaye-t-il dans les conditions requises, et la roue dentée disparaît.

IV. —- La roue dentée semble être l’expression des incessantes variations du tonus postural qui doit sans cesse s'adapter aux nécessités toujours changeantes de l'équilibre. Ne doit-il pas parer aux risques de chute que constamment ébauchent les oscillations du tronc ?

M Co

La roue dentée n'apparaît, cela va sans dire, au niveau du bras que lorsque celui-ci cesse de se désolidariser de l'effort statique, lorsqu’en d’autres termes, le sujet passe de la statique à minima à la statique renforcée.

Réquisitionné pour la défense statique à titre de balancier, de contre-poids ou de pare-choc, le bras fait alors partie intégrante du système postural Il doit donc alors obéir à toutes les variantes du tonus que régit le dit système.

Le PrRésInexT DE LA Tuese, FROMENT.

Line Le Doyex,

Jean LEPINE

Va et permis d'imprimer :

Lyon, le 44 Noyembre. 1929.

LE RECTEUR, PRÉSIDENT Du CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ,

Pour le Recleur et par délégation :

LE VICE-PRÉSIDENT Du CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ, JOSSERAND.

BIBLIOGRAPHIZ

BING (R.). — Das Zahnrad phânomen und die antagonische innervation. (Schweiz arch. f. reurol und psyckh., B4 13, 1928.)

BREMER (F.). — Le tonus musculaire et le mécanisme réflexe de la station debout. (Revue de l'Université de Bruxelles, 1928-29, n° 2.)

CARILLON (R.), — Etude expérimentale de la rigidité parkinsonienne. (Revue méd. de l'Est, Nancy 1926,

L1V,3p: 160.) DrLMAS-MARSALET (P.). — Les réflexes de posture élémentaire. — Etude paysio-clinique. (Paris, Mas-

son, 1927.)

— Variations des réflexes de posture élémentaires, en fonction de l'attitude générale du parkinsonien. (Soc. de Neurol. de Paris, 1° décembre 1927. — Revue Neurol., 1927, t. 11, pp. 658-664.)

Foix (Ch.). —- Sur le tonus et les contractures. (Revue Neurol., 1924, t. 11, pp. 1-22.)

FROMENT (J.). — Comment l’hyoscine atténue-t-elle 1es troubles parkinsoniens ? Action stimulante exercée sur les groupes musculaires méiopragiques. (XVIII Congrès français de Médecine, du 18 juillet 1925, à Nancy, fase. 2, p. 450.)

— Comment examiner méthodiquement un parkinsonien ? (Journal de Méd. de Lyon, 20 juin 1927.)

—— L'homme debout. — Régulation de la statique. — Les troubles. (Leçon inaugurale du cours de pathologie interne. — Revue de l’Université de Lyon, Mars 1928 (in extenso). — Presse Médicale, 80 juin 1928, p. 817, (fragmentaire),

PRET Lie

FROMENT (J.), Er CHaix (A.). — Rigidité et roue dentée,

suivant l’attitude du parkinsonien, varient dans le même sens ou en sens contraire.

La roue dentée appartient-elle en propre à la rigidité parkinsonienne ou est-elle le fait de toute rigidité de déséquilibre ? (Soc. de Neurol. de Paris, 4 nov. 1926. -— Revue Néurol., 1925, t. 11, pp. 442-445 et pp. 440-442.)

Tonus statique et sommeil. (VIII° Réunion intern. de la Soc. de Neurol. de Paris, 1-2 juin 1927. — Revue Neurol., 1927, t. 1, pp. 874-877.)

FROMENT (J.), CorAJoDp ET M'° FEyYEUx — La muscula-

ture du parkinsonien travaille au maintien de la statique même:en décubitus dorsal. Le métäbolisme musculaire est vicié. (Soc. de Neurol. de Paris, 7 février 1929. — Revue Neurol., 1929, t. x, pp: 257-262.)

FROMENT (J.), DELORE ET JUILLARD. — Action dynamo-

génique de l’hoscine. (Soc. de biologie. — Réunion de Lyon, 21 déc. 1925.)

FROMENT (J.) Er DUuBoULoz. — Rigidité parkinsonienne

et rigidité de déséquilibre varient au bras, dès que l'attention prend une direction nouvelle. (Soc. de

Neurol. de Paris, 7 février 1929. — Revue Neurol., 1929, t. 1, pp. 255-257.)

Attitudes debout. — Tonus de postures et réflexes statiques. —- Du mécanisme qui, automati-

quement chez l’homme, stabilise les attitudes et règle l’adaptation aux divers modes statiques. (Journ. méd. de Lyon, 5 mai 1929, pp. 301-323.)

FROMENT (J.) ET GARDÈRE (H.). — Roue dentée et résis-

tance des antagonistes diminuent ou augmentent suivant les attitudes du parkinsonien. (Soc. méd. des Hôp. de Lyon, 15 déc. 1925.)

De la kinésie paradoxale, des paradoxes striés et des perturbations de la fonction de stabilisation,

Le ONE

Rigidité et roue dentée parkinsonienne s’effacent au repos ; leur caractère dystasique. (Soc. de Neurol. de Paris, 7 janv. 1926. — Revue Neurol. 1926, t. 1, pp. 53-58 et pp. 51-53.)

Rigidité parkinsonienne et roue dentée ; des attitudes qui les renforcent. (Soc. méd. des H6p. de Lyon, 23 février 1926.)

Test du poignet figé et troubles de l’équilibre. Stabilisation a minima et stabilisation renforcée. (Soc. de Neurol. de Paris, 4 mars 1926. — Revue Neurol., 1926, t. 1, pp. 347-350.)

Parkinsonisme fruste et perte des mouvements associés sans rigidité apparente. — De la rigidité latente et des moyens de la rendre évidente. (Soc: de Neurol. de Paris, 6 mai 1926. — Revue Neurol., 1926, t. 1, pp. 658-664.)

: Parkinsonisme et dystasie. (Journ. de méd. de Lyon, 20 déc. 1926, pp. 603-612.)

Page 1