AVANT-PROPOS
Il est toujours utile, et souvent agréable, au moment où. l'on atteint le couronnement de ses études, de s'arrêter un moment, comme un voyageur ayant gravi le sommet d’une colline, et de regarder en arrière le chemin parcouru, d’en mesurer la longueur, et d'en repasser les étapes. On note avec satisfaction les haltes délassantes, les sentiers agréables et faciles, les sources claires et abondantes. Et, certes, en commençant ce travail à la fois terminal et inaugural qu'est une thèse, Le coup d'œil que nous jetons sur les années passées rencontre un grand nombre de ces oasis où l'esprit de l'étudiant, puis de l'externe, s'est fortifié au contact des Maitres.
Parmi tous ceux dont les services nous accueillirent toujours avec bienveillance, parfois avec affection, nous voulons parliculièrement retenir M. le professeur Guyot. Il fut, en effet, notre premier Maître, notre initiateur dans l'art minutieux de la chirurgie, et de lui nous gardons le sonyenir profondément imprimé du clinicien clair et méthodique, de l'enseigneur incomparable. Plus tard, après la guerre, nous sommes revenu auprès de notre premier Maitre, en qualité d'externe, et le souvenir de ce second stage ne le cède en rien à celui du premier. À l'heure actuelle, M. le professeur Guyot veut bien accepter la présidence de notre thèse. Nous le prions de vouloir trouver ici l'hommage respectueux et reconnaissant de l'élève à qui il a toujours montré le chemin du devoir et du dévouement.
Nôtre éducation chirurgicale s’est, du reste, enrichie auprès
d'un praticien dont le savoir et la délicate bienveillance ont laissé en nous un ineffacable souvenir. Que M. le D" Charrier veuille bien agréer le respectueux et très sincère remerciement d'un des externes avec qui il fonda son service si actif de Bel-Air, et qui regrette profondément que la maladie l'ait éloigné pendant un certain temps de son Maitre.
Nous avons eu la bonne fortune de suivre pendant un semestre la visite quotidienne de M. le professeur Carles. La clarté de ses leçons, la précision de son diagnostic, la richesse et la variété de sa thérapeutique nous ont particulièrement frappé. Elles sont pour nous un exemple de médecine véritablement claire et compréhensive.
Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir dire ici notre profonde gratitude et notre grande et respectueuse admiration au Maître qui nous initia à l’électro-radiologie, au savant modeste qui guida nos premiers pas dans cetle science qui, en. peu de temps, a pris une si grande et si légitime extension, et qui a bouleversé dans la médecine à la fois le diagnostic et le traitement de nombre de maladies, parmi lesquelles le cancer ‘est la plus fameuse et la plus redoutable. M. le D' Debédat, par sa science profonde et sa bonté inlassable, par la haute conception de son art, nous a inculqué des principes que nous tiendrons à honneur de toujours maintenir à la base même de notre profession,
IL serait injuste de séparer de notre Maître le fidèle et actif assistant du service, M. le D' Labeau. Toujours à la recherche des derniers perfectionnements, son talent personnel et original, son amabilité accueillante, ont beaucoup fait pour nous. Nous devons à sa grande compétence de nombreuses et originales conceptions, toujours marquées au coin de la simplicité et du savoir.
C'est à ces deux maîtres que nous devons le sujet de notre thèse et nous les remercions profondément de la confiance qu'ils nous ont ainsi témoignée. | |
Nous profitons avec empressement de l’occasion qui se présente à nous d'offrir à M. le professeur agrégé Muratet l'hom-