FIGURE JI
Image de duodenum obtenue par la méthode « du Ralenti » À Ulcère de la 1" portion
l'affirmait Case dès 1917 ? Nous le pensons sans vouloir
l’affirmer, n'ayant en mains qu'un nombre trop restreint. d'observations.
TAHOE
Quoiqu'il en soit, les seules déformations révélatrices d'ulcus, qu’il nous à été permis d'observer jusqu'ici, sont de deux ordres :
14° La niche.
2° L’encoche.
La niche est une bosselure sur le profil normal du duodénum. Son caractère essentiel, que nous avons chaque fois rencontré, est de présenter des bords irréguliers et anguleux, contrastant avec les bords lisses et arrondis des fausses niches d'origine spasmodique. La niche duodénale est avant tout, contrairement à ce que l’on observe sur l'estomac, une tache irrégulière. C’est là un caractère extrèmement important, seule signature de l'origine organique de la lésion.
L’encoche est la déformation contraire de la niche, c'est une tache claire empiétant sur l’image normale du duodénum. Elle présente comme la niche des bords irréguliers et déchiquetés, elle est l'expression de la lésion organique située à son niveau. Elle se différencie nettement par ces caractères de l’incisure spasmodique à bords nets, à fond régulièrement arrondi, signe indirect d’ulcus probable dans son voisinage, et constatée sur les duodénums non ralentis. Il est, en effet, à remarquer qu'il ne nous à jamais été permis de mettre en évidence par le procédé du ralenti, des déformations spasmodiques du duodénum ; chaque fois la lésion observée présentait des caractères d'organicité (bords irréguliers, contour tourmenté) que nous avons signalés, et l’on peut se demander si la distension du duodénum entrainant le moulage de
la lésion pariétale qu'elle met ainsi plus nettement en
(NE ATP TTL ER EN
ET
évidence, ne s'oppose pas en revanche à la production des images spasmodiques concomittantes.
Nous n'insisterons pas sur les autres caractères de ces déformations déjà décrites. Ce que nous voulions surtout faire remarquer, c’est que la déformation observée par la méthode du ralenti a toujours été une déformalion organique traduisant le siège même de la lésion.
2° Les DIVERTICULES.
Nous n'avons pas eu l’occasion jusqu'à présent de rencontrer des diverticules vrais du duodénum, mais il nous est permis de penser que la « méthode du ralenti » ne peut que faciliter leur mise en évidence, grâce à la distension et au moulage de la cavité duodénale.
3° LES PÉRIDUODÉNITES.
Dans tous les cas que nous avons pu observer, il s'agissait de périduodénites sus-mésocoliques.
Nous avons pu examiner sous l'écran radioscopique les images radiologiques de périduodénites déjà décrites à la suite de radiographies en série : irrégularités très variables du bulbe, déformation de la deuxième portion, rétrécissements, etc..…., aspects de lésions déjà bien étudiés et sur lesquels nous n’apporterons rien de nouveau.
Cependant, il est deux aspects radiologiques un peu spéciaux des duodénums ralentis atteints de périduodénites, que nous avons pu constater à plusieurs reprises vt qui méritent d'être signalés.
C'est d’une part, l'aspect « frangé » des bords de
LÉ AG se
certains duodénums, contrastant avec les bords régulièrement découpés des duodénums normaux et traduisant une périduodénite légère que seule, la distension de l'organe par la compression, nous a permis de mettre en évi-
dence.
C'est d'autre part, l'aspect « pommelé » des duodénums atteints de périduodénites marquées. Dans ce cas, lon n'a pas seulement une déformation très nette des bords de la silhouette, mais l’'homogénéité de l'ombre normale se trouve détruite.
Telles sont les premières constations que nous avons pu faire au cours des examens d’un certain nombre de cas de duodénums anormaux ; elles montrent que dans l’ensemble, la méthode d'exploration radiologique que nous venons de décrire, n'entraîne pas l'apparition d'images pathologiques nouvelles, et jusque là inconnues : elle permet seulement de les mettre plus facilement et plus sûrment en évidence en moulant leurs contours et en les immobilisant sous l’œil de l'observateur.
C'est là tout l'intérêt de la « méthode du ralenti », intérêt appréciable qui, nous l’espérons, ne fera que se préciser et se confirmer.