INTRODUCTION
Durant ces dernières unnées, et même ces derniers mois, Les travaux sur les différents procédés d'exploration du duodenum, et plus particulièrement de la région pyloro-duedeno-vésiculaire, se sont succédés, montrant ainsi combien l'exploration de celle région pourtant si importante en pathologie digestive, reste encore incomplète et difficile.
L’exploration radiologique du duodenum — la seule qui nous intéresse ici — présente, en effet, bien des lacunes et bien des difficuliés malgré tous les perfectionnements apportés ces dernières années, el il n'est certes pas un radiologiste qui ne se soit trouvé très fréquemment en face d'un problème diagnostique souvent fort difficile, par suile de la pauvreté des moyens d'exploration de ce segment du tube digestif.
Si l'étude radiologique du bulbe est à peu près au point, celle des autres portions du duodenum est encore à décrire. Les signes indirects et à distance, auxquels on altachail autrefois une grande importance — sans doute parce qu'on ne pouvail mieux faire — sont de moins en
moins pris en considération, et aujourd'hui, seules les constations d'anomalies duodénales bien définies, permettent de caractériser et d'affirmer une lésion duodénale. Malheureusement, la rapidité extrême du transit duodénal ne permet que de saisir une image fugilive, incomplète de cet organe, que seules jusqu'à présent les 7adiographies en série peuvent fixer en partie, sans 1oulefois permettre un examen complet, approfondi et sufji-
sant de la.région.
Pouvoir examiner sous l'écran un duodenum comme un estomac, avec la même facilité, la même tranquillité, pouvoir analyser son image et l'étudier sous les différentes incidences, rendre ainsi en un mot, du crédit à La radioscopie du duodenum un peu reléquée au second plan à la suite des remarquables travaux de radiographie en série, étail là une idée bien séduisante dont la réalisation méritait d'être tentée.
C'est sans doute celte idée qui a amené Maurice DELORT à appliquer à l'examen radiologique du duodenum, ce procédé général d'exploration qu'il a appelé : « Méthode des Obstacles » et qu'il a déjà expérimenté sur d'autres segments du tube digestif. Ainsi a pris naissance cette méthode d'examen peu couramment pratiquée qu'il a dénommée : « Le duodenum au ralenti » et qui, si elle n'est pas une nouveauté, n'en est pas moins à notre avis un procédé d'exploration des plus précieux, capable de rendre les plus grands services.
L'idée de ralentir le transit du duodenum afin d'obtenir le remplissage d'un ou de plusieurs de ses segments,