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difficile à pratiquer et ne peut donner que des résultats incomplets. La compression que la main est obligée d'exercer pour arrêter le transit duodénal, nécessite une pression beaucoup trop forte et beaucoup trop brutale, pour ne pas être douloureuse pour le malade. Bien plus, il ne peut s'agir là que d'une compression de courte durée : pénible pour le malade, elle devient en effet, incommode et fatigante pour le radiologiste qui n'a ainsi que la possibilité de jeter un rapide coup d'œil, toujours insuffisant, sur la silhouette duodénale, qui apparaît d’ailleurs àe façon incomplète. La prise d’un orthodiagramme, l'examen de l’image sous les diverses incidences, sont dans ces conditions presque impossibles.
Devant ces difficultés, Maurice Delort pensa à réaliser ce bloquage duodénal par un système pneumatique, seul capable de ralentir de façon suffisante le transit duodénal, par une compression lente, douce, progressive, non douloureuse, et surtout bien réglée. Ainsi avec une instrumentation très simple, à la portée de tous, et extrèmement facile à manier, il nous a été permis de pouvoir examiner à loisir et en détail, avec la même facilité qu'une silhouette gastrique, une silhouette duodénale, fixe, immobile, et surtout, — cela est très important et nous y reviendrons — distendue par la bouillie opaque accumulée.
L’instrumentation, ayons-nous dit, est très simple. Elle comporte :
1°) Une ceinture : d'ailleurs banale, mais qui doit remplir les conditions suivantes :
ET Es
Etre en tissu transparent.
Etre assez souple pour se mouler étroitement sur l’abdomen du sujet, sans entraîner de douleur au moment du serrage.
Ne pas être toutefois trop élastique, de façon que l'augmentation de volume de la pelote, exerce sa compression presqu'uniquement sur la paroi abdominale.
Etre susceptible d’avoir plusieurs tailles (trois au moins) pour convenir aux différents sujets.
Avoir une hauteur suffisante : vingt centimètres environ.
2°) Des pelotes pneumatiques, qui seront de différents calibres et seront surtout construites de telle sorte, qu’une fois gonflées, elles revêtent la forme d'un tronc de cône.
Elles devront, en outre, porter en leur centre, un index métallique qui permettra de repérer sous l'écran le point exact où se fait la compression sur la paroi abdominale, et partant, de déplacer la pelote dans la bonne direction si elle est en dehors du point à comprimer.
3°) Un appareil insufflateur, analogue à celui du sphymotensiomètre de Vaquez, relié à la pelote par un tube de caoutchouc suffisamment long.