ALCOOL
À froid, une solution de 10 gr. de corps F 122° dans 250 ce. d’alcool ordinaire a été amorcée par un cristal de corps F 55°; elle n’a laissé déposer que de la cétone F 122°, et réciproquement une solution de même concentration en corps F 55°, amorcée par la cétone F 122°, n’a laissé déposer que le corps F 55°.
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Il semble donc bien que nous ayons deux isomères, à moins que nous ne soyons en présence de formes cristallines pour lesquelles la température ordinaire se trouverait dans la zone de faux équilibre.
Opérant alors sur deux solutions de même concentration en corps F 122° et F 55° nous les avons maintenues au reflux pendant deux heures. Dans les deux cas l’évaporation du solvant à froid dans le vide n’a abandonné que le corps qui avait été dissous et il n’a pas été noté de transformation.
Nous pouvions donc faire agir les réactifs dans les conditions indiquées sans craindre de transposition de la part de l’alcool.
2° BENZÈNE.
La constante diélectrique d’un solvant pouvant avoir une influence sur les transformations chimiques qui s’y développent, nous avons réalisé les mêmes essais dans un solvant de constante diélectrique faible, le benzène (C. D. 2-3) (l'alcool éthylique a une C. D. de 26) deux solutions de 10 gr. de cétones F 122° et F 55° dans 100 ce. de benzène déthiophéné et anhydre, ont été maintenus au reflux pendant 10 heures; dans ces conditions nous n’avons pas observé de transposition.
B. — Action de divers réactifs.
Nous avons examiné d’une manière approfondie les actions de la soude, de l’éthylate de sodium et de l’acide chlorhydrique dont MM. Cornubert et De Demo avaient observé succinctement les effets.