ERA
peu lacuneux, à cellules isodiamétriques ou légèrement allongées parallèlement à la surface du limbe.
Les nervures sont assez saillantes en dessous; les faisceaux lbéro-ligneux, très larges, sont formés d’un grand arc libérien et de nombreuses files vasculaires contiguës.
De très nombreux poils pluricellulaires non ramifiés, à membrane épaisse et pourvue d’une cuticule, constituent de tous les côtés du pétiole un dense tomentum.
Cellules épidermiques très hautes, assez fortement bombées à l'extérieur, et munies d’une épaisse cuticule festonnée.
Le centre est occupé par un très large faisceau libéro-ligneux coiffé, en dessous, d’un croissant de collenchyme (fig. 31).
L’épiderme est renforcé d’un puissant amas de collenchyme à la face supérieure concave ainsi qu’à la face inférieure convexe. Les cornes, larges et peu saillantes, sont occupées par un parenchyme chlorophyllien non palissadique dans lequel plonge un cordon de collenchyme partant du sommet de chacune d'elles.
Bystropogon serrulatus Webb.
Origine.— Forêts de lauriers des environs de Taganana.
Habitat.— Localités arides de la zone sylvestre.
Tige. — Nombreux poils tecteurs 2-cellulaires à membrane pourvue d’une mince cuticule.
Les quatre faisceaux de collenchyme angulaire se transforment en colonnes de fibres sclérenchymateuses.
Le bois et le liber se réunissent rapidement en un anneau continu à bois secondaire très riche en fibres ; les rayons médullaires sont 1 ou 2-sériés. 5
La moelle est constituée de grands éléments polygonaux à paroi épaisse, sclérifiée et pourvue de nombreuses ponctuations.
En dedans d’un endoderme subérifié, se développe un puis- Sant manchon de suber, sans aucun phelloderme (fig, 32).
Feuille. — Très nombreux poils tecteurs unicellulaires ou à 2-3 éléments, non ramiiés, recourbés, à membrane épaisse et
R. ETIENNE.— Etude structurale des Labiées. Thèse Diplôme supérieur de Pharmacien, 1930,
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QUE SIREN
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F1G. 32. — Bystropogon serrulalus.j— Coupe transversale d’une tige âgée. Le liège s a pris naissance en dedans de l'endoderme end, Gr.: 135.
pourvue dune cuticule, formant sur les deux faces du limbe un épais feutrage. Poils sécréteurs à tête unicellulaire portés sur un court pédicelle (fig. 33),
F16. 33. — Bystropogon serrulalus. 7. Coupe transversale d'une portion de limbe foliaire. Gr.: 135.
Les cellules épidermiques ont leur paroi externe légèrement épaissie à la face supérieure.
Le mésophylle est bifacial ; le tissu palissadique se compose de deux assises.
Le faisceau libéro-ligneux central, assez large, a son bois constitué de courtes files vasculaires contiguës ou séparées par du parenchyme ; le tissu sous-épidermique qui lui correspond, sur chaque face, est fortement collenchymateux.
Bystropogon Meridiani Bolle.
Origine et habitat. — Riscos de Jinama.
Tige — Quelques poils tecteurs, 1, 2 ou 3-cellulaires, non ramifiés, à membrane pourvue d’une cuticule.
Ep'derme muni d’une cuticule festonnée.
Une assise sous-épidermique collenchymateuse relie les quatre colonnes de collenchyme saillantes, à lintérieur desquelles on observe des amas d'éléments scléreux (fig. 34).
Le parenchyme cortical très mince est limité par un endoderme à grands éléments complètement subérifiés.
FIG. 34. — Bystropogon
Meridiani — Coupe transversale d'une lige, montrant le collenchyme angui
aire avec quelques amas sclérenchymateux. Gr. : 180.
Les faisceaux libéro-ligneux angul
aires se réunissent de bonne heure en un anneau continu.
Dei, MES
La moelle, cellulosique au centre dans le jeune âge, se sclé rifie complètement à un stade plus avancé.
En dedans de l’endoderme, une assise péridermique à initiales péricycliques produit un épais manchon de suber dans lequel on remarque des zones de tissu resté cellulosique.
F6. 35. — Bystropogon Meridiani. — Coupe, transversale de la feuille avec la nervure centrale proéminente. Gr. : 135.
Feuille. — Il existe, à la face inférieure du limbe, de nombreux poils coniques, courts, rigides, crochus, 1-2 cellulaires, à paroi épaisse,
Ve
Les cellules épidermiques sont aplaties.
Le mésophylle est occupé dans sa moitié supérieure par deux assises de cellules palissadiques ; le reste du tissu se compose d’un parenchyme à éléments ovoïdes ou allongés parallèlement : à la surface foliaire.
La nervure médiane s’enfonce considérablement, faisant fortement saillie en dessous et imprimant au milieu de la face supérieure une creuse dépression (fig. 35). Les files vasculaires du bois, plus où moins séparées par du tissu parenchymateux, sont disposées de façon à présenter -dans leur ensemble la forme d’un large croissant. Le tissu SOuS-épidermique situé audessus du faisceau central est fortement collenchymateux. Les nervures secondaires sont également très proéminentes en dessous.
Bystropogon origanifolius L’Hér.
(= Mentha plumosa L.). À
Origine. - Las Montanas, près Santa-Cruz.
Habitat. — Rochers ensoleillés et secs de la région sylvestre et de la lisière des forêts. | |
Tige. — Nombreux poils tecteurs pluricellulaires, non ramifiés, à paroi cellulosique renforcée d’une forte cuticule.
Poils sécréteurs sessiles.
Epiderme formé de petits éléments aplatis et pourvu d’une mince Cuticule festonnée.
Quatre colonnes de collenchyme angulaire très saillantes, à l’intérieur desquelles on remarque des paquets de fibres scléreuses.
Le parenchyme cortical, de faible diamètre, est limité en dedans par un endoderme à très grands éléments complètement subérifiés.
Les quatre faisceaux libéro-ligneux angulaires ontleur bois réuni par un sclérenchyme interfasciculaire. La moelle, totalement Sclérifiée, est formée d'éléments de dimensions variables, à parois ponctuées, |
Au fur et à mesure que la plante se développe, les fibres scléreuses des colonnes angulaires se substituent presque complètement au collenchyme ; il apparait, en dedans de l’endoderme subérifié, une assise péridermique péricyclique génératrice de liège ; puis le bois et le liber se réunissent en un anneau continu.
La coupe d’une tige âgée révèle la formation d’un manchon considérable de suher qui a totalement exfolié le parenchyme cortical ; le bois secondaire, extrèémement développé, présente des vaisseaux de calibre variable, irrégulièrement disséminés dans un sclérenchyme à parois épaisses, dont les éléments tendent, par places, à perdre la symétrie radiale,