‹ Contribution à l'étude structurale des Labiées endémiques des Îles CanariesChapitre 27 sur 41 · LOTS HR OINO REED © ET · texte numérisé non relu

LOTS HR OINO REED © ET

FIG. 47, — Cedronella canariensis. — Coupe transversale d

e la région angulaire d’une jeune tige. Gr. : 180.

TÈS 2

Cedronella canariensis Webb et Berth.

(Cedronella triphylla Mœnch , Dracocephalum canariense 1...

Origine, — Cumbre de valle Hermoso (800 m.).

Habitat. — Buissons de la région sylvestre des Canaries et de

Madère,

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F1G. 48. — Cedronella canariensis. — Coupe transversale de la région angulaire : 120.

d’une tige moins jeune que la précédente. Gr.

Tige. — La tige de cette espèce a déjà été étudiée au point de vue anatomique par LEMESLE qui en a indiqué diverses particularités.

Longs poils tecteurs pluricellulaires non ramifiés, à paroi pourvue extérieurement d’une cuticule. Poils sécréteurs à tête unicellulaire portée sur un court pédicelle.

L’épiderme est pourvu d’une cuticule très festonnée et les stomates sontsurélevés par les cellules voisines.Le parenchyme cortical, légèrement palissadique dans sa zone la plus externe (fig. 47), est interrompu à chaque angle parune colonne de colenchyme prolongée en aile très saillante ; les éléments les plus internes de l’écorce sont polyédriques et limités en dedans par un endoderme à grandes cellules totalement subérifiées. Cet endoderme est renforcé, en dedans, de cordons de fibres péricycliques à parois épaisses et à lumen étroit, prenant un développement considérable en face de chaque aile collenchymateuse fig. 48), comme l’a fait remarquer LEMESLE (1).

" Det F16. 49. — Cedronella canariensis. — Coupe transversale d’une tige âgée (figure schématique). Le liège $ a pris naissance sous l'épiderme ; fp, arc fibreux péricyclique. Gr. : 20.

Les quatre faisceaux libéro-ligneux principaux se développent beaucoup, tout en restant distinets et séparés par un abondant sclérenchyme coupé, par places, de faisceaux purement secondaires.

La moelle est totalement sclérifiée,

Une assise péridermique, à initiales sous-épidermiques, donne un liège abondant sans aucun phelloderme (fig. 49).

Feuille. — Quelques poils pluricellulaires non ramifiés <e voient sur chaque face du limbe, Les deux épidermes se com-

(1) Loc. cit,

Se

posent d'éléments aplatis, plus grands à la face supérieure. Il n'existe de stomates qu'à la face inférieure. Le mésophylle, chlorophyllien dans toute son épaisseur, est nettement palissadique dans sa moitié supérieure (fig. 50).

FiG. 50. — Cedronella canariensis. — Coupe transversale d’une portion de limbe foliaire. Gr. : 300.

Le faisceau libéro-ligneux de la nervure centrale très saillante en dessous, a son bois constitué de quelques files d’assez grands vaisseaux, séparées par du tissu parenchymateux ; le

tissu sous-épidermique qui lui correspond, sur chaque face, est de nature collenchymateuse. Les nervures latérales sont

Les cellules épidermiques du pétiole, à parois très épaisses et pourvues d’une cuticule festonnée, sontrenforcées d’un amas de collenchyme au niveau du sillon médian de la face supérieure, de même qu’à extrémité de chaque corne et à la face inférieure convexe. Sur les deux flancs de chaque corne, on remarque une mince zone chlorophyllienne non palissadique.

Le faisceau libéro-ligneux &entral présente la forme d’un large croissant à bois constitué de nombreuses files vasculaires alternant avec des séries d éléments parenchymateux disposés en 1-3 rangées. |

Il existe également un petit faisceau libéro-ligneux dans lintérieur de chaque corne.

Le reste du parenchyme est occupé par de larges cellules incolores, ovoides ou polyédriques par pression.

Leucophaë canariensis Webb et Berth.

(= Sideritis canariensis L, Marrubiastrum tomentosum MoϾnch.)

Origine. — Las Mercédès, dans les buissons de bruyères arborescentes.

Habitat. - Stations ensoleillées et rocheuses de la région sylvestre

de Ténérife (800-1.000 m.).

Tige. — La structure de cette tige a fait l’objet de quelques observations de PETERSEN.

Les poils tecteurs nombreux, très ramifiés,à membrane fortement imprégnée de lignine, sont formés d’un axe central pluricellulaire d’où partent de nombreux bras rigides unicellulaires allongés (1).

Nombreux poils sécréteurs à tête unicellulaire et à pied 2-cellulaire.

Stomates surélevés au-dessus du niveau de l’épiderme.

Les quatre colonnes de collenchyme angulaire, légèrement saillantes, sont reliées par une assise sous-épidermique légèrement collenchymateuse. Parenchyme cortical d’un diamètre extrèémement réduit, constitué de-très petits éléments chlorophylliens non palissadiques ; l’endoderme distinet, à parois radiales plissées et subérifiées, est renforcé, en dedans, de fibres péricycliques ; ces dernières, dans les régions corres-

(1) Cette sclérification des poils, que nous observons chez un certain nombre de Labiées des Canaries, est particulièrement accentuée chez divers Leucophaë ; en

utilisant le rouge Sudan III, nous nous sommes assuré qu'il ne s'agissait ni d’une £utinisation, ni d’une subérification,

te

pondant aux angles, forment un grand croissant coiffant le liber des quatre faisceaux principaux.

À mesure que la tige se développe, ces quatre faisceaux libéro-ligneux se réunissent en un anneau continu à rayons médullaires 1, 2 ou 3-sériés. En même temps, les arcs fibreux péricycliques deviennent plus faibles et moins nombreux dans les tiges âgées.

La moelle, cellulosique tout d’abord dans la région centrale, se sclérifie plus tard totalement.

F1G. 51. — Leucophaë canariensis. — Coupe transversale d’une tige âgée (figure schématique). Le liège s a pris naissance sous l’épiderme ; fp, arcs fibreux péricycliques. Gr. : 25.

En ce qui concerne le liège, PETERSEN (1) s’exprime ainsi : « Les cellules de la couche sous-épidermique s’allongent ra- « dialement et il s’y forme çà et là des cloisons transversales, « ce après quoi tout se transforme en liège ; mais les cellules « situées au-dessous s’allongent en même temps et elles se

(1) Los, cüb,

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