CHAPITRE IV
ÉTUDE DES PHÉNOMÈNES DE CONVECTION ET DE RAYONNEMENT DANS LES CANALISATIONS ÉLECTRIQUES
Après avoir analysé l’action des facteurs qui interviennent à titre complémentaire pour produire de la chaleur dans les conducteurs électriques il y a lieu d’examiner comment se trouvent réalisées l’évacuation de cette chaleur et sa dispersion dans le milieu ambiant. Nous n’envisagerons, d’ailleurs, au cours de cette étude, que le cas normal du dégagement de la chaleur dans l’air à la température de 200C et à la pression de 760 mm. de mercure, sans tenir compte notamment des variations de l’état hygrométrique de l’atmosphère.
On sait qu’un corps chaud est un corps dont les molécules sont animées d’un mouvement plus rapide que celles d’un corps froid ; ce mouvement moléculaire se transmettant de proche en proche. Sans comparer cette vitesse de propagation aux vitesses d’ordre électromagnétique, ou même ionique, nous constatons, toutefois, une grande rapidité de transmission de la chaleur au sein des métaux ; leur grande conductibilité thermique étant, d’ailleurs, une de leurs qualités physiques les plus essentielles. Si donc, les molécules, arrivant à la surface d’un métal, sont soumises à un mouvement plus rapide que celui des molécules de l’air ambiant, elles tendent aussitôt à s'échapper du métal pour se disperser dans l'atmosphère. Mais, là encore, les molécules s’agitent en tous sens, se heurtant les unes les autres et heurtant la paroi du métal considéré. Des molécules atmosphériques remplacent donc, aussitôt leur évacuation, les molécules métalliques plus chaudes qui s’élèvent dans l’atmosphère. Tel est le mécanisme de la transmission de la chaleur par convection.
Mais, nous savons que la chaleur se transmet aussi dans le vide et comme la thermodynamique exige pour toute transmission de chaleur un support matériel, on a été amené à concevoir qu'entre les molécules corpusculaires, se trouve un fluide parfaitement élastique, que l'on nomme l’éther. Mis en vibration par un courant chaud, ce fluide commu-