ER
de Foucault, qui prennent fréquemment naissance dans la gaine protectrice et dans l’armature extérieure du càble, parfois en acier; ainsi que de l’effet Joule dû aux pertes diélectriques, fonction de la résistance thermique de la matière isolante.
On peut ainsi considérer la température des conducteurs comme la somme de trois températures : 19 la température ambiante, dans le voisinage du câble ; 20 la température relative de la gaine protectrive extérieure du câble, en plomb généralement, par rapport à la température ambiante précédente ; enfin 3° la température relative du conducteur par rapport à la gaine de plomb. Nous allons successivement déterminer les phénomènes qui interviennent pour modifier ces trois températures.
$ I. ECHAUFFEMENT DES CONDUCTEURS PAR RAPPORT A LA GAINE PROTECTRICE DU CABLE
Cet échaufflement dépend évidemment de la quantité de chaleur dégagée par l'effet Joule, dans les conducteurs, de la composition du câble, et de la conductibilité thermique de ses différents éléments.
La quantité de chaleur émise par une portion du câble, de longueur égale à l’unité, est donnée en calories par la formule suivante dans le cas d’un câble pour courant triphasé :
Qu 024%) 3Ex-RT"cal.
et dans le cas normal de conducteurs en cuivre électrolytique on a :
Q —=0,24 x 3 x 2 x 10—2 x FL cal.
Pour un tel câble de 70 m /m? de section, isolé pour 10 000 vols, nous adopterons pour coefficient moyen de conductibilité thermique, — ce que nous désignons également dans notre thèse sous le nom de coefficient de chaleur spécifique — :
4e = 1,75.10—3, conformément à notre dernière formule.
C’est, par définition, la chaleur dégagée par centimètre carré de la ‘surface du câble.
En ce qui concerne, en second lieu, la structure interne du câble, nous pouvons adopter la règle généralement admise suivant laquelle on peut considérer comme isotherme une surface cylindrique également distante d’un cylindre fictif enveloppant les conducteurs et la surface extérieure cylindrique, généralement en plomb, entourant le câble.