‹ Contribution à l'Étude Toxicologique de La MorphineChapitre 26 sur 56 · MR · texte numérisé non relu

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Poids du résidu. À Résultat.

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La teinte obtenue avec 6 mg. 2 est à peine visible.

2° technique. — Pour essayer de reculer la limite de sensibihté de cette réaction, nous avons utilisé la technique aux gouttes, indiquée par Denigès.

Dissoudre le résidu dans une gouttelette d’eau oxygénée apportée avec une baguette de verre, on y ajoute, en mélangeant avec un autre agitateur qui aura servi à la prélever, une gouttelette du mélange suivant :

Solution de sulfate de cuivre à 3 ou #4 p. 400... 1NGC: PNEU ON CES ERES A OEM RS ON CRIE ES DACC:

HA ISA CES SD Me ER Un a 1URCC

Il se produit — si le résidu contient de la morphine — une coloration rouge du mélange.

Poids du résidu. Résultat.

CO ME Pda ee code + ATETESSONSAEE CEA négatif.

6° Réaction apomorphinique (Denigès) :

Première technique. — Le résidu est humecté avec VII gouttes de SO*H° pur, on porte une minute au bain-marie bouillant, on ajoute 5 centicubes de solution saturée d’acétate de sodium, II gouttes de solution à 4 p. 100 de chlorure de mercure II et on porte à l’ébullition : il se développe alors une coloration verte.

La limite à laquelle on observe encore une coloration pâle mais nette est la dose de 0 mg. 02 de morphine anhydre par résidu d’évaporation.

Deuxième technique. — Sur le résidu, on verse une fine gouttelette d'acide sulfurique pur, on porte au bain-marie bouillant jusqu’à léger brunissement, on ajoute IV ou V gout-

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tes de solution saturée d’acétate de sodium, V gouttes d'eau distillée et I goutte de chlorure de mercure I, on porte à l’ébullition. On observe alors une coloration verte persistant indéfiniment après évaporation du liquide qui la présente et pouvant servir de preuve à conviction sous forme d’un résidu vert qui cède sa couleur à l'alcool amylique. La limite de sensibilité observée par nous est de 0 mg. 005 de morphine anhydre par résidu d’évaporation.

En résumé, les limites de sensibilité de ces réactions sont, d’après nous, dans l’ordre croissant suivant : |

Réaction catalytique (Denigès), 2e technique. ...... 0 mg. 1 Réaction catalytique (Denigès), 1"° technique. ...... Ô mg. 2 Réaction apomorphinique (Denigès), 4'e technique. 0 mg. 02 Réaction de Erohdeé Bryan terre ere er 0 mg. 01 Réaction de Marquis...:.:.......... RENE EE 0 mg. 01 Rédelron de Robe PER PR re 0 mg. 005 Réaction de Has has EVE. M AE MIPOCIRE PR 0 mg. 005 Réaction apomorphinique, 2° ne SR PA AS 0 mg. 005.

Il semble donc qu’on aurait avantage à choisir une quelconque des trois dernières réactions, mais nous nous sommes rapidement aperçu que lorsqu'on opère sur des résidus obtenus à partir d'organes, même quand ils ont tous les caractères apparents de la pureté, on obtient des teintes parasites qui ne s’observent pas avec les résidus purs ayant fait l’objet des esSais précédents. Il s'ensuit que les résultats peuvent être très douteux ou même nuls Ce sont en somme les inconvénients des réactifs sulluriques concentrés auxquels nous avons déjà fait allusion.

Non seulement les réactions de Frühde et de Hoshida sont passibles des mêmes reproches, mais les teintes obtenues sont peu stables. La réaction de Marquis donne des résultats plus stables; nous y reviendrons dans un instant.

Les recherches que nous avons faites sur les organes animaux nous ont montré la supériorité des réactions où l’acide sulfurique n'entre pas en jeu ou n'entre qu'à l’état très dilué, quitte à sacrifier l'extrême sensibilité qu’on est en droit de rechercher. C’est pourquoi nous avons fait choix définiti-

vement de la réaction apomorphinique de Denigès (41* technique), elle est réellement très sensible puisqu'on peut déceler le 14/50° de milligramme; la stabilité de la teinte est pratiquement indéfinie pour des résidus purs et se maintient pendant au moins une semaine pour des résidus légèrement impurs. Enfin, elle se prête facilement à une détermination quantitative par colorimétrie. \

Quand les résidus sur lesquels on effectue cette réaction apomorphinique sont un peu impurs, il se forme toujours äu fond de la capsule un dépêt légèrement brunâtre et le liquide surnageant est alors coloré en bleu verdâtre si la réaction est positive. Il suffit de décanter et de recueillir ce liquide pour l'utiliser pour un dosage. De plus, nous avons remarqué que l’on pouvait effectuer, sur un même résidu, successivement la réaction de Marquis et la réaction apomorphinique. Il semble que nous ayons là un moyen de diagnose réellement exceptionnel puisqu'il ‘nous offre la possibilité d’effectuer deux réactions avec le minimum de matière à examiner.

‘C’est pourquoi, en dernier ressort, nous conseillons d’opérer comme suit :

Le résidu est humecté avec une goutte de réactif de Marquis; après avoir noté la coloration obtenue quelle qu’elle soit, on ajoute VI gouttes d'acide sulfurique, on porte au bain-marie bouillant pendant une minute et on continue la réaction apomorphinique comme on l’a déjà dit.

C’est la technique que nous avons suivie pour toutes les recherches de morphine dans le cours des expériences toxicologiques. |

Il est même à ce propos une remarque que nous voulons faire : dans de nombreux cas de recherche de morphine, dans des résidus d'extraction obtenus à partir des viscères, alors que la réaction de Marquis était des plus douteuses, nous avons pu très nettement caractériser la morphine par la réaction apomorphinique elfectuée ensuite sur le même résidu.

NOTES BIBLIOGRAPHIQUES

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