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silicotungstate, Par centrilugation on recueille ce précipité, qui, après lavage, est traité par le carbonate de sodium, afin de déplacer la morphine combinée. La morphine ainsi libérée est enlevée à l’aide de l'alcool amylique. La morphine peut être séparée de l’oxymorphine au moyen de la méthode indiquée par Bougault et basée sur la solubilité diflérente des tartrates de morphine et d’oxymorphine.
4° MÉrnone DE Bazis Er Wozrr [33].
Dans un travail récent, que nous avons pu nous procurer et traduire, ces deux auteurs admettent que, dans toute méthode toxicologique de recherche des alcaloïdes utilisant la défécation sous une forme ou une autre, il se produit une perte en alcaloïde, perte correspondant à un phénomène d’absorpton, et dont le pourcentage est inversement proportionnel à la quantité d’alcaloïde mise en jeu. Mais cependant ils proposent une nouvelle méthode de recherche de la morphine dans le sang et les tissus, utilisant une défécation préalable.
En voici le résumé :
Le tissu réduit en poudre est agité avec 25 fois son poids d'alcool absolu contenant 0,5 p. 100 de CIH. Ce mélange est filtré au bout d’un certain temps, et le filtrat obtenu est évaporé. À ce résidu on ajoute, s’il est nécessaire, un peu de CIH jusqu’à ce que le liquide soit acide au rouge congo, puis ensuite de la benzine et quelques morceaux de paraffine. L'ensemble est chauffé avec précaution sous un petit courant d’air; il se forme un gâteau de paraïfine qui enlève les matières grasses. Le liquide acide restant ost filtré, puis évaporé à un volume convenable et ajusté (à l’aide de l’acide phosphorique sirupeux et d’une solution d’hydroxyde de potassium) à un pH 9 — dont le virage s’observe à l’aide du bleu de thymol — et qui correspond approximativement, d’après Kolthoff, au point isoélectrique de la morphine.
Le liquide, ainsi préparé est placé dans un extracteur automatique, où il est traité par un solvant formé d’un mélange
de chloroforme et d'alcool. L’extrait chloroformique est évaporé avec précaution et le résidu, traité par le silicotungstate de sodium en présence de CIH et de CIK, donne un précipité dont le résidu de calcination correspond à la morphine entrée en combinaison.
Ces deux mêmes auteurs donnent une méthode très originale pour extraire la morphine des urines; en voici le principe :
La solubilité de la morphine dans un mélange de chloroforme et d'alcool dépend du pH de la solution aqueuse dans laquelle elle se trouve, le maximum de cette solubilité se trouvant à pH 9. Mais si l’on a affaire à une urine renfermant de la morphine, à ce pH 9 le mélange d’alcool-chloroforme s'empare de, la morphine, mais aussi de nombreuses impuretés. L’expérience a montré, par contre, qu'à un pH voisin de 4 l’extraction des impuretés est rapide tandis que l’extraction de la morphine est pratiquement nulle.
Pour extraire la morphine à l’état de pureté il suffit donc d'amener l’urine à pH 9 (à l’aide d’acide phosphorique sirupeux et d’hydroxyde de potassium), de la traiter alors par le mélange chloroforme-alcool, d’évaporer l'extrait chloroformique en dissolvant dans l’eau le résidu obtenu et en amenant cette solution à pH 4. Cette solution, traitée alors par le mélange alcool-chloroforme, est débarrassée de ses impuretés et si après avoir amené la solution aqueuse restante à un pH 9 on la traite à nouveau par le mélange chloroforme-alcool, on recueille la morphine pure.
En résumé, les critiques à faire à la plupart des méthodes que nous venons d'étudier sont les suivantes :
1° Méthodes souvent longues et fastidieuses ne donnant pas toujours des résidus suffisamment purs;
2° Méthodes utilisant fréquemment des agents de libération de la morphine ou des solvants de cet alcaloïde qui expérimentalement ne donnent pas de bons résultats.
D HAHDEER SN