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Le premier lot a été traité dans les conditions précédemment indiquées pour les organes, pour le second et le troisième nous avons substitué à l'alcool à 4°, respectivement l’alcool à 40° et
Dans tous les cas, nos distillats étaient fractionnés par portions de 10 em”.
Les résultats obtenus nous ont permis de conclure que l'alcool à 95° était, pour la graisse, préférable aux alcools plus faibles. Nous n'avons pas à craindre ici, la formation, par action de l'alcool fort, de dérivés pouvant gêner ultérieurement le dosage spectrographique.
Désirant examiner si, dans ce cas, la digestion préalable de 30 minutes était nécessaire et suffisante, nous avons, sur un 4 lot, fait une distillation avec l'alcool à 95°, mais sans digestion préalable. Les résultats indiquent nettement la nécessité d’une digestion. Un dernier lot a été distillé avec l'alcool à 95°, après digestion d’une heure. La graisse s’est fragmentée et a perdu sa consistance pour former au fond du ballon un dépôt homogène. Le dosage effectué nous ayant montré que ce mode opératoire nous donnait le rendement maximum, nous l'avons adopté pour l’extraction du benzène dans la graisse.
Les résultats de ces expériences sont résumés dans le tableau n° VI.
En conclusion, nous proposons la technique suivante, pour le dosage du benzène, dans le sang et dans les organes, par la méthode spectrographique.
Prélèvement des organes.
Les organes prélevés, dès la mort de l’animal, sont placés dans des bocaux tarés et bouchant bien, de capacité strictement nécessaire, On les met immédiatement en glacière et les dosages sont eflectués dès que possible de manière à ce qu’ils soient
terminés dans les 24 heures. Dans ces conditions les pertes sont minimes.
Matériel.
Nous conseillons l'emploi d’un des deux appareils précédemment. décrits, choisi selon le poids des organes à analyser.
Il faut, en outre, avoir tout prêt, un jeu de 6 à 8 ballons jaugés de 10 cm* et des capsules de porcelaine où les organes seront finement divisés à l’aide de ciseaux.
Les produits nécessaires sont les suivants :
1° alcool à 95° exempt de benzène, 2° solution aqueuse d’acide picrique à saturation,
3° mélange de glace pilée et de sel marin à parties égales.
Mode opératoire.
L'appareil distillatoire étant prop:e et sec, on dispos: à l’orifice d'écoulement du tt be de condensation ou de l’ampoule qui lui fait suite, un flacon jaugé de 10 em placé dans une capsule renfermant le mélange réfrigérant : glace et sel. Dans le flacon on met environ 0 em*,5 d’alcool, le tube d’adduction doit plonger dans cet alcool, mais ne devra Jamais pénétrer trop profondément dans le distillat, afin d'éviter les phénomènes de surpression, pouvant occasionner des projections du liquide.
Au sortir de la glacière, l’organe, saisi à l’aide de pinces, est plongé immédiatement dans deux fois son poids de solution d'acide picrique refroidie (10 em pour les petits organes) et divisé en menus morceaux à l’aide de ciseaux. Liquide et pulpe d’organe sont transvasés rapidement dans le ballon distillatoire où l’on place préalablement une bille de verre. On rince Ja capsule avec un peu de solution d'acide picrique glacée, que l’on ajoute dans le ballon, avec 10 em° d'alcool à 95°. Le ballon est réuni rapidement au corps de l’appareil distillatoire et chauffé à douce chaleur jusqu’à début d’ébullition.
On réduit alors le chauffage et l'appareil se comporte comme un réfrigérant à reflux, sans qu'il y ait distillation. L'opération se poursuit sans difficultés, sauf pour les poumons ; dans ce cas, la production d’une mousse abondante nécessite une surverllance continue de lappareil. Après 30 minutes, on augmente le chauffage et la distillation s'effectue. On recueille 10 em° de distillat. La solution, transvasée dans un petit flacon émeri bien
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hermétique, est prête à être spectrographiée. Cette solution se conserve plusieurs mois sans changement de titre.
Le sang, prélevé dans un flacon émeri taré, est rendu incoagulable par addition d’un peu d’oxalate de potassrum.
Pour le dosage, 30 g., environ sont versés dans l’appareil renfermant déjà 200 em* de solution d’acide picrique, on agite rapidement pour déclencher l’hémolyse et, après addition de 10 em° d’alcool, le ballon est réuni à l’appareil distillatoire.
Ici, le chauffage se fait au bain-marie, pour éviter la calcination de la purée globulaire au fond du récipient. L'opération est continuée comme précédemment.
La graisse, hachée en fins morceaux, est introduite dans l'appareil avec son poids d’alcool à 95° picriqué. Après 2 heures de digestion, à feu doux, on distille et on recueille l’alcool.
Quel que soit l’organe d’où l’on est parti, un premier cliché, effectué directement sur le distillat, indique si le benzène y est présent et fixe un ordre de grandeur. Si l’absorption est intense, des dilutions judicieuses dans l'alcool à 95° permettent de trouver rapidement la concentration optimum pour le dosage qui peut alors être effectué avec le maximum de précision. Le résultat final est facilement calculé, il est fonction des dilutions effectuées et du poids d’organe mis en œuvre.
Les résultats sont exprimés pour 100 g., d’organe, de sang ou de oraisse.
Avantages de ce dosage.
Il permet une séparation rapide et commode du benzène des organes en une seule manipulation. Les solutions obtenues sont stables et les dosages peuvent être effectués, sans inconvénient, longtemps après la distillation. Il est possible, comme nous l'avons indiqué, à un seul manipulateur, muni des 2 appareils distillatoires, d'effectuer, dans les 24 heures, toutes les opérations correspondant aux principaux organes d’un Chien.
Enfin, nous retrouvons ici les deux avantages notés lors de l'application au dosage du benzène dans l’atmosphère : inaltérabilité des solutions permettant de recommencer les clichés, autant de fois qu'il est nécessaire et conservation de ceux-ci comme test permanent des résultats trouvés.