‹ Contribution À L'Étude Toxologique Du BenzèneChapitre 5 sur 84 · ALT · texte numérisé non relu

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L'étude toxicologique du benzène qui nous à été proposée par M. le Professeur René FABRE, comme sujet de recherches, nous a permis d'apporter une modeste contribution à une branche importante de la toxicologie : l’'Hygiène industrielle.

La découverte du benzène fut faite par FARADAY, en 1825 L'emploi de ce corps se généralisant, sa toxicité apparut rapidement et les cas d'intoxication devinrent nombreux. Ils se multiplièrent lorsque l’utilisation du benzène s’étendit et c’est ainsi qu’en Suisse, dans le canton de Lucerne, on relevait, en 1918, 37 intoxications industrielles dues à ce composé.

En 1922, dans une fabrique allemande de chaussures en caoutchouc, 22 ouvriers présentèrent des accidents plus ou moins graves de benzénisme. Enfin, au cours des dix dernières années, on a enregistré, en Allemagne, 127 intoxications professionnelles, dont 15 mortelles, et en Angleterre 144, dont 10 mortelles.

Ces chiffres montrent suffisamment tout l'intérêt qui s'attache à l’étude toxicologique du benzène,

La littérature, tant française qu'étrangère, abonde en publications sur ce sujet, mais la plupart n’ont pour objet que la description clinique de cas d’intoxication. [l en est peu qui constituent une revue d’ensemble.

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D'autre part, une regrettable confusion existe du fait que, selon les pays, le mot «benzine» s'applique au benzène ou au pétrole léger.

C’est pourquoi nous devons, dès maintenant, indiquer, qu’au cours de notre travail, nous désignerons, en accord avec de nombreux auteurs, par :

benzénisme : l’intoxication par le benzène pur,

benzolisme : celle produite par le mélange du benzène et de ses homologues supérieurs : toluène et xylène, mélange impur couramment désigné sous le nom de benzol,

pétrolisme : l’intoxication provoquée par l’essence, mélange de divers hydrocarbures dérivés du pétrole,

Nous avons tenté, au cours de ce travail, de reproduire chez l’animal les symptômes, aujourd’hui classiques de l’intoxication benzénique chez l’homme, afin d’en étudier le mécanisme.

Nous avons été amené à rechercher la localisation du benzène dans l’organisme, celle-ci pouvant expliquer les symptômes de intoxication. Mais il nous à fallu, pour cela, mettre au point un dosage du benzène dans les viscères ce qui n’a pas été une des moindres parties de notre travail.

Nous désirions, en outre, étudier l’action du benzène sur la composition du sang, afin de rechercher si les variations de l’un des constituants ne pourraient pas servir de test de l’intoxication benzénique.

Ceci nous a conduit à réaliser, d’une part, des intoxications aiguës, d'autre part, des intoxications chroniques. Nous avons suivi les unes et les autres en pratiquant des examens hématologiques répétés et des dosages fréquents des principaux éléments du sang.

Le plan que nous suivrons dans notre exposé est le suivant :

Introduction.

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