LA Sourts
Hursr et TURNER (66) ont préconisé la mesure du poids thyroïdien chez la souris albinos porteuse d’un goitre obtenu avec 0,2 % de thiouracile. 10 + de thyroxine pour 100 gr. de poids corporel et par jour permettent d'effacer tout signe d'hyperplasie thyroïdienne. Les auteurs constatent une grande variabilité des résultats selon l’âge, le sexe des animaux et la température du laboratoire.
4, LE Poussin. -
Hucxes (67) montre, en 1944, que 2 à 3 * de thyroxine préviennent l’hyperplasie thyroïdienne chez le poussin mâle ou femelle recevant 0,1 % de thiouracile dans leur régime pendant quatorze jours.
Mixer, REINEKE et TURNER (68) mettent en œuvre une technique identique. MONROE et TURNER (69) administrent, chez le même animal, la thyroxine per os, en même temps que le thiouracile, et concluent à la nette supériorité d'action
(sur l'hyperplasie thyroïdienne) de la 1. thyroxine par rapport à la d. |. thyroxine.
Telles sont les méthodes les plus couramment utilisées pour tester l’activité des préparations thyroïdiennes ou de
la thyroxine. Plus récemment, dans les mêmes conditions d’ expériences, certains auteurs ont substitué à la pesée du corps thyroïde ou à la mesure de l’épithélium thyroidien, le dosage de l’iode contenu dans la thyroïde, dosage chimique ou appréciation par l’iode radio-actif. Les deux dernières modalités compliquent le problème au point de les rendre difficilement utilisables en pratique courante.
Nous avons eu seulement en vue jusqu'ici les ne. tions de la thyroïde sous l'influence des antithyroïdiens de synthèse. On sait cependant, depuis longtemps, que « chez l'animal intact traité par les antithyroïdiens, la pituitaire présente des cellules basophiles de thyroïidectomie et une dégranulaion des éosinophiles » (70). Ce virage de l’image histologique de la pituitaire disparaît sous l'influence de l'hormone thyroïdienne. GRIESBACH, KENNEDY et PURVES (71) ont étudié à fond ce phénomène et ont conclu que la numéation des cellules basophiles de la pituitaire constituait un test d'activité thyroïdienne beaucoup plus sensible que les méthodes précédemment exposées dans ce travail. « Les différences d'image histologique de la pituitaire entre les doses de 2 et 2,25 x sont habituellement si bien définies qu'elles peuvent être reconnues en jetant un coup d'œil au faible grossissement ».
Que retenir de ce court exposé? On ne peut avoir la prétention de nier l'accroissement pondéral de la thyroïde et l'invasion basophile de la pituitaire chez l'animal intact soumis aux antithyroïdiens de synthèse ; ce sont là des faits expérimentaux indiscutables. Par contre, on ne peut manquer d'être surpris par une certaine discordance entre les chiffres de thyroxine nécessaires à la prévention du goitre. C'est ce qu'expriment GRIESBACH et PURVES (64) en disant : « Nous ne sommes pas capables d'expliquer pourquoi les résultats obtenus par DEMPSEY et ASTwooD diffèrent, non seulement des nôtres, mais encore de ceux basés sur la mesure de la croissance. » Ne pourrait-on pas invoquer tout de même l'hétérogénéité des techniques proposées, du matériel injecté ?