Pontoise, Bibliothèque Mallet, 19, 3. Ibidem
LEE, … Er Le 15 septembre, nouvel exploit :
« Me Deboisadon, procureur de Jean Chofflet et Adrien Colson déclare à Me Levasseur, procureur de la Vve François Bousquet, qu'au premier jour d'audience du baïllage de Pontoise, il poursuivra la cause des parties. Dont acte.
Signifié audit Me Levasseur, par ordre le 15 septembre 1729 par moy huissier soussigné Martin »!,
Ce qui n'empêchera nullement Claude Bréchot de fonder une longue et heureuse dynastie d’apothicaires pontoisiens.
f) Spécialités des Apothicaires de Seine-et-Oise. — Les Apothicaires de Seine-et-Oise manifestèrent, comme ceux de Paris et comme tous ceux de France, leur esprit d'initiative et leur originalité en matière pharmaceutique.
Déjà nombreuses sont leurs spécialités ou leurs inventions qui ont été signalées.
M. Aubier, dans son Histoire des apothicaires de l'Ile de France a narré l'invention des dents minérales (artificielles) par un apothicaire de Saint-Germain-en-Laye, du nom de Duchateau, vers 1786, comment DUCHATEAU communiqua son idée des dents en porcelaine à l’Académie de Médecine et comment son collaborateur, le dentiste de Paris Dubois de Chemant, le déposséda de son invention, prit un brevet et dut lui-même lutter avec des dentistes concurrents à propos des dents artificielles.
M. Bouvet, dans la Revue des spécialités (décembre 1933 et janvier 1934) a dressé un tableau très compet des eaux minérales et des spécialités vendues par les apothicaires versaillais : Jodot est dépositaire des eaux de Passy en 1779, et Corion en 1780. Maury est dépositaire en 1789 des eaux minérales de Saint-Germain-en-Laye et Colombot des « eaux minérales sulphureuses d'Enghien ». ;
L'apothicaire Prat a le dépôt des sels essentiels du Comte de la Garaye en 1746, l’apothicaire Jodot vend les spécialités de Fagonde en 1761, Vere vend la farine pectorale de Goujaud, l’apothicaire Mercier vend sa pommade épispastique dite de Saint-Bois. On pourrait citer encore les sels de Guindre, la