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« Mémoire Brechot du 13 avril 1745 au 26 septembre 1746.
Du 6 aoust 1745 2 onces et demie de manne dans un bouillon de veau avec la chicorée et la mercuriale.
Du 10 octobre une bouteille d’apozème fébrifuge aromatisé d’eau de fleurs d’oranges.
Du 13 une opiate apéritive stomachique.
Du 11 novembre une potion stomachique composée d’eau distillée de cerises noires, de canelle, de fleurs d’oranges, sel de tamarisque et syrop d’œillets.
Du 28 décembre pr Mde Ste Cecile une once syrop de meures
Du 6 février 1746 un emplastre de mélilot.
Du 26 may 2 paquets de sel de Seignette.
Du 21 aoust pr Mde St Bazile un gros de pilules de Starkée.
« Mémoire Brechot du 127 septembre 1746 au 11 décembre 1747.
Du 1e septembre 1746 pr Mme 100 paquets de poudre tempérante de 12 grains chacun.
Du 5 pr Mde St Augustin 1 once de casse cuitte à la fleur d’oranges.
Du 23 tartre vitriolé et nitre purifié de chaque 10 paquets de 15 grains chacun.
Du 4 octobre 4 pilules de Starkée de 5 grains chacune.
Du 14 diachylum gomme.
Du 24 demie once d’eau thériacalle.
Du 4 novembre pr l’infirmerie 4 onces pomphollia, 2 onces de lytarge.
Du 9 1 once d’onguent rosat.
Du 26 tartre vitriolé, esprit volatil de corne de cerf
plus une once et demie de syrop de bétoins.
Du 5 décembre 5 onces de syrop d’orgeat.
Du 10 3 onces de pompholix.
Du 12 1 once de syrop de Karabé.
Du 14 2 onces d’emplastre de mélilot.
Du 17 1 once de Blanc Rhasis.
Du 28 2 gros de corail, 2 gros de cachou et 3 gros de conserve de kinorodon.
Du 4 février 1747 deux onces populéum.
Du 13 mars pr Mde St Michel une bouteille d’apozème fébrifuge: purgatif.
Du 14 2 onces de roses de Provins.
Du 29 aoust pr Mme une médecine philtrée d’écorce du Pérou. follicule, sel d’absynthe, eau de chicorée, manne, eau de cannelle et de fleurs d’oranges.
Du 4 novembre pr la seconde infirmière un emplastre diabotanum
Du 5 décembre une once et demie de semences de mellon en paquets de deux gros.
plus une once et demie once supuratif.
plus une potion calmante.
Du 11 3 gros de confection hyacinthe ».
A1, Qui
Et la famille Brechot continue de fournir l’Hôtel-Dieu jusqu'à la Révolution. Dans les Archives, les mémoires de fournitures signés Brechot (sans qu'il soit possible d'identifier celui dont il s’agit) s'étendent encore de 1749 à 1785. De plus, il convient de noter qu'un Brechot est chirurgien de l'hôpital en 1756 et qu'un autre Brechot est nommé chirurgien de l'HÔtel-Dieu de Pontoise en 1771. Il est encore en exercice en 1785 ; il signe alors Maütre en chirurgie.
Il est encore possible de relever dans les archives de l’'Hôtel- Dieu :
Un compte de Claude Brechot, marchand apoticaire à Pontoise au Receveur de l'Hôpital des Pauvres enfermés à Pontoise, 1e mars 1757 — 18 février 17601.
Un compte de l'Hôpital des Pauvres enfermés de Pontoise rendu par le Sieur Mellon Marie Gruel, Md ap-re, 127 mars 1772-28 février 1775 ?.
Un compte. rendu par François Duverger, Md Ap-re, 1er mars 1775 — 28 février 17783.
Un compte que rendent et présentent les Vve et héritiers présomptifs de Marie Joseph Bréchot à son décès Md apoticaire à Pontoise, 1787-1790... #.
L’apothicairerie dans les différents hôpitaux de Saint- Germain-en-Laye a déjà fait l’objet d’études particulières ?. Il suffira donc de renvoyer à ces ouvrages et de résumer seulement ce qui peut permettre de compléter notre développement sur les apothicaires de Seine-et-Oise et l’Assistance.
Dans le second chapitre de sa thèse, Mme Paule Savare signale l'existence à Saint-Germain de l’apothicairerie de l'Hôpital Général, celle de la Charité et, enfin, traite longuement de l’apothicairerie de l’hôpital actuel. Eile décrit les divers pots anciens qui y sont conservés précieusement, quelques compositions préparées à Saint-Germain et reproduit
. Pontoise, Hôtel-Dieu, III E registre 29.
. Pontoise. Hôtel-Dieu. III E registre 34.
. Pontoise. Hôtel-Dieu. III E registre 35.
. Pontoise. Hôtel-Dieu. III E registre 44.
. R. Læcoo et P. SAvARE, « L'hôpital de Saint-Germain-en-Laye, son origine son histoire, sa pharmacie », Bull. Sc. pharmacol., 1939, 46, n° 12. p. 242 et Paule SAvARE, L'Apothicairerie royale de Saint-Germain-en-Laye, Paris, H. Maillct, s.d. [1945].
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un certain nombre de mémoires de drogues fournies aux ou par les apothicaires.
Les sœurs de l’apothicairerie de la charité assurent traditionnellement le service pharmaceutique, et cela jusqu’à la fin de la Révolution Française :
« Elles font les conserves, les sirops, purgatifs et autres, préparent toutes les poudres, tant celles qui se prennent en substance, que celles qu’il faut pour faire toutes sortes d’électuaires et de confections, tant purgatifs qu’autres, comme aussi pour les opiats à lavement, les bières, pilules et trochises, les miels et huiles composées, préparent les injections et fomentations, font les cérats, onguents et emplâtres, distillent toutes sortes d’eaux nécessaires et le reste pour les malades de lhôpital, et pour les pauvres de la ville et lieux circonvoisins, auxquels les Pères des Pauvres ordonnent d’en donner. Elles préparent toutes les médecines minoratifs, tisanes, purgatifs et autres, les potions et juleps, collyres et lavements et toutes autres choses ordonnées par le médecin. Elles font aussi les cataplasmes et fournissent les emplâtres tout prêts aux chirurgiens, donnent tous les matins les médecines à chaque malade selon qu’il est ordonné et les lavements aux femmes malades l’après-dîner » !.
Le 9 pluviôse an X seulement, une délibération de l'Ecole de Médecine de Paris, citée par Melle Savare, limite cette activité pharmaceutique.
L’Edit du roi du 31 août 1682, complété par celui du 25 avril 1777, était demeuré lettre morte pour l'Hôpital de Saint- Germain-en-Laye, et cette vente de médicaments par l’apothicairerie ne devait pas manquer de causer préjudice aux apothicaires de la ville.
li. Mémoire de 1675 cité par P. Savare, L’apothicairerie.., p. 80.
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