‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 44 sur 71 · SRE ce · texte numérisé non relu

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La Révolution française n'interrompt nullement les réceptions d’apothicaires à Pontoise et pour Pontoise. Le 3 décembre 1791, supplique de CLAUDE BRÉCHOT, fils de Marie-Joseph décédé. Il a travaillé chez PLUVINET et CHEVRELLE, apothicaires à Paris.

Examen les 3, 9 et 14 décembre 1791.

L'emplatre diapalme

l'onguent de la Mère

le sirop de stœchas

l’électuaire catholicum double

le sublimé corrosif.

Lelarge et Brechot, Drs en med.

Duverger, Gruel, Duverger fils.

Duverger le père, c’est-à-dire François Duverger, disparaît des registres après 1794, il ne reste donc à Pontoise que 3 apothicaires : Jean François Duverger, Gruel et Claude Bréchot. En l’an X paraît un nouveau nom sur ces mêmes registres, lors de la réception de Jean Jacques Guindre, D’où vient cet apothicaire ? Il n’a pas été possible de le déterminer.

Jean-Baptiste Demarquet qui fut reçu à Pontoise le 14 septembre 1791 ?, bien que les registres de la bibliothèque Mallet ne le mentionnent point, doit composer ses diverses préparations en présence des médecins Boutin et Lelarge et des apothicaires Duverger, Gruel et Bréchot, seulement le 9 pluviôse de l’an X, après avoir présenté sa requête :

« Aux citoyens meistres en Pharmacie de la ville de Pontoise.

Expose le Cn Jean Baptiste Desmarquet, natif de Sy dept. des Ardennes, domicilié à Pontoise, âgé de 31 ans, que depuis sa jeunesse il n’a cessé d’exercer la droguerie simple et composée tant dans les maisons de pharmacie de Paris que dans les hôpitaux Mres ainsi qu’il appert par les certificats du Cn Rondeau pendant l’espace de trois années, qu’il leur présente, et que désirant exercer la profession de pharmacien, il se soumet aux examens et chefs d'œuvres que vous exigerez.

Le requerant, Citoyens, vous prie de lui accorder acte de la présente requête et de lui prescrire jours et heure pour être examiné sur les chefs-d’œuvre et expérience qu’il vous plaira lui imposer, et pour, quand il sera reçu et installé par vous, exercer laditte profession, et

vous ferez justice.

J.B. Desmarquet.

Adais

PA ra

Les 24 pluviôse, 1er et 19 ventôse, il prépare :

Sirop de pommes composé.

electuaire confection hyacinthe

onguent d’althaea

emplatre de mucilage

ether sulfurique

kermès minéral par la voie humide,

en présence de Boutin et Lelarge. Drs en med. Duverger. Gruel. Bréchot ».

JEAN-BAPTISTE DEMARQUET ne sera immatriculé que le 20 thermidor de l’an XIIIY.

L'an X également, le 27 germinal, le second fils de Marie- Joseph Bréchot, Louis-Aimé BRÈCHOT, né et demeurant à Pontoise, âgé de 30 ans, apprentissage et stages de 8 ans, posait sa candidature et les 1er, 4 et 7 floréal devait effectuer les préparations suivantes :

Sirop de violettes baume Darceus emplatre diapalme catholicum double sel de Seignette alcali volatif kermès minéral ether acétique.

De 1802 à 1833, il tenait l’officine qu'avait occupé son frère Claude Bréchot, puis il la céda à son fils Adolphe (1833-1840). Elle passa ensuite successivement aux mains de Louis- Isidore Lefèvre (1840-1864), Maurice Darbins (1864-1894), Deguiry (1894- ).

En 1854, on ne comptait encore que trois pharmaciens à Pontoise : LEMiT, FLEURY et LEFÈVRE. La ville avait donc bien perdu de son importance depuis le milieu du xvrre siècle.

c) Les apothicaires reçus à Pontoise de 1653 à 1803. — Les maîtres apothicaires de Pontoise recevaient aux examens, non seulement les candidats devant exercer dans leur ville, mais également un grand nombre de candidats aspirant à exercer en d’autres lieux, voisins comme Saint-Germain-en-Laye ou

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