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« L’an 1782, le 27 novembre, à la requète des Srs Prévot et Adjoints du Collège de Pharmacie établi à Paris, y demeurant en leurs bureaux audit Collège, rue de l’Albalètre, où ils font élection de domicile, j’ai, Jean-Baptiste Richard, huissier à cheval au Châtelet de Paris, y demeurant rue Mazarine, paroisse Saint-Sulpice, soussigné, signifié et déclaré au Sr Gruel md apre demeurant à Pontoise où je me suis exprès transporté, distance de Paris ma demeure ordinaire de 7 lieues, en son domicile, en parlant à un garçon qui m’a dit son nom (du Sommé) que dans le cas où il se présenterait aux apothicaires de lad. ville de Pontoise aucun particulier pour y être reçu maître en pharmacie sans y prendre établissement, les sieurs Prévôt et Adjoints du Collège de Pharmacie sont opposants et s'opposent formellement à ce qu’il soit, par les causes desdits maîtres apothicaires, procédé, audit cas, à aucune admission et réception d’iceux que conformément aux déclarations du Roi et aux arrêts et règlements ; ce qu’ils ne peuvent faire qu’en conséquence d’un arrêt du conseil ou d’un arrêt de la Cour du Parlement qui renvoient pardevant qu’il plait à la cour ; protestant de nullité de tout ce qui serait fait au préjudice desdites déclarations, arrests, règlements et au préjudice des présentes ; mêmes dans le cas où il serait passé outre autrement que dans les termes et conformément aux dites déclarations, arrests et règlements de se pourvoir ainsi qu’ils aviseront et par les voyes de droit. Et j'ai, audit Gruel, en parlant comme dessus, laissé la présente copie. Richard »t,
L'opposition des pharmaciens de Paris ne fut pas reconnue valable par ceux de Pontoise, et ils continuèrent à faire passer des examens jusqu’en l’an XI. Bien plus, les Parisiens occupent une place chaque année plus importante parmi leurs candidats.
Pierre Henry Duponchel.
Demeurant à Paris.
30 janvier 1783 : requête.
4, 12 et 20 février 1783.
Sirop d’althaea de Fernel . le catholicum double
l’emplastre diapalme
le précipité rouge.
Reçu par Brechot, Prevost et Lelarge Drs. en méd. F. Duverger, Gruel, M.J. Brechot et Claude Nicolas Brechot.
Hilarion François, Trophime Bouret ?.
Dr. en médecine de la Faculté d’Aix-en-Provence. 1. Bibliothèque Mallet, 59.
2. Sur cet apothicaire, voir M.M. Bouvet et TourNIER, Revue de la société d'Histoire de la pharmacie, N° 106.
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22 octobre 1784 : présentation.
A travaillé 3 ans chez M. Solomé et 7 mois chez M. Simonet.
Demeure à Paris.
28 octobre, 19 et 22 novembre 1784.
Sirop d’althaea
sirop de pommes composé
l’emplatre diachylum gommé
le kermès
l'esprit volatil de sel ammoniac.
Reçu par Brechot et Lelarge Dr en méd. (Prevost a disparu). F. Duverger, J.F. Duverger, M.J. Brechot et Gruel.
Louis Carcan (ou Careau).
Demeurant à Paris.
A travaillé 3 ans chez Galien, apothiquaire du Roy à Pari:
4, 12 et 29 septembre 1786.
Sirop de capillaire
electuaire d’hiera picra
emplatre de savon
précipité blanc
tartre émétique.
Reçu par Boutin, Brechot et Lelarge, Drs. en méd. F.et J.F. Duverger, J.M. Brechot et Gruel.
Martin Robert Lesquilliez.
Demeurant à Paris.
A travaillé chez son père, apothicaire du Roi pour l'artillerie. 29 septembre 1786 supplique.
30 septembre, 2 et 5 octobre 1786.
Sirop de Diacode.
electuaire diascordium
emplatre diapalme
sel sédatif de Homberg.
Simon Leclerc.
Demeurant à Paris.
Stages à Paris chez M. Clusel, 1°° apot. de Mgr. le Duc d'Orléans. 12, 18 et 30 avril 1787.
Sirop des cinq racines apéritives
l'esprit volatil de sel ammoniac
l’emplatre de Nuremberg
l’électuaire diascordium
En mai 1787, Jean Nicolas Berteuil est reçu et exercera à Saint- Germain-en-Laye.
Re Ve
Louis Antoine Duchatelle,
de Paris.
Apprentissage chez M. Payot membre du Collège de Pharmacie de- Paris. Stages chez Bertrand, Charlard et Seguin, ap. à Paris, Petit et Delunel membres du Collège de Pharmacie de Paris.
8 janvier 1788 : présentation.
14, 18 et 19 janvier 1788.
Sirop de capillaire
electuaire hiera picra
J’onguent de la Mère
le précipité blanc
le kermès minéral.
Jean Robert,
de Paris.
Apprentissage chez Lesparre à Bordeaux.
Stages chez Demachy et Mayol apothicaires à Paris.
17 et 30 juillet, 14 août 1788.
Sirop antiscorbutique
onguent de la Mère
emplatre diapalme
electuaire catholicum double
précipité rouge.
Louis François Joseph Penant,
de Paris.
Apprentissage chez Aubry à Chateau-Thierry.
Stages chez Petit, Lamegie et Lauron.
10, 17 et 18 février 1789.
Sirop de stoechas
cerat de Galien
catholicum double
emplatre de Nuremberg
l’alkali fluoré.
Jean-Baptiste René Coulon ayant adressé une requête à Versailles afin d'obtenir ses lettres de maîtrise d’apothicaire pour la ville de Roye en Picardie, il fut décidé :
« Vu la requête à nous présentée par le Sr. Jean B. René Coulon de Roye tendante à ce qu’il nous plaise lui accorder des lettres de maitrise d’apoticaire pour exercer la pharmacie en la ville de Roye en Picardie.
Avons en conséquence nommé et commis MMr. Le Large, Boutin et Brechot, Docteurs en médecine à Pontoise, pour, avec les Srs. François Duverger, Doyen des Apothicaires, Jean François Duverger-
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fils, François Mellon Gruel maitres apoticaires de la ditte ville procéder aux examens du dit sieur Coulon et lui faire faire chef-d'œuvre conformément aux édits et lettres patentes de Sa Majesté et sur les témoignages qui nous seront rendus par les dits sieurs commissaires et examinateurs de la conduite, suffisante et capacité dudit sieur aspirant, faire ce que de raison.
En foy de quoy nous avons signé la présente commission et fait contresigner par notre secrétaire ordinaire et à icelle apposer le sceau de nos armes.
Donné à Versailles, le Roy y étant, le 18 mars 1789 Le Monnier par Monsieur le premier Médecin Demouville »1,
Et, le lendemain, est inscrit au registre de la Communauté de Pontoise :
« Ce jourd’huy 19 mars 1789, la communauté assemblée en vertu de la commission à nous adressée par M. Lemoine, premier médecin du Roi, à l'effet de procéder à l’examen et chef d’œuvre du sieur Jean Baptiste René Coulon demeurant en la ville de Roye en Picardie. Ce à quoy nous avons procédé en présence de MM. les médecins, après qu'il eut fait connoitre son age, competans, et qu’il professe la religion catholique, apostolique et romaine, et d’avoir travaillé l’espace de cinq années chez MM. Crispin et Charas, maitres apoticaires de Paris. Des réponses duquel ayant été satisfaits, nous lui en avons donné acte à Pontoise les jour et an que dessus.
Lelarge, Boutin et Brechot Drs en Med.
Duverger fils, Gruel, Duverger ».
Nicolas-Denis Quatremère,
demeurant à Paris
10 juillet 1789 : présentation
a travaillé chez son père apot. à Paris 12, 19 et 21 juillet 1789.
Sirop de capillaire
les tablettes de citra
l’électuaire hiera picra
l’emplatre diapalme
le précipité blanc.
Jean-François Lajorest, demeurant à Senlis 30 décembre 1790.