‹ Contribution à l'histoire des luxations congénitales permanentes de la rotuleChapitre 13 sur 27 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Avant d’aborder le traitement du cas qui nous occupe et dont nous avons donné l’observation au début de ce travail, il est nécessaire d’examiner les divers traitements essayés jusqu’à ce jour. Nous emprunterons la plus grande partie de cet DÉSLUE à Husscxer, de Bâle (1).

L’orthopédie s’est d’abord adressée à en appareils, mais seulement dans les luxations habituelles. Outre qu’ils étaient mal supportés ils étaient trop coûteux et on y a renoncé.

CxaruT pratique l’ablation de la rotule.

L. CHampronnière et KIrMissoN creusent la trochlée fémorale à la gorge pour y loger la rotule.

On a martelé le condyle externe pour le faire proliférer.

Vox Acker allonge le fémur pour tendre la musculature.

GRaser ramène le condyle externe en avant par ostéotomie supra-condylienne et pivotement du fémur.

Hezrer avive le bord externe de la rotule et la fixe au condyle sous-jacent.

Warcur fixe la rotule au condyle interne.

(1) Huescaer, Ueber Operationen bei Luxation der Kniescheibe (Zeit- © schrift [. Orth. Chirurgie, 1908).

Roux transplante l’insertion du tendon rotulien sur le périoste décollé de la tubérosité interne du tibia.

GozLprawarr sectionne longitudinalement le tendon rotulien et, passant la moitié externe sous l’interne, la fixe au périoste du condyle interne.

DeLra VEpova fixe la moitié interne du ligament après résection verticale, sur le condyle interne fémoral. |

Guérix fait la section sous-cutanée du vaste externe,

Heusxer suture le tendon du demi-tendineux à la partie inférieure du tendon quadricipital.

Nous ne voulons pas discuter la valeur de chaque opération et il est bien certain que chacune peut donner de bons résultats. D’autre part, on peut réaliser la combinaison de plusieurs de ces interventions.

Nous ferons toutefois remarquer que la plupart de ces opérations admettent que la rotule ne se trouve pas fixée sur le condyle externe et peut être ramenée à sa placé normale, c’est-à-dire qu'il s’agit de luxations récidivantes ou habituelles. Néanmoins dans le cas que nous examinons on peut tirer parti de chaque cpération pourvu qu’on la fasse précéder de la secüon de l’aileron externe libérant ainsi la rotule et retombant de ce fait dans le cas de luxation habituelle.

Nous allons maintenant envisager l’opération qui a été faite par M. le Professeur agrégé FræœzLIcx dans le cas dont nous avons donné l’observation. Elle se décompose de la façon suivante

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1° Ostéotomie corrigeant le genu valgum ;

2° Déplacement du tendon rotulien dont l’extrémité inférieure a été replacée à la partie interne du tibia ;

3° Détacher l’aileron externe de la rotule sectionnée jusque la synoviale ;

4 Raccourcissement par plissement de l’aileron interne ;

9° Allongement du tendon du quadriceps par une incision en Z.

Suture de la peau et gouttière plâtrée. Suites opératoires normales.

Laissant de côté l’ostéotomie corrigeant le genu valgum, qui ne rentre pas, à proprement parler, dans le traitement de la luxation, il semble que le deuxième temps de l’opération était inutile et qu’on pouvait se contenter des trois derniers temps, c’est-à-dire

1° Allongement du tendon du quadriceps par une section en Z en quatrième au-dessus de la rotule.

2° Libération de la rotule sur le côté externe en sectionnant la capsule (aileron externe) depuis le tendon rotulien jusqu’au niveau de la ténotomie du quadriceps par une incision curviligne embrassant la rotule.

3° Raccourcissement par plissement de la capsule du côté interne par une incision allant de la rotule jusqu’à la partie postérieure du condyle interne (opération de Le DENT).

Cette opération que nous décrivons en détail, semble être l’opération de choix dans le cas qui nous oceupe, c’est-à-dire dans la luxation congénitale permanente de la rotule.

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