APE
2 qu'on le retrouve le plus souvent après 1 heure;
3° qu'on le retrouve rarement après 2 heures;
4° que, sauf exception, on ne le retrouve plus après 3 heures.
Ainsi est-il démontré expérimentalement que le poisson marin détruit le bacille coli. C’est un résultat. Mais il porte en lui des conclusions, et nous voudrions pouvoir expliquer comment et pourquoi le bacille coli est détruit dans le tube digestif du poisson marin : « Ce n’est pas assez, dit Montaigne, de compter les expériences; il les faut peser et assortir; il les faut avoir digérées et alambiquées pour en tirer les raisons et conclusions qu'elles portent. »
En vue donc de « tirer les raisons » des résultats expérimentaux que nous avons acquis, nous avons essayé de faire de l'extrait intestinal de poisson marin, à seule fin d’étudier son action bactéricide sur le bacille coli. Nous avons notamment préparé des autolysats, dans l’eau de mer, d’intestins coupés en fragments — sous toluène — 24 et 48 heures à 27° et 35°. Ces liquides, filtrés, ne sont ni antiseptiques, ni infertilisants vis-à-vis des cultures de bacille coli.
Nous avons encore procédé d’une autre façon. Nous avons fait tomber dans des ballons contenant des cultures de bacille coli des tronçons d’intestins de poissons marins. Nous avons fait varier la quantité de ces fragments d'intestins, ainsi que le temps de contact. Par comparaison avec des ballonstémoins, nous n'avons constaté aucune action antiseptique.
Parallèlement, ayant placé dans des ballons d’eau peptonée des poids différents de tronçons d’intestins de poissons marins, et ayant ensemencé ensuite le bacille coli, nous n'avons pas constaté, vu les ballons-témoins, de pouvoir infertilisant, et là encore nous avions fait varier la durée de contact. |
Il semblerait donc que les cultures de bacille coli sont indilférentes aux intestins de poissons marins.