TOUTES
qe possible contiennent préalablement le même volume de solution, Il en résulte que le téléphone T se tait lorsque le curseur est sensiblement au milieu de la règle. Le réactif esi ajouté à l’aide d'une burette au 1/100 cm° dans le vase V seulement. B est la bobine de Rummkhorf à interrruptions fréquentes qui produit le courant et le son.
La température influe de la même façon sur les deux vases qui peuvent d’ailleurs être placés côte à côte dans un thermostat de petites dimensions.
On peut attendre la précision du 1/150 dans le cas des dosages de base forte par un acide fort ou dans celui de précipitations d'ions hexammine par le pyrophosphate.
Emploi du courant continu. — Parmi les nombreuses applications de la méthode du pont de Wheatstone, on peut citer la suivante, qui a permis de doser l’hydroxyde de cobaltihexammine à l’aide d’acide sulfurique titré, puis les différents sels solubles d’hexammine, en utilisant le pyrophosphate de sodium comme réactif.
Un galvanomètre Deprez-d’Arsonval, shunté par une résistance variable, occupe l’une des diagonales du pont. Celuici renferme les solutions identiques V et V' sur deux de ses branches (fig. 14). La règle à curseur, munie du fil calibré
Figure 14
occupe les deux autres branches. Deux piles quasi-identiques, montées en opposition, occupent l’autre diagonale avec un interrupteur à ressort I, permettant de faire passer le courant pendant un temps très court. L’électrolyse n'entre donc pas en jeu.
À l’aide du curseur C, on règle d’abord le galvanomètre de façon que le spot soit au milieu de l’échelle, puis, le réactif titré est versé par dixième de cm’. Le sens de déviation du spot et son élongation maximum sont repérés après chaque addition. Le shunt est réglé pour que la variation brusque de l’élongation de ce spot soit la plus nette possible au momeni où la réaction s'achève. Sur un graphique, les amplitudes sont portées en fonction des volumes de réactif ajouté. Les courbes obtenues jusqu'ici comprennent deux droites se coupant sous un angle vif.
Conclusions
Les résultats obtenus au cours de ce travail peuvent se résumer ainsi : Quelques séries de Werner ont été préparées par des procédés faciles, employant comme point de départ le carbonate de cobalt.
Une méthode générale de préparation des nitrites a été exposée. Elle consiste à traiter l’acétate correspondant au nitrite que l’on désire obtenir, par un nitrite alcalin, au sein d’un milieu convenable. Le procédé a réussi surtout dans la chimie des complexes cobaltiques, mais les principaux nitrites simples ont pu être retrouvés. Ceux de cobalt et de nickel, inconnus jusqu'ici, ont été décrits. Ils sont très instables et s’hydrolysent avec la plus grande facilité.
Quelques nitrites complexes ont retenu notre attention, en raison de leurs propriétés et des corps intéressants qui en dérivent. Ainsi, le nitrite d’hexammine peut donner naissance au cobaltinitrite de la série. Le fait a été mis en lumière par l’analyse et par des méthodes de conductibilité.
Le nitrite d’aquopentammine, encore plus labile, donne sous l’action du temps, de l’eau ou du vide, le nitrite de nitropentammine, passant ainsi en quelques jours du rose au jaune. Ce fait n’est pas isolé; il a été mis en lumière en divers endroits du présent travail, notamment au moment de préparer le nitrite purpuréocobaltique.
Le nitrite de nitropentammine a été obtenu, non seulement par la méthode à l’acétate, mais par des procédés cons-
tituant des réactions de passage eatre les séries de cobaltiammines.
Le plus’ intéressant des nitrites obtenus est celui de cis di-nitro-tétrammine. Il s'obtient directement à partir de l’acétate de cobalt, peut fournir les sels de sa série par action de masse avec les acides correspondants. Ces sels ne sont pas mélangés avec leurs isomères trans, ce qui constitue un avantage considérable.
Au cours de la préparation de ce nitrite, un sous-produii intéressant a été mis en évidence : la trinitrotriammine, non électrolyte bien connu. Enfin, une méthode générale pour préparer les sels cis a été indiquée. Elle consiste à traiter, sous certaines conditions de température, le nitrite cis di nitrotétrammine par les acides concentrés. Le chlorure violéo de Werner, dont l’importance théorique fut si considérable a été retrouvé de cette façon, avec un excellent rendement.
L'étude des complexes iodés a été continuée et a fourni des résultats intéressants. Ainsi, les séries cis et trans di-iodotétrammine ont été mises en évidence. L'examen de l’iodure d’iodopentammine a été poursuivi. En particulier, son action sur les acides, complexe à première vue, engendre facilement les sels de trans di-iodo-tétrammine.
Une méthode simple utilisant le bioxyde de plomb comme oxydant a permis d'obtenir avec un rendement théorique l’iodure de cobalti-hexammine. L'’iodure diroséo s'obtient aisément à l’aide de l’iodure de cobalt. Intéressant par ses réactions il a, en outre, permis de constater que les ferrocyanures sont des réactifs de l’ion diroséotétrammine.
Dans le domaine de la chimie analytique, un progrès important a pu être réalisé. L’ammoniac d’une cobaltiammine a
été dosé en un quart d'heure par l'extension de la méthode à l’hyprobromite qui donne la précision du 1/100.
Enfin, les sels d’hexammine se titrent avec exactitude par des méthodes de conductibilité et celles-ci se sont révélées utiles dans maintes circonstances, comme l'analyse qualitative rapide d’un mélange ou le contrôle du progrès des fractionnements.
Composés nouveaux préparés et décrits
dans ce travail
Nitrite de cobalt (NO?2)? Co.
Nitrite de nickel (NO2)? Ni.
Nitrite d’hexammine (NO?) [Co (NH°)5 |.
Nitrite d’aquo-pentammine (NO?) (Cas À:
Nitrites de cis et rans di-nitro-tétrammine NO? Far 1}
Acétate de nitropentammine (CH CO?2)? [Co NO? (NH*)° |. Acétate d’aquo-pentammine (CH? CO?2)° [Co H20 (NH°)° | + 6 H20. Acétate de chloro-pentammine (CH° CO?)? [Co CI (NH®) DR Acétate de di-nitro-tétrammine CH* CO? [Co (NO2)? (NH)4]. Iodures de cis et trans di-iodo-tétrammine
et sels de cete série I [Co Nas
lodure d’iodo-nitro-tétrammine I {Co NO2 |.
(NH) lodure de di-aquo-tétrammine 1° [Co (H20)? (NH*){]. Sulfate d'iodo-pentammine SO‘ [Co 1 (NH) |.
Acétate d’iodo-pentammine (CH* CO?)? [Co I (NH) * ].
Composés déjà connus préparés
par de nouveaux procédés
Nitrite de zinc Zn (NO?)?.
Nitrite manganeux Mn (NO?)2.
Nitrite de cuivre Cu (NO?)2.
Nitrite de cadmium Cd (NO?)°.
Nitrite de plomb Pb (NO?)2.
Chlorure de chloropentammine CI? [Co C1 (NH°)° |.
Nitrite de nitropentammine (NO?)? [Co NO? (NH? ]. Cobaitinitrite de cobaltihexammine [Co (NO2)5 ] [Co (NH) |. lodure d’iodopentammine I? [Co I (NH°)° |. | Iodure de cobalti-trinitro-triammine [Co (NO?) (NH*)° |.
Sels de la série cis di-nitro-tétrrmmine R [Co (NO?)? (NH°){]. Chlorures de dichloro-tétrammine cis et trans Cl [Co CI? (NH°){]. Jodure d’hexammine I [Co (NH°$ |.
Chlorure de chloro-nitro-tétrammine Cl [Co CI NO? (NH3){]. Nitrate de nitrato-pentammine (NO)? [Co (NO) (NH°Ÿ |. lodure de nitropentammine I? [Co NO? (NH) |.
Hydroxyde d’aquopentammine (:120)% [Co H20 (NH°)° ].