‹ Contribution a la Cure Chirurgicale: de la Hernie CruraleChapitre 18 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1e L'étude anatomique de la région crurale nous apprend que la cure radicale de la hernie crurale est rendue difficile par deux obstacles :

a) La veine fémorale qu'il faut éviter de blesser et de comprimer.

b) La rigidité de l’anneau crural.

2° La blessure de la veine fémorale sera évitée par la découverte primitive du vaisseau qui sera placé sous un écarteur.

La fermeture de l'anneau est réellement le point délicat de la cure radicale de la hernie crurale. Aussi, voyons-nous que les auteurs ont proposé un nombre considérable de procédés pour la réaliser.

3 Ces procédés peuvent être classés sous plusieurs chefs : les uns vont fermer l’orifice herniaire par la voix inguinale ou abdominale ; d’autres laissant à l'anneau sa rigidité, se contentent de l’obturer, soit avec un fragment osseux, un fragment de muscle, etc., ou bien fixent l’arcade crurale au pubis par une agrafe métallique. Enfin, plusieurs procédés se servent de l’arcade crurale abaissée et fixée soit au ligament de Cooper, soit au pectiné.

4 Chacun de ces procédés présente quelque inconvénient. Les procédés par voie abdominale et inguinale ne donnent pas

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un accès direct sur l'anneau. D’autres laissent des corps étrangers, ce qu'il faut éviter autant que possible. Enfin, l'abaissement de l’arcade crurale rigide sur le pubis ou le pectiné . peut entraîner la compression de la veine fémorale.

Aussi, M. le Professeur Estor a-t-il proposé de donner à l’aponévrose du grand oblique, par une incision préalable de cette aponévrose, une grande mobilité qui permet de l’abaisser sans tension, de fermer l'anneau, et d'éviter la compression de la veine fémorale. Cette technique lui a toujours donné des résultats très satisfaisants. Elle a avec l'avantage de l'efficacité, celui d’être d’une extrême simplicité.

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