GÉNÉRALITÉS
A. — La sensibilité de l’émulsion.
C'est là un facteur très important. Wilsey [378], comparant deux films dont les sensibilités diffèrent de 10 p. 100, mesure des densités rœntgengraphiques qui sont très voisines.
Or, il est coutumier d'exiger, dans les mesures d'intensité de rayons X, une précision de 5 p. 100 environ, de telle sorte que cette question de sensibilité plus ou moins grande, sans importance dans la pratique ordinaire de la radiographie, exige ici la plus grande attention.
1° Variation avec la distribution spectrale du rayonnement. :
Les spectrogrammes de l'échelle couramment utilisée des longueurs d'onde rœntgen (nous avons déjà signalé page 32 les recherches de Glocker) mettent en évidence les irrégularités correspondant aux limites d'absorption caractéristiques de l'argent et du brome; la densité de noircissement montre une chute brusque, tout comme labsorption des rayons X, en passant du côté des courtes longueurs d'onde au côté des grandes longueurs d'onde de la limite d'absorption, indiquant que, en quelque sorte, la sensibilité photographique varie comme l'absorption des rayons X par le bromure d'argent de l'émulsion.
Cette importance de la qualité du rayonnement, admise généralement (Wilsey [378], Salomonson [309], Hodgson [1541), est cependant niée par quelques-uns (Glocker et Traub [113]).
Elle doit entraîner une prudence extrême dans l’interprétation des résultats obtenus avec des rayonnements de distribution spectrale difiérente.
2° Variation avec la surface du film.
Cette variation de la sensibilité suivant la zone où l’on fait la mesure, sur la surface d'un même film, en somme ce défaut