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tante [,, on déplace lentement le film P. Après la traversée

du film, l'intensité est réduite à la valeur L et le rapport mesure précisément l’opacité de la région traversée. Lors du déplacement du film, Ï varie donc en raison inverse de lopacité.

La lumière tombe ensuite sur un appareil récepteur C (ici cellule photo-électrique), qui donne naissance à un courant

Fi. 9. — Schéma du niicrophotomètre enregistreur,

P : Film; — C : Cellule détectrice; — G : Galvanomètre.

proportionnel à I. Ce courant traverse un galvanomètre G, dont le spot se forme sur une feuille de papier photographique, animée d’un mouvement de translation proportionnel à celui du cliché, et perpendiculaire au déplacement du spot, de façon à tracer une courbe.

Les ordonnées y de cette courbe comptées à partir de la position qu'occupe le spot quand on intercepte toute la lumière sont porportionnelles à 1, c’est-à-dire en raison inverse de lopacité. On peut donc déduire de lexamen de la feuille d'enregistrement, la valeur de l’opacité en un point quelconque

du film.

DEscriPTION. — Tel est le principe du microphotomètre enre-

LEA EE gistreur de Lambert et Challonge [199] dont voici la disposition générale (fig. 10) :

1° Le système éclairant. — H est constitué par une lampe à incandescence S dont l’image du filament, grâce à une lentille L, et à un prisme à réflexion totale p, se forme en F, au niveau même d’une fente de largeur variable.

Un objectif de microscope O forme, de cette fente F, une image (réduite environ 10 fois) sur le cliché à étudier P (les dimensions de cette image sont de ordre : 0,01 à 0,1 mm. sur 2 mm.).

2° La cellule photo-détectrice. — Le faisceau lumineux, ayant traversé le cliché, tombe sur un condensateur L, qui le transforme en un faisceau parallèle et le dirige sur la

cathode d’une cellule photo-électrique C.

3° Le système de mesure. — Le courant de cette cellule est amplifié en A, et envoyé ensuite dans un galvanomètre à cadre mobile G dont le spot (image d’un trou très fin 1, éclairé par la lampe S”’) vient se former sur le papier enregistreur.

L'usage d’un tel dispositif avait mis en évidence des perturbations apportées par l’existence de l'amplification du courant de la cellule C, et dues au voisinage de sources radiotélégraphiques ().

(1) Actuellement, on tend à utiliser, sous liniluence de l'ingénieur américain Zworvkine, des amplificateurs à multiplication d'électrons, d’un encombrement beaucoup p'us faible que les amplificateurs à lampes, et, de ce fait, soustraits beaucoup plus aisément aux iniluences d'un champ perturbateur extérieur.

Le « multiplicateur d'électrons » est basé sur ce fait que le choc d’un électron en mouvement contre une surlace métallique (argent), recouverte de certains oxydes (cœsium partiel'ement oxydé), peut faire jaillir de cette surface quelques électrons nouveaux dits « électrons secondaires ».

On obtient ainsi, avec un nombre d'étages suffisant de multiplicateurs, une amplilication pouvant être supérieur à 20 millions (un faible courant instantané, provenant d'une cellule photo-électrique, de l'ordre de 1/1.000.000.000 (109) d’ampère, atteindra à la plaque fina'e une intensité de quelques milliampères) [356].

Enfin, pierre de touche dont on saisit l'importance, un tel amplificateur ne possède aucune inertie,

RO CL (Henry, qui a construit [137] un densitomètre pour la mesure de la densité de noircissement des rœntgengrammes, insiste,

Coupe suivant XV

Fic. 10. — Disposition générale du microphotomètre enregistreur (modèle de Lambert et Challonge).

lui aussi, sur l'inconvénient de l'emploi d'un amplificateur à lampe, « sujet à des déréglages », et « qu'il faut souvent

recalibrer » .)

Sous la direction du professeur Daure, il a donc été apporté (Kastler [187], Berry [22) les modifications suivantes (dispo-

sitit Sannié [310)) :

1° Cellule détectrice. — La cellule photo-électrique, avec son système amplificateur, a été remplacée par une cellule à couche d'arrêt au sélénium.

Cette cellule se compose métallique sur lequel a été

essentiellement d'un mince disque déposée une couche sensible à la

Fic. 11. — Détail du dispositif d'éclairage du film P.

lumière. Le disque métallique est le pôle positif. Le pôle négatif est constitué par un collecteur circulaire en contact avec la couche sensible.

Il suffit de réunir entre elles les bornes de la cellule, pour qu'il circule un courant, dont la valeur dépend de l'intensité

de la lumière qui la frappe.

2° Système d'éclairage (fig. 11) : La source de lumière S est constituée par une lampe à filament rectiligne F et à fenêtre plane. Cette fenêtre plane est constituée par une lame de verre à faces parallèles taillée optiquement et d'épaisseur constante : de la sorte, le flux lumineux émanant de la

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lampe traverse la paroi de verre sans risque de déformation, et on obtient dans la couche de gélatine du film P l’image non délormée f que donne du filament l'objectif o.

La portion du film ainsi éclairé l’est d’une façon uniforme dans toute sa largeur.

L'image f est reprise par un objectif symétrique 0” qui forme une nouvelle image F’, agrandie, de l’ensemble filament-film; image qu'on observe sur verre dépoli.

Enfin le diaphragme D, possédant deux paires orthogonales de volets mobiles, permet de limiter la partie utile du film.

La lampe utilisée est celle du « Lecteur au son » S. C. A. D. type L. D. 2, pour la reproduction des films parlants.

Cette lampe, alimentée par accumulateur, est scellée dans une douille spéciale, de telle façon que, lorsqu'on la fixe sur la platine du dispositif d'éclairage, le filament se trouve automatiquement centré, ce qui simplifie singulièrement la mise au point (réalisation de la maison Bouty).

Deux vis de réglage permettent, l’une, l'orientation de l’image du filament sur le cliché à étudier, l’autre, la mise au point de cette image.

Enfin, notons que la cellule au sélénium, d’une résistance de 135.000 ohms environ, est reliée directement à un galvanomètre Chauvin et Arnoux, de résistance 3.000 ohms, et d'une très grande sensibilité (ce qui a permis justement de supprimer l’écueil de lampliication).

Cette cellule est placée suffisamment haut pour que la tache lumineuse qui la frappe soit bien étalée, afin d'éviter une densité d’éclairement trop grande.

FONCTIONNEMENT. — Nous venons de voir que l’appareil fournit en définitive une image F’, agrandie, de la partie du cliché à étudier, au niveau du verre dépoli posé sur le diaphragme D à ouverture réglable.

1° On règle la largeur utile de ce diaphragme de façon à ce que la déviation du spot ne sorte pas des limites de la

jeuille de papier d'enregistrement (les déplacements du spot sont de l’ordre de 20 à 30 cm.).

Ce réglage, qui correspond au maximum de lumière, peut se faire, suivant les conventions — soit avec suppression du film sur le trajet de la lumière; __ soit en plaçant sur ce trajet la partie du film la moins opaque, que l’on désire prendre comme terme de comparaison.

2° L'orientation du film, la mise au point de limage et l'ouverture de la fenêtre D étant ainsi bien réglées, on enlève le verre dépoli.

Et on fait les mesures, soit sans enregistrement, soit avec enregistrement.

Pour rendre négligeable l'effet de linertie du galvanomètre (l'amortissement de celui-ci est un peu plus grand que l’amortissement critique, et son inertie est faible), on fait défiler le cliché ientement (grâce à un petit moteur électrique monté sur caoutchouc); l'enregistrement dure 20 à 30 minutes.

Un point d’une importance capitale à noter est que la résistance du circuit extérieur à la cellule est relativement faible; de ce fait, la caractéristique de celle-ci est voisine de la caractéristique de court-circuit, et le déplacement du spot lumineux est proportionnel à l’intensité lumineuse qui traverse le film.

Accessoirement, il faut noter que si on fait une mesure dès l'allumage de la lampe S, on constate, d’une façon à peu près constante, une augmentation progressive de la déviation du spot du galvanomètre, dans les premières 30 secondes (cette augmentation est de l’ordre de 1 à 3 % [171]). Il semble qu'on puisse incriminer :

— la fatigue de la cellule détectrice:

— une petite augmentation transitoire du voltage: — l’échauffement du circuit.

En deux minutes environ, la stabilisation est obtenue,

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Notre règle a été, en conséquence, d'attendre 3 minutes, après lallumage de la lampe, avant de commencer n6s mesures.

Enfin, il est presque superflu de noter que toutes les mesures doivent être faites en chambre noire, soigneusement calfeutrée, et au sein de laquelle on doit éviter tout éclat métallique, étant donné la grande sensibilité de l'appareil.

Passons maintenant à l'exposé de nos mesures.

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