ENT VS
ble (voir p. 61), pour faire rentrer dans les limites de la feuille millimétrée, mais aussi près que possible du bord de la feuille opposée au zéro (ceci, afin d’avoir une sensibilité Maxima).
Enfin, pour l’opacité X à déterminer (film interposé sur le trajet du pinceau), on aura une position du spot intermédiaire d'autant plus rapprochée du zéro que le film est opaque, d'autant plus éloignée que le film est plus transparent.
Chacune de ces mesures a été répétée trois fois, et nous avons de plus, chaque fois, déplacé en tous sens la zone du film à examiner et mensurer, sur le trajet du pinceau lumineux, de façon à explorer toute cette zone : nous avons constaté, d’une façon générale, que le spot lumineux ne subissait pas de déplacement notable sur la feuille millimétrée, montrant ainsi l'absence d’irrégularités au niveau de la zone du film en question.
Voici les résultats obtenus, avec les constantes suivantes
Tripharix-Tension : 80.000 V.; Ampérage : 50 mA.
TagLeau IL.
NON DIFFÉ- FILMS iRRADIÉ | IRRADIÉ | RENCE Avec écrans :
JU RTE RE OR ER 184 6 178 RO Re ete 156 16 140 CR EE rt A à 157 22 135 D'ART re RIT 179 410 168,5 RAR TR et RE 177 21 150 Sans écräns TUE RCE LE a 2:0 19 191 CT RER en 192 PA: 189,5 11 Core MARRON nc PR 205 12 193
Dans la première colonne, nous avons inscrit les nombres obtenus avec les échantillons non irradiés, dans la deuxième colonne, les nombres correspondants aux films irradiés, enfin,
Mr dans la troisième colonne, les différences entre les nombres
des deux premières colonnes (.
CoNcLuSIONS. — Il nous paraît que, du point de vue qui nous importe, un film doit être caractérisé par deux nombres :
1° Le nombre de la première colonne, qui exprime la qualité du voile chimique ®, du « blanc de base », pourrionsnous dire; ce nombre doit être le plus grand possible : c’est ainsi que dans les rœntgengrammes obtenus avec des films tels que (B) ou (C), où ces nombres sont relativement bas, « les blancs seront grisaillés ».
2° Le nombre de la troisième colonne, qui rend compte de la différence entre le blanc de base et le noir, c’est-à-dire du contraste, et qui devra, lui aussi, être le plus grand possible.
Ainsi, parmi les cinq films avec « écrans », le film (A) (il s'agit d’un film Agfa) à « blanc de base » élevé (184), à grand contraste (178), nous paraît particulièrement intéressant.
Insistons spécialement sur ce fait que nos recherches ultérieures n'exigent pas des temps de pose brefs, et que nous ne sommes donc pas intéressé par le facteur rapidité.
Quant aux trois films « sans écrans », ils présentent tous trois des constantes satisfaisantes, mais notons que, pour l'utilisation que nous avons en vue et le nombre de contraste ne variant guère (189,5 à 193), nous préférons au film (G) (à « noir très noir » : 2,5), les films (F) et (H} (à « blanc très blanc » : 210 et 205).
Indiquons enfin, au sujet de l'emploi des différents révélateurs, que l’un des quatre échantillons essayés se sépare nettement du groupe des trois autres, en ce que, avec lui, les
(1) Dans l'étude de Hodge et Warren [151], de neul mois postérieure à la nôtre, nous trouvons une tentative analogue pour la sélection des films.
(2) Neitz [263] distingue le « voile-émulsion » du voile chimique proprement dit (ce dernier dépendant uniquement de la solution révélatrice).
AGP
« blancs de base » sont particulièrement peu élevés : ce révélateur « grille » les films. Eggert [81] insiste sur la nécessité d’avoir un révélateur qui donne « la plus grande transparence aux parties claires ».
Par ailleurs, il faut enregistrer une tendance, qui n’est pas niable, à l’amélioration des résultats obtenus pour un film, lorsqu'il est traité par un révélateur de sa marque; on sait d’ailleurs que les fabricants insistent sur l'importance qu'il y a à développer un cliché dans un révélateur de même marque; nos résultats montrent qu’il ne s’agit pas là d’un conseil uniquement commercial ().
Nous n'avons donné que le tableau récapitulatif d’une seule série de mesures.
Nos autres séries de mesures (en faisant varier le générateur, la tension...), respectaient la même hiérarchie des films, telle que nous venons de l’exposer (en tenant compte de ce que nous venons de dire au sujet du révélateur).
Nous avons retenu, pour en faire usage, les films sans écran et, particulièrement, les échantillons (F) et (H).
2° Usage du microphotomètre avec enregistrement.
Nous rappelons que, grâce à un petit moteur électrique, on fait simultanément et synchroniquement défiler le film devant le pinceau lumineux et le papier photographique d’enregistrement devant le spot du galvanomètre; une fois l’enregistrement terminé, on développe le papier enregistreur, et on obtient la représentation graphique de la « micro-exploration » du film.
Nous avons ainsi pu comparer les films entre eux, soumettant à l'enregistrement de petites bandes de films, séparées l'une de l’autre par une bande de papier noir, le tout, solida-
(4) Ces remarques sont en accord avec celles de Bell [15}, qui souligne l'influence du révélateur, particulièrement sur les parties du film de faible
densité de noircissement.
DR re risé par collage, et présentant l'aspect de la figure 12 (les échantilions de films étant empruntés soit aux séries irradiées, soit aux séries non irradiées).
Voici, ci-contre (fig. 13), le diagramme obtenu avec les films (F) et (H) (évidemment, nous avons répété dans chaque
cas les mesures, pour nous assurer de la constance des
nr : Papier noir
1,2,8 : Films différents
Fic, 12. — Reproduction de l'assemblage de différents films, en vue de l'enregistrement
microdensitométrique (vraie grandeur).
résultats). Le film (H) (à gauche) paraît d’une régularité d'émulsion moins parfaite que le film (F) (à droite), qui présente lui un grain relativement fin et régulier ®.
Remarquons, en passant, que cette sorte de « détection » de la structure élémentaire de l’'émulsion (grandeur et régularité du grain), certains auteurs (Jones [177], Wilsey et Pritchard [379], Henry [137]) nient la possibilité de la mettre en
(1) Hall, de la Eastman Kodak Company, a publié [150], en octobre 1936, soit dix mois après nous, un tracé analogue au nôtre; mais la reproduction présentée à été obtenue « après grossissement de 14 diamètres » du diagramme original, ce qui met en évidence la sensibilité particulière de notre instrumentation.
Un autre tracé microdensitométrique dû à Jones (également de la Eastman Kodak Company) à paru en avril 1937 [149] (p. 529).
Fic. 13. — Diagramme d’enregistrement microdensitométrique en vraie grandeur, les ordonnées seules ayant été réduites.
évidence, de la rendre tangible, soit scopiquement, soit graphiquement, comme nous avons tenté de le faire, Le degré de sensibilité de l'appareiïllage utilisé doit, sans doute, intervenir pour expliquer cette divergence.
C'est le film (F) (Sino-Agla, sans écran) que nous avons choisi pour nos mesures (qui, nous le répétons une nouvelle et dernière lois, ne font pas intervenir le facteur rapidité, mais pour lesquelles les facteurs contraste et régularité sont de première importance).
En examinant la partie de l'enregistrement comprise entre les diagrammes des deux films et correspondant au papier noir, on peut s'assurer de la parfaite horizontalité, sans irrégularité,. de cette droite d’obscurité totale et qui sert d’axe des abcisses, caractéristique qui n’est pas obtenue dans tous les appareils similaires, où linertie du galvanomètre entre en ligne de compte. i
Signalons, enfin, pour donner un ordre de grandeur, qu'une largeur de film de 4 à 5 mm. correspond sur l'épreuve d’enregistrement à un « étalement » de 65 à 70 mm. en moyenne. (Il est possible de modifier cet étalement, en plus ou en moins, en réglant convenablement, avant l'enregistrement, les vitesses relatives du chariot porte-film et du porte-papier enregis-
treur).