‹ Contribution à la Médecine Industrielle: Le Médecin d'UsineChapitre 8 sur 18 · I. — Généralités · texte numérisé non relu

I. — Généralités

Historique du mouvement législatif des maladies professionnelles, au x1x° siècle, surtout en France. L'Association de Bâle. Le B. 1. T. La Législation des maladies professionnelles en France et à l’étranger. Les méthodes de biologie expérimentale appliquées aux études de pathologie professionnelle. La prédisposition en pathologie professionnelle. S IT. — Les maladies professionnelles causées. par les agents chi-

miques, physiques, végétaux et animés.

Où sont étudiés les différents agents capables d’engendrer des maladies professionnelles (halogènes, vapeurs nitreuses, l’hydrogène phophoré, arsénié ou sulfuré, le sulfure de carbone, Pacide cyanhydrique et les cyanures, le fluor, le plomb, le mercure, le manganèse, le phosphore, le zinc, le chrome et les chromates, la chaux et les ciments, le gaz carbonique et l’oxyde de carbone; les hydrocarbures et leurs dérivés halogénés, nitrés et aminés; les poudres et les explosifs, etc.) en insistant particulièrement sur le dépistage de ces maladies.

UT. — Les syndromes anatomocliniges d’origine professionnelle.

Les maladies et les stigmates professionnels de la bouche et des dents, les hépato-néphrites d’origine professionnelle avec la silicose; les maladies et les altérations du sang, les affections du système nerveux d’origine professionnelle, les dermatoses

et les cancers cutanés, les affections oculaires d’origine professionnelle.

Ro

IV. — La pathologie du travail suivant les races et les professions.

Dont les principaux chapitres portant sur les travailleurs du sous-sol, ceux des industries métallurgiques, électriques et chimiques; sur le travail aux hautes altitudes, sur les professions agricoles, sur les maladies des marins et des pêcheurs, sur les travailleurs intellectuels.

V. — La sélection professionnelle et les sports à l'usine. Ce cours complété par:

1° des travaux pratiques de toxicologie industrielle; 2° des examens cliniques de sujets atteints de maladies professionnelles, est sanctionné par un examen donnant lieu à l’attribution d’un diplôme.

Cet enseignement ainsi dirigé commence à porter ses fruits et permettra sans doute à la Médecine du Travail en France de rattraper, ou tout au moins de combler assez rapidement, le retard qu’elle avait pris par rapport aux pays étrangers, où l’on avait compris plus tôt sa nécessité.

Pour notre part des circonstances personnelles nous ayant amené, étant encore étudiant, à vivre durant dix-huit mois la vie d’une grande usine métallurgique, nous avons en observateur intéressé, eu l’occasion d’approcher l’ouvrier d’usine de très près, nous l’avons suivi dans son travail et noté ses réactions vis-à-vis de conditions de travail que la nécessité rend souvent, hélas! malsaines. Nous sommes persuadés qu’une telle formation pratique nous facilitera grandement dans l’avenir la compréhension de notre tâche.

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