‹ Contribution à la myologie des rongeursChapitre 21 sur 96 · SERA SE · texte numérisé non relu

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intervalle qui s’élargit vers l’omoplate et laisse voir le rhomboïde (fig. V, 19, p. 24) et le grand rond (fig. V, 13). Le bord postérieur laisse largement à découvert les insertions costales du grand oblique et du grand dentelé (fig. V, 16, 14). Près de sa terminaison, le grand dorsal s'applique sur la face interne du pannicule charnu dont l'épaisseur (9. V, 11) est bien plus grande que la sienne, puis il contourne le bord inférieur du grand rond et son tendon très grèle (/ig. XXX V, 2) s’unit au milieu de la face interne du tendon de ce muscle en même temps qu’il en reçoit quelques fibres charnues.

Le dorso-olécranien (fig. XXX V, 3), court et fibreux, n’a pas de rapport avec le grand dorsal : il forme une large bandelette entièrement dépourvue de fibres charnues qui naît du bord inférieur ,du tendon du grand rond et se perd presque aussitôt sur le tendon aponévrotique qui tapisse la face interne du long triceps.

Lepus cuniculus (1). — Le grand dorsal prend naissance par un fascia aponévrotique du sommet des apophyses épineuses des dernières vertèbres dorsales depuis la 9° ou la 10° et des premières lombaires. Les fibres obliques en avant et en dehors forment une lame étroite et mince au bord externe de laquelle viennent s’unir des languettes charnues qui naissent du sommet des trois (Xrause) ou même des quatre dernières côtes. En avant, le grand dorsal est recouvert par le trapèze. Il passe sur l'angle postérieur du scapulum et sur la face externe du grand rond. Après avoir contourné le bord inférieur de ce dernier muscle, il serétrécit, devient tendineux et se termine sur la partie inférieure de son tendon. Il envoie une expansion à la face interne de l’aponévrose brachiale.

Le dorso-olécranien naît par une lamelle fibreuse étroite du point où le tendon du grand dorsal s’unit au grand rond. Il ne devient musculaire que sur la moitié inférieure du bras et s’insère au bord postérieur de l'olécrane après avoir passé sur la face interne de cette apophyse.

(1) Insertion inf : XIX, A, 16, p. 59 ; XXV, B, 8, p. 70.

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Le grand dorsal de Lepus timidus (1) ressemble à celui de Lepus cuniculus. Cependant le volume est plus épais et l’origine recule vers la région lombaire. Les fibres naissent du sommet des apophyses épineuses lombaires par un fascia fibreux qui sé confond vers le milieu de la région avec le fascia lombaire. Les faisceaux costaux, plats et aussitôt fusionnés entre eux et avec le bord externe du grand dorsal, s’implantent sur le sommet des deux dernières côtes. Le muscle contourne le flanc et croise le grand dentelé au niveau de son insertion sur le scapulum. I] se rétrécit près de l’aisselle et se fixe au bord inférieur du tendon du grand rond. Comme ce dernier muscle, il devient tendineux sur sa

Fig, XXXVI.— Tendons du grand dorsalet du grand rond chez le Lièvre. A, Face interne ; B, Face externe. 1, Tendon du grand rond; ?, Grand rond ; 3, Dorso-olécranien ; 4, Grand dorsal.

face externe qui est appliquée contre le triceps, plus tôt que

sur sa face interne (/g. XXX VI, 4). L'origine du dorso-

olécranien (fig. XXX VI, 3), étroite et fibreuse, appartient aux tendons des deux muscles à leur point de réunion, comme on le voit bien en examinant leur face externe. Il ne devient charnu que dans sa moitié inférieure (/g. XL VIT,

10, p. 148) et s’insère suivant une courte ligne sagittale au

bord postérieur de la face interne de l’olécrane.

Chez Arctomys marmotta (2) les fibres du grand dorsal naissent vers la base du thorax du fascia dorso-lombaire et

(1) Insertion inf : XX, A, 4, B, 16, p. 60 ; XX VII, A, 8, p. 71. (2) Insertion inf ; XX VIII, B,17. Le grand dorsal n’a pas d'insertion directe sur l’humérus.

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se fixent au sommet des apophyses épineuses dorsales, sauf la première. Elles forment une lame charnue étalée dont le bord antérieur est transversal et le bord externe oblique en avant et en dedans : celui-ci recoit trois faisceaux costaux qui naissent des 10°, 11° et 12° côtes près du cartilage.

Seule la moitié postérieure du muscle (#g. VI, 3, p. 28) s’unit au bord inférieur du grand rond ; la moitié antérieure s’insère à une arcade fibreuse (fig. VI, T7) qui, née du tendon du grand dorsal à son union avec le grand rond, se porte sous le pectoral en croisant la face interne du bras. Cette arcade fibreuse résistante sous laquelle passe le coracobrachial, le biceps et le paquet vasculo-nerveux, recoit, outre la moitié antérieure des fibres du grand dorsal, celles du pannicule charnu (/ig. VI, 4) et quelques fibres du pectoral (fig. VI, 8) et du dorso-olécranien (/ig. VI, 5). De sa partie antérieure naît une expansion fibreuse qui monte verticalement jusqu'à la petite tubérosité de l’humérus (fig. VI, 9). Ilest permis de reconnaître dans cette arcade le faisceau dorso-pectoral qui, chez Cavia, Sciurus, reste lamelleux et indépendant de toute insertion musculaire. Chez la Marmotte il est fibreux et recoit des faisceaux charnus d’origine multiple.

Le dorso-olécranien (fig. VI,5, p.28), large et plat,couvre toute la partie de la face interne du bras qui est occupée par le triceps, environ ses deux tiers postérieurs. 11 naît du bord inférieur du grand dorsal en arrière, de l’arcade fibreuse en avant, et adhère à ce niveau au pannicule charnu. Il se rétrécit fortement près du coude et se fixe par une petite extrémité au bord postérieur de l’olécrane.

3° — Rhomboïde

Le rhomboïde (occipito-scapulaire de Wood) comprend de chaque côté le rhomboïde du dos et le rhomboïde de la tête qui sont plus ou moins fusionnés. Les rhomboïdes des deux côtés forment au-dessous du trapèze un vaste plan charnu qui couvre la nuque et la partie antérieure du dos.

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Cavia cobaya (1) — Le rhomboïde de la tête (jig. XXX VII, 1), mince, très oblique en arrière et en dehors, s'insère sur les trois quarts internes de la ligne courbe occipitale et sur le ligament cervical d'une part, sur la portion sus-épineuse du bord spinal de Pautre : il envoie quelques fibres au fascia sus-épineux (Parsons).

Le rhomboïde du dos (fig. XXX VIT, l') naît de la fin du ligament cervical, des trois premières apophyses épineuses dorsales et des ligaments interépineux. L'interstice qui le

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Fig. XXXVII. — Muscle rhomboïde du Cobaye. Réduction d’un tiers- 1, Rhomboïde de la tête ; 1”, Rhomboïde du cou ; ?, Splénius ; 3, Angulaire.

sépare du précédent est peu apparent. Ses fibres, quoique formant un plan continu, semblent parfois divisées en deux portions à peu près égales, l'antérieure s’insérant à la portion sous-épineuse du bord spinal de l'omoplate, la postérieure se condensant sur l’angle postérieur de cet os.

Mus decumanus (2). — Le rhomboïde de la tête chez les Myomorphes présente une disposition spéciale dont on trouve la trace dans d’autres types. Les portions occipitale et cervi-

(1) Insertion inf.; VIII, B, f0, 10°, p. 48.

(2) Insertion inf. : IX, 1, 4, p. 49.

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cale, qui sont continues chez Cavia, à peine séparées chez Sciurus, Ptéromys, forment chez eux deux portions bien distinctes. La portion occipitale (/9. XXX VIII, 1) est une large bande qui suit la partie latérale du cou : elle prend naissance sur la ligne occipitale derrière ie temporal, au-dessus du cléïdo-mastoïdien. Comme Cuvierl'a signalé(1),

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