‹ Contribution à la myologie des rongeursChapitre 34 sur 96 · Coraco brachial · texte numérisé non relu

Coraco brachial

Les trois portions du coraco-brachial se trouvent assez rarement à la fois chez le même animal.

Cavia cobaya(2).— D’après Parsons, la portion moyenne du coraco-brachial existe seule chez les Caviidés, Cavia cobaya, Ceredon rupestris, Cœlogenys, comme chez les Octodontidés, quelques Hystricidés, Chinchillidés et Myomorphes. Toutefois l'insertion humérale chez le Cobaye présente une disposition quirappelle l'existence du faisceau supérieur. Le corps musculaire unique (/ig. XXXII, 6, p. 84) naît du

tubercule coracoïdien par un petit tendon plat. Il descend, :

en s’élargissant sur le sous-scapulaire et le tendon du grand

(1) Insertions sup.: XXI, 7, p. 61 ; inf.: XX VIII, 4. p. 72. (2) Insertions sup.: VIIL, 2, p. 48: inf.: XV., 12, p. 57.

rond pour se fixer à l’humérus au-dessous de ce dernier par des fibres tendineuses. Une expansion fibreuse qui se détache de la masse du coraco-brachial et couvre toute l'insertion du grand rond, adhère à l’humérus au-devant de ce muscle ; elle lui adhère même au-dessus de lui, au niveau du col de l’humérus, et cette connexion représente celle du court coraco-brachial.

Mus decumanus (1). — Chez la plupart des Myomorphes, il existe un moyen et un long coraco-brachial fusionnés. Chez Mus decumanus en effet, le muscle, qui naît par un petit tendon plat de l’apophyse coracoïde, s’insère sur la moitié inférieure du bord interne de l’humérus jusqu’au-dessus de l’épitrochlée.

Chez Sciurus vulgaris (2), les trois portions coexistent comme chez Pteromys, Xerus, Spermophilos (Sciuromorphes), les Cricétinés (Myomorphes), Dipus ægyptius. Le court coraco-brachial ({g. XXXIV,11, p. 87)est un petit faisceau qui se détache du tendon commun, presque dès l’origine coracoïdienne, et se fixe, en passant entre le sousscapulaire et le grand rond, à la partie interne de l’humérus sous la base du petit trochanter. Le corps charnu assez grêle, recouvert par l'expansion du tendon d'origine, descend sur la partie interne du bras et se divise en deux portions. Au niveau de leur séparation naît le petit faisceau qui se rend au biceps (#g. XXXIV, 5). L'une (moyen coraco-brachial), moins importante, s’insère au milieu du bord interne de l’humérus et l’autre (long coraco-brachial) à la partie infé-— rieure de ce bord et à la partie supérieure de l’épitrochlée.

Dipus ægyptius (3). — Trois portions (/g. XXXV, 8, 6, 10, p. 88). La courte et la moyenne, très petites, représentées per quelques fibres charnues seulement, s’insèrent

(1) Insertions sup. ; IX, 50, p. 49: inf., XVI, 50, p. 58 (2) Insertions sup.: X, 1, p. 49; inf., XVII, 16, 18, p. 58. (3) Insertions sup.: XI, 1, p. 49 ; inf., XVII, 21, p. 59.

sur la moitié supérieure de l’humérus, l'une au-dessus, l’autre au-dessous du grand rond. La longue portion occupe à elle seule la moitié inférieure de ce bord. Pas de chef pour le biceps.

Lepus cuniculus (1). Lepus timidus (2).— Deux portions seulement, la courte et la moyenne ; de petit volume, s’insérant l’une au-dessus, l’autre au-dessous du grand rond, sur le bord interne de l’humérus, mais restant limitées au tiers supérieur de los.

Arctomys marmotta (3). — Trois portions ; les deux inférieures, quoique fusionnées, sont grêles. La première s’insère à la partie supérieure du bord interne de Phumérus, les deux autres s'étendent sur ses trois quarts inférieurs.

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