Petit palmaire
Muscle très variable. D’après Parsons, il manquerait chez Chinchilla, Sciurus, Myoxus. Il existe cependant, quoique très grêle, chez Sciurus vulgaris (/4. XL VIT, 5, p. 151). Il naît du côté interne de la masse épitrochléenne des fléchisseurs des doigts avec laquelle son origine est souvent confondue. Il descend au-devant du fléchisseur perforé et se termine sur un tendon plat qui s'étale sur le poignet et s’insère d'une part à la base du cartilage cubital, de l’autre à la base du rudiment du pouce.
Il nait généralement de l’épitrochlée, mais chez Octodon, Myopotamus, il vient de la face interne de l’olécrâne, et chez Castor de ces deux origines à la fois.
Partie intégrante du pronato-flexor mass, dont il contribue à former le secteur moyen, comme en témoigne son union très fréquente avec le fléchisseur perforant, il est rejeté sur le bord interne de l’avant-bras, contre le cubital antérieur, par le développement des fléchisseurs des doigts.
Fig. XLVII. — Avant-bras gauche de lEcureuil : muscles épitrochléens- Grandeur naturelle : 1, Longue portion du triceps ; 2, Epitrochléoolécrânien ; 3, Faisceau épitrochléen du cubital antérieur ; 4, Cubital antérieur ; 5, Petit palmaire ; 6, Fléchisseur perforé ; 7, Cartilage cubital ; 8, Tendons du fléchisseur perforé ; 9, Rudiment du pouce ; 40, Cartilage radial ; 11, Tendon de l'extenseur du pouce ; 19, Premier faisceau épitrochléen radial du fléchisseur perforé ; 13, Grand palmaire ; 14, Long supinateur ; 15, Rond pronateur ; 16, Biceps.
Chez Dipus ægyptius, comme tous les muscles du membre thoracique, le petit palmaire, malgré son volume réduit, est relativement bien développé. Son corps charnu occupe le milieu de la face de flexion et la moitié supérieure de l’'avant-bras. Son tendon se termine sur le bord supérieur du cartilage cubital.
Chez Cavia cobaya (/g. XXXIT, 15, p. 84) il est accolé au cubital antérieur, dont le sépare un interstice qui s'étend
jusqu'à la bandelette épitrochléo-olécrânienne et dans lequel on trouve le nerf cubital. Il ne devient indépendant du fléchisseur profond qu’au niveau du tiers moyen de l’avantbras et se termine presque aussitôt sur un long tendon qui passe sur celui du cubital antérieur pour se placer sur son bord radial et se fixe au bord proximal du cartilage palmaire (fig XL VIIT, 6, p. 154). Les fibres tendineuses en s’épanouissant atteignent d’une part le pisiforme, de l’autre le rudiment du l° métacarpien.
Même origine et même situation chez Mus decumanus (jig. XL V,34, p. 146). Le corps charnu, qui n’occupe que la moitié supérieure delavant-bras, est cependant plus indépendant des autres fléchisseurs que chez Cavia. Il donne un tendon bifurqué dont les deux divisions unies par une membrane fibreuse se fixent au rudiment du pouce et au cartilage cubital.
Chez Lepus cuniculus et Lepus timidus, le corps charnu est très réduit et n’occupe que le quart supérieur de l’avantbras. Le tendon grêle suit le bord interne du fléchiseur perforant,. puis croise les tendons du fléchisseur perforé (/ig. XL VI, IS, p. 148) et se continue avec l’aponévrose palmaire, tout en prenant des attaches sur les cartilages du talon de la main.
Chez Arctomys marmotta, il participe au développement de tousles muscles de l’avant-bras. Quoique moins gros que le grand palmaire, il reste charnu jusqu’au poignet et suit le milieu de la face de flexion, Le tendon plat s'étale sur le poignet et s’insère au rudiment du pouce et au cartilage cubital. Il fléchit légèrement la main.