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égale à peu près celui du chef épitrochléen cubital du fléchisseur perforant qu'il recouvre. Il donne un peu audessus du poignet un tendon perforé à chacun des quatre doigts ( /ig. XL VIT, à).
Le fléchisseur perforant est complet et présente les cinq portions que décrit Windle (1). Les chefs épitrochléens sont au nombre de trois. Outre les deux faisceaux décrits chez Cavia et Mus, et s’insérant au côté radial de la face antérieure du tendon commun, on en trouve un troisième dont le tendon se fixe près du bord cubital de cette face. On peut désigner les premiers sous le nom de premier et deuxième chef radial épitrochléen, et le dernier, qui est moins constant et peut chez certains animaux s’insérer sur l’olécrâne en même temps que sur l’épitrochlée, sous le nom de chef épitrochléen cubital.
Le premier chef radial épitrochléen (/{g. XL VIT, 12, p.151) naît de l’épitrochlée avec le grand palmaire ( /ig. XL VII, 13) qui le recouvre à son origine. Il se porte obliquement en bas et en dehors, et son tendon (fig. L, 13, p. 157), vient s'unir au-dessus du poignet au bord radial du tendon commun.
Le deuxième chef radial épitrochléen (/g. L, 2), naît en dedans du précédent qui le recouvre, mais dont il est distinct. De même volume et de même direction que lui, tendineux au même niveau, il s’insère un peu plus bas au bord radial du tendon commun et fournit le tendon du rudiment du pouce (79. L, 10):
Ces deux premiers faisceaux, en raison de leur obliquité, sont pronateurs de la main en même temps que fléchisseurs des doigts.
Le chef épitrochléen cubital (#9. L, 5) naît de la partie inférieure de l'épitrochlée, sous le fléchisseur perforé auquel il est soudé. Il descend verticalement le long de l’avant-bras et son tendon (/q. L, 7), qui devient libre au tiers inférieur du membre, se fixe à la face antérieure du tendon commun près du bord cubital.
Les deux faisceaux antibrachiaux forment une masse
(1) Journal of Anatomy and Physiology, 1889, 24.
unique (/ig. L, 6, 15) qui s’insère sur les quatre cinquièmes supérieurs de la face de flexion des deux os. Quoique le faisceau cubital s’étende sur le bord interne de l’os jusqu’à l’olécräne, c’est le faisceau radial qui l'emporte par son volume et semble constituer la principale origine du tendon commun. Celui-ci, dont la constitution a été suffisamment indiquée, est large et puissant (/g. L, 9). Il donne cinq tendons plats, en rapport avec la longueur des doigts ; ils se terminent sur la base de la face palmaire des dernières phalanges. Trois lombricaux (fig. L, 8) leur sont annexés ; ils s’insèrent à la face externe de l'articulation métacarpophalangienne des trois derniers doigts.
Dipus ægyptius (1). — Le fléchisseur perforé, situé en dedans du perforant, est relativement assez gros et donne trois tendons. Le perforant est formé de deux faisceaux épitrochléens accolés, mais distincts. L’externe ou radial est recouvert par le grand palmaire, l’interne par le fléchisseur perforé. Des deux faisceaux antibrachiaux, le radial est plus petit que le cubital, qui remonte jusqu’à l'articulation du coude.
Le tendon principal fait suite aux faisceaux antibrachiaux et reçoit les tendons épitrochléens.
Lepus cuniculus (2), Lepus timidus (3). — Le /léchisseur perforé est relativement assez gros. Son origine est commune avec le chef épitrochléen du cubital antérieur, le petit palmaire et le fléchisseur perforant entre lesquels il apparaît au tiers supérieur de l’avant-bras (/g. XL VI, 15, p. 148). Le tendon ne devient libre, chez Lepus timidus, qu’au niveau du poignet, plus haut chez le Lapin: il se divise en quatre portions.
Le fléchisseur perforant comprend un premier chef épitrochléen assez gros (/ig. XL VI, 16) et un second chef épitrochléen beaucoup plus grêle, qui naît de la face profonde
(1) Insertions sup. : XVIII, 8, p. 59; XXV, 9, p. 70. @)'Insertions sup. : XIX, 21, p. 59 ; XXVI, B,-13, 15, p. 70. (3) Insertions sup. : XX, B, 7, p. 60; XXVIL B, 12, 13, p. 71.
du fiéchisseur perforé. Chez le Lièvre, ce second chef épitrochléen est encore plus réduit que chez le Lapin ; il donne (fig. XL VI, 17) un long tendon qui suit l’axe de l’avant-bras avant de se terminer sur le tendon commun. Les deux chefs antibrachiaux sont assez grèles chez le Lièvre aussi bien que chez le Lapin. Chez ce dernier, le chef radial est plus petit que l’autre et s’insère au tiers moyen du radius jusqu'à l'insertion du rond pronateur. Le petit corps charnu, semipenniforme, se fixe par un long tendon à la face postérieure du tendon commun. Le chef cubital est un peu plus long et son insertion remonte jusqu’à celle du biceps.
Chez le Liévre, c’est au contraire le chef radial qui est le plus long, tandis que le cubital ne s’insère qu’au tiers moyen de la face interne du cubitus.
Le tendon commun présente dans la gouttière carpienne un gros nodule fibro-cartilagineux et se divise en cinq tendons dont un est destiné au rudiment du pouce. Trois lombricaux, assez développés chez Lepus timidus, se rendent au bord radial des trois derniers doigts.
Arctomys marmotta (1). — Le /léchisseur perforé naît de la partie postéro-inférieure de l’épitrochlée, uni au petit palmaire, au grand palmaire et au chef épitrochléen du fléchisseur perforant. Le corps musculaire est volumineux et reste charnu jusqu’au poignet. Il donne quatre tendons au-devant du poignet qui vont s’insérer par de longues bifurcations à la base des deuxièmes phalanges des doigts.
Le fléchisseur perforant n'a que deux chefs épitrochléens. Le premier nait entre le grand palmaire et le fléchisseur perforé, auxquels il est uni. Il suit le plan profond de l’avant-bras, près du bord radial, sous le rond pronateur. Il se termine au poignet sur la partie externe du tendon commun. Le second chef épitrochléen, plus petit, naît de la partie postéro-interne du faisceau commun et se fixe par un tendon grêle, au-dessus du précédent, sur la partie externe du tendon commun.
(1) Insertions.sup. ::XXI, 13, p.161; XXVIIL, 46/10/0077;