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Extenseur commun des doigts

ILs'étend de l’épicondyle à la base des deux phalanges distales des doigts, sauf le pouce. Il est rare qu'il prenne aussi insertion, comme chez Dasyprocta, sur la diaphyse du cubitus, mais au contraire la distribution de ses tendons est assez variable suivant les espèces.

Cavia cobaya (1). — Né de l’épicondyle au-dessous des radiaux, son corps charnu suit le milieu de la face dorsale de l’avant-bras entre les radiaux et l’extenseur propre du petit doigt (/g. XXX, 35, p. 78). Son tendon passe dans une gouttière profonde qui est creusée sur la face dorsale de l'extrémité inférieure du radius près de son articulation avec le cubitus. Il se divise d’une façon variable suivant les sujets.

Comme Parsons, je l'ai vu se diviser en deux tendons, le radial allant à l'index et au médius, le cubital au médius, à l’annulaire et au petit doigt, mais je l'ai vu aussi se diviser en trois portions : la radiale se rendant aux 2° et 3° doigts, les deux autres destinées à chacun des deux derniers doigts. Autre type : les trois divisions du tendon de l’extenseur se dédoublent, les doigts extrêmes ne reçoivent qu'un tendon, les doigts du milieu en reçoivent deux. Quelle que soit leur distribution, les tendons digitaux de l’extenseur sont reliés entre eux sur le dos de la main par des expansions aponévrotiques ou vincula qui sont assez résistantes chez Cavria cobaya. Chacun d’eux envoie aux parties latérales de la tête du métacarpien et de la base de la 1'° phalange une expansion fibreuse : il est également relié aux tendons des interosseux. Il se divise sur le dos de la 1" phalange en trois portions : la portion moyenne se fixe à la base de la 2° pha-

(1) Insertion sup. : XV,, 5, p. 57.

lange, les deux latérales vont à la base de la 3°. Cette dernière portion du tendon extenseur est longée de chaque côté par la bande élastique dorsale qui va de la tête de la phalange moyenne à la base de la phalange distale et sert à maintenir l'articulation distale du doigt dans un état permanent d'extension (1).

La traction de l’extenseur commun étend les doigts et les met dans l’abduction par rapport à l'axe de la main, puis elle étend la main sans renverser sensiblement les doigts en raison des connexions étroites de ses tendons avec la tête des métacarpiens.

Mus decumanus (2). — L'extenseur commun se divise en quatre tendons. Le premier, vers le cubitus, se divise en deux portions ; l’une d’elles va au côté radial du 5° doigt en passant sur le tendon de l’extenseur propre du petit doigt, l’autre va au 4° doigt en passant sous le 2° tendon de l’extenseur commun qui se rend tout entier. à ce doigt. Les deux autres tendons vont aux 5° et 2° doigts.

Sciurus vulgaris (3).-—- L'extenseur commun des doigts nait de la partie inférieure de la crête épicondylienne et de la face antérieure de l’épicondyle. Il reste uni au deuxième radial le long du cinquième supérieur de l'avant-bras. Le corps charnu assez petit se divise en six tendons que leurs vincula celluleux laissent assez indépendants. Du radius vers

le cubitus, le premier tendon va au côté radial du deuxième doigt ; le deuxième tendon, au côté radial du troisième doigt ; le troisième tendon, au côté cubital du troisième doigt et il envoie une languette grêle au tendon cubital du quatrième doigt. Le quatrième tendon se divise en deux portions égales qui se rendent au côté radial des quatrième et cinquième doigts. Le cinquième tendon va au côté cubital du quatrième doigt après avoir reçu l'expansion du troisième tendon. Le sixième tendon va au côté cubital du cinquième doigt et (1) PARSONS, loc. cit., 1894, p. 268.

(2) Insertion sup.: XVI, 16, p. 58.

(3) Insertion sup.: XVII B, 23, p, 58.

envoie une petite expansion au tendon radial de ce même doigt. Si l’on ajoute le tendon de l’extenseur propre du deuxième doigt, on voit que chez Sciurus, chaque doigt reçoit deux tendons extenseurs qui restent indépendants au niveau du métacarpe et se fixent isolément aux parties latérales de la base des premières phalanges. Ils continuent leur trajet en se rapprochant et s'unissent en se fixant à la base de la deuxième phalange : ils envoient une expansion grêle à la base de la troisième. De fortes bandes élastiques dorsales tiennent les dernières phalanges subluxées en armére (g XLIV, p:129).

Dipus ægyptius (1). — Quatre tendons unis par de petits vincula et se rendant régulièrement à chacun des doigts.

Lepus cuniculus. Lepus timidus. — Quatre tendons nés au tiers inférieur de l’avant-bras, unis par des vincula fibreux sur le dos du carpe et se rendant à chacun des derniers doigts.

Arctomys marmotta (2). — Né du sommet de l’épicondyle avec le deuxième radial, l’extenseur des doigts reste charnu jusqu’au poignet et occupe le milieu de la face dorsale de l’avant-bras. Il se divise en quatre tendons plats, qui sont petits eu égard au volume des doigts et sont unis par des vincula faibles et lamelleux.Chacun d'eux se rend au doigt correspondant. Le second tendon, avant d'aborder le troisième doigt, se divise en deux portions qui suivent les parties latérales de sa face dorsale, envoyant chacune une expansion au côté de larticulation métacarpo-phalangienne : elles s'unissent, comme chez Sciurus, au niveau de la deuxième phalange.

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