Plantaire grêle (fléchisseur perforé des orteils
Court fléchisseur des orteils
Cavia cobaya (7).— D'un volume égal à celui dusoléaire, le plantaire grêle naît du condyle externe du fémur par un tendon qu’on sépare difficilement de celui du jumeau. Il descend le long de la jambe entre le soléaire et le jumeau externe (/g. XC V, 15, p.323). Le tendon inférieur,’ après avoir tapissé la face antérieure du muscle, ne devient libre
(1) Insertion sup.: LXVIII, 29, p. 209.
(2) Insertion sup. : LXIX, 9, p. 209.
(3) Insertion sup. : LXX, 9, p. 210.
(4) Insertion sup. : LXXI, 10, p. 211.
(5) Insertion sup. : LXXII, 11, p. 212.
(6) Insertion sup.: LXXIIT, 11, p. 213.
(7) Insertion sup.: LX, À, 8, p. 198.
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qu’au voisinage du pied. Il suit la gouttière qui creuse le bord interne du tendon d’Achille, coiffe la saillie du calcanéum et après réflexion à angle droit, se continue avec l'aponévrose plantaire, non sans contracter d’étroites relations avec le squelette du pied. Peu après sa réflexion, ilenvoie une courte expansion à la face externe du calcanéumet s’unit au ligament annulaire interne du cou-de-pied. Sous le calcanéum, la face profonde de l’aponévrose plantaire envoie aux os du Larse des tractus celluleux obliques en avant et ses bords émettent des expansions résistantes qui se fixent à l'extrémité postérieure des métatarsiens extrêmes. A ceniveau l’aponévrose plantaire se divise en quatre languettes, dont trois destinées à jouer le rôle de fléchisseur perforé des deuxième, troisième et quatrième doigts, se placent sous le tendon correspondant du fléchisseur commun. Elles s’insèrent à la base de la première phalange et envoient à la deuxième un tractus fibreux. La quatrième languette, après avoir longé le quatrième métatarsien, donne quelques fibres au côté externe de la tête de cet os et se termine sous le rudiment du cinquième doigt qui fait saillie sous la plante du pied près de la racine du quatrième doigt. En raison de ses connexions étroites avec le squelette du pied, le plantaire grêle n’agit passur les orteils. C’est un extenseur direct du pied.
Mus decumanus (1). — L'origine du plantaire grêle est encore plus étroitement unie à celle du jumeau externe que chez Cavia. Ses fibres s’implantent sur le sésamoïde externe et sur le bord interne du tendon de ce muscle. Le tendon terminal commence au cinquième inférieur de la jambe. Il donne naissance à la plante du pied, comme chez les autres Myomorphes, au court fléchisseur des orteils. L'aponévrose plantaire devient charnue. Chez Gerbillus, Myoxus, Myodes, elle ne présente que quelques fibres musculaires, mais chez Mus decumanus, comme chez la plupart des Myomorphes, le muscle est bien développé (/ig. XC' VI, 33)
(1) Insertion sup. : LXI, 26, p. 198.
et commence dès la réflexion rétro-calcanéenne. Vers l’articulation tarso-métatarsienne, la petite lame charnue se divise en cinq faisceaux dont les tendons sont les fléchisseurs perforés des doigts.
C’est peut-être le Castor qui, de tous les Rongeurs, présente le plantaire grêle le mieux développé (Parsons). Son tendon se divise, dès son arrivée sous la plante du pied, en couche fibreuse superficielle qui représente le fascia plantaire, et couche profonde ou musculaire qui figure le court fléchisseur des doigts. Souvent, chaque tendon donne de sa face profonde, avant sa perforation, une bride qui embrasse le tendon du long fléchisseur, comme à leur extrémité anté— rieure.
TTL
ig. XCVI.— Face plantaire de la patte postérieure droite du Rat. Double de grandeur naturelle. 23, Fléchisseur des orteils; 26, Plantaire grêle; 27, Tendon d'Achille ; 30, Malléole interne: 31, Interosseux interne du pouce; 32, Malléole externe ; 33, Court fléchisseur commun des orteils ; 34, Interosseux externe du 5° doigt; 35, Tendons du court fléchisseur commun ou perforé des orteils ; 36, Lombricaux ; I, I, Ill, IV, V. Doigts.
Sciurus vulgaris (1). — Le plantaire grêle est volumi-
(1) Insertion sup. : LXII, 8, p. 199.
neux et occupe l’axe de la jambe sous le jumeau externe avec lequel se confond son insertion supérieure. Le tendon terminal ne commence qu’au niveau du cinquième inférieur de la jambe et ne présente pas de fibres charnues à la plante du pied. Il joue le rôle de fléchisseur perforé ; il fléchit assez énergiquement les doigts étendus et les rapproche en adduction.
Dipus ægyptius (1). — Origine sur le condyle externe, en dedans du jumeau externe et assez indépendante. Corps charnu plat. Tendon plantaire pas charau, donnant des subdivisions puissantes qui se fixent à la deuxième phalange des trois doigts.
Lepus cuniculus (2). — (Gros faisceau fusiforme, un peu aplati, occupant toute la largeur de la face postérieure de la jambe. Il naît du sésamoïde externe, en dedans du jumeau externe. Le tendon terminal traverse la boutonnière que forment par leur union le tendon d’Achille et celui du demi-tendineux, glisse dans la gouttière verticale qui creuse le bord postérieur du calcanéum et reste fibreux dans sa portion plantaire qui adhère aux faces du calcanéum. Il se divise en quatre tendons plus grêles que ceux du fléchisseur perforant. Ses tendons traversent la première boucle fibreuse, se divisent et contournent les tendons perforants, traversent la deuxième boucle et s’insèrent à la base de la deuxième phalange.
Quoique portant surtout sur le pied, l'action du plantaire grêle se transmet plus efficacement aux orteils chez Lepus que dans les types précédents. Pendant la contraction du muscle, la concavité du pied est à peine exagérée, mais l'extension des orteils est rendue impossible.
Chez Lepus timidus (3), la disposition est la même. Le
(1) Insertion sup. : LXIIT, 10, p. 200.
(2) Insertion sup. : LXIV, 23, p. 201.
(3) Insertion sup. : LXV, 22, p. 202.
corps charnu, gros et plat, s’insère à la partie interne du condyle externe et sur le sésamoïide avec le jumeau externe.
Chez Arctomys (1), le corps, assez volumineux, est indépendant du jumeau externe en dedans duquel il s'insère sur le condyle. Le tendon coiffe le calcanéum et se fixe solidement à ses parties latérales ; il donne quatre tendons perforants. Pas de court fléchisseur.