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CONCLUSIONS

Les descriptions anatomiques qui composent l'étude précédente contiennent des faits susceptibles d'être divisés en trois groupes. Les uns appartiennent uniquement à l'anatomie descriptive et n’ont d'intérêt que par les interprétations différentes qu'en donnent les auteurs. Ce sont des points contestés, sujets à critiques. qui ont été discutés D'autres sont importants à signaler parce qu'ils sont le contre-pied des faits que je cherche à mettre en lumière. Ce sont des dispositions morphologiques échappant à toute influence fonctionnelle, manifestement indépendantes du genre de vie des animaux et que l’on rencontre chez des sujets de mœurs très différentes. Dans une série parallèle on pourrait grouper les dissemblances organiques que présentent, en dehors de toute action fonctionnelle, des espèces voisines les unes des autres. Telle est la présence de l’obturateur intermédiaire chez Lepus cuntculus, Son absence chez Lepus timidus, l'indépendance du petit adducteur chez le premier, sa fusion avec le grand adducteur chez le second. Ces faits peuvent dépendre des influences génériques ou familiales, mais, comme je l’ai dit au début de cette étude, je me borne à les signaler, sans en tirer des inductions de parenté que là morphologie ne suffit pas à justifier. Leur rôle, dans l’étude que je poursuis, est de mettre en relief, par leur opposition, le troisième groupe de faits. Ceux-ci paraissent plutôt dépendre des attributions fonctionnelles. Dans le travail de minutieuse analyse auquel je

les ai soumis, je me suis efforcé de les dégager des autres influences causales et de justifier le caractère d'adaptation que je leur attribue.

I. — Parmi les faits anatomiques de la première catégorie, il faut citer les suivants :

4. La portion ventrale de l'omo-transversaire du Lapin appartient bien à ce muscle, comme le veut Leche, et non pas au sterno-mastoïdien.

2. Tandis que le professeur Testut est porté à rattacher à l’iléo-psoas le scansorius des Singes, on ne saurait douter que le scansorius des Rongeurs appartienne aux fessiers.

3. Le faisceau que Parsons donne comme formant le petit fessier tout entier, appartient à ce muscle, mais il n’en forme qu’une fraction, lorsque le petit fessier est indépendant du scansorius.

4, Le scansorius de Dipus œgyptius, que Parsons donne comme distinct du petit fessier, est ordinairement fusionné avec ce muscle.

5. Le petit fessier, le scansorius et la portion sciatique du petit fessier, sont trois portions d'une même masse charnue, qui sont susceptibles de s'individualiser ou de se réunir en un seul corps musculaire.

6. Les adducteurs ont été décrits en se basant sur la constance morphologique du pectiné et du moyen adducteur, sur l’innervation et les insertions osseuses.

Il a été établi que les variations si nombreuses que présentent ces muscles dépendent des subdivisions du orand adducteur et des relations inconstantes avec ce muscle de l'ischio-condylien ou portion présemimembraneuse du demi-membraneux.

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