AVANT-PROPOS
Au moment de clore nos études médicales et de quitter définitivement Bordeaux, qui nous abrita depuis notre naissance et où nous fimes toutes nos études, un sentiment de mélancolie nous étreint, bien que nous soyons persuadé que notre exil nous conduit au bonheur. Mais nous resterons toujours attaché à notre belle cité par des liens de reconnaissance envers tous ceux qui ont participé à notre formation intellectuelle et surtout médicale.
Tout d’abord, au début de nos études, nous fûmes reçu tant à la Faculté qu'à l'Hôpital militaire de Talence où s’écoulèrent nos trois premières années de médecine par M. le professeur Picqué qui, outre son enseignement magistral de l’anatomie, nous fit faire nos premiers pas hospitaliers. Nous tenons à le remercier tout particulièrement pour l’affectueuse sympathie, qu'il voulut bien toujours nous témoigner. A MM. les médecins-majors Ferron et Giacardy va aussi toute notre reconnaissance pour leur précieux enseignement.
Nous fûmes ensuite stagiaire successivement chez M. le doc teur Rocaz, où nous avons pris contact avec les enfants ma: lades, à la Clinique d'accouchement, avec M. le professeur Rivière, chez M. le professeur Rocher et chez M. le professeur W. Dubreuilh. Ce n’est pas le hasard qui nous fit revenir chez ces deux derniers maîtres comme externe, mais le désir de nous perfectionner sous leur habile direction. Les six mois d’externat passés au Sanatorium de Feuillas, avec M. le professeur agrégé Leuret, et ceux passés à Bel-Air, avec M. le docteur Denis, nous permirent d'apprendre la méthode d’exe men fondamentale qu'est l’auscultation.