‹ Contribution à la question de l'azoteChapitre 3 sur 31 · PÉRIODE C : | PÉRIODE D · texte numérisé non relu

PÉRIODE C : | PÉRIODE D

2 juillet 2 août TOTAL.

Nos PÉRIODE À : | PÉRIODE B :

13 mai 2 juin

des cases.

au 1er juin. | auz*r juillet. | au rer août. au 9 août.

DRAC IE EEE

le cOAINE 61.73 107.70 89.76 22,45 281.64 | ARR 91.42 92.97 70.59 16.87 231.85 LE 91.19 94.10 71.44 45.20 238.03 ENrZ 51.99 84.82 44.69 9.38 190.88 | ÈS 52.94 83.21 39.68 8.92 184.75 VE: 52.44 82.72 0.75 9.14 145.05 Axote par litre, en grammes.

“ PÉRIODE A: PÉRIODE B : PÉRIODE C : PÉRIODE D : 5 13 mai au 1° juin, | 2 juin au 1er juillet. |2 juillet au rer août.| 2 août au 9 août. = 2 ZA HOME AE Ammo- | NRA z on Nitrique ia Nitrique. ere Nitrique. vaes Nitrique.

LS » 0.002174 » 0.000217! » 0.0007€1 » |0.000156 IL. » 0.000707 » 0.001277! - » . | 0.000217] » 10.000109 LIL. » 0.000217 » 0.601984 » 0.000190! » 10.000163 ln 24 » 0.050059 » 0.176865! » 0.031525] » |0.001304 V. | 0.004697! 0.003316! 0.095624! 0.039515! » 0.027176] ». |0.013696 VL » 0.007131 » 0.051228 0.083160 0.000528

Axote total contenu dans l’eau de drainage, en grammes.

Nos PÉRIODE À : | PÉRIODE B : | PÉRIODE C : | PÉRIODE D :

13 mai 2 juin 2 juillet 2 août

des cases, 2. Re . à au 1°7 juin. | au r°r juillet. | au 1er août. au 9 août.

Are

Notes sur la marche de l'expérience. — Les [upins ont été plantés le 2 mai en 4 lignes à 20 centimètres de

distance, de 10 en 10 centimètres, dans chaque ligne, d’où

4 X 9 — 36 graines. — Levée : commencement, le 8 mai; levée complète de toutes les graines dans les six cases, le 11 juin.—

La floraison se prépare, sauf dans I, le 12 juillet; elle com-

mence le 13 dans la case VI, le 16 dans IT à V, le 29 dans I.

Toutes les cases sont en fleurs le 30 juillet. — L'aspect de la

végétation représenté par la planche ci-contre 1 est le suivant :

Végétation souffreteuse dans I, neuf plantes mortes, celles

qui ont résisté sont très chétives; elles ne mesurent en moyenne qué 16 centimètres et ne portent que de très petites fleurs. — Les cases IT et [IT présentent une végétation à peu près identique. Toutes les plantes étaient sensiblement plus fortes que celles de [; hauteur moyenne respective, 28 el 30 centimètres. — En IIT, une plante très forte se remarque parmi les autres, nouvelle preuve de l’influence qu’exerce l’individualité et de la nécessité d’expérimenter toujours en physiologie sur un certain

nombre de sujets. Les cases IV, V et VE, ayant reçu une fumure

azotée, se distinguent à distance des autres. Hauteur moyenne respective, 47, 92 et 70 centimètres. V, azote ammoniacal, s’est montrée pendant les premières semaines sensiblement supérieure à [V, azote nitrique, mais peu à peu la différence a diminué, et au moment de la récolte elle s'était effacée. Par contre, VI, azote organique, a été dès le début beaucoup plus forte que les autres cases. Cette supériorité s’est maintenue pendant toute la durée de l'expérience.

Nos connaissances sur les propriétés physiques du sol et les relations qui existent entre les divers états chimiques de l’azoteengrais et le sol nous permettent d'expliquer facilement ces différences, surtout si nous tenons compte de la composition des eaux de drainage.

1 Nous remercions M. Masson, directeur du laboratoire agricole de l'État, à Gembloux, à qui nous es la reproduction PhOIoS A RTIUnS de nos plantes er

ns Ge

Le nitrate de soude, plus soluble que le sulfate d’ammoniaque et absorbé avec moins d'énergie par le sol, est descendu en grande partie dans le fond des cases et n’a pu exercer son action fertilisante que lorsque les racines se sont allongées dans les couches profondes.

Pendant toute la durée de l'expérience, on a souvent visité les cases, au moins deux fois par jour, pour recueillir avec soin tous les débris de la végétation (feuilles cotylédonaires, débris de feuilles, pétales) détachés. Ces déchets desséchés ont été conservés dans des bocaux en verre, et leur poids, d’ailleurs très faible, rapporté à l’état frais, a été finalement ajouté au poids de la récolte. Dans I on a également enlevé les plantes mortes et leurs racines. Leur décomposition dans le sol aurait pu devenir une cause de perte d'azote.

La fructification a commencé le 2 août, les gousses s’allongealent et la es se formait.

On sait qu’à ce moment l'apogée de l’absorption des éléments nutritifs est atteint, il n’y a plus guère que migration des éléments de la partie inférieure vers la partie supérieure, et des. feuilles vers les fleurs.

Nous avons donc procédé à la récolte le 8 août. Les lupins ont été coupés à ras du sol. Les cases ont été alors complètement vidées; certaines racines descendaient jusqu’à la profondeur de 1 mètre. Le contenu des cases a été étendu, en couches minces, sur de grandes bâches de 40 mètres carrés de surface, pour faciliter la dessiccation. |

Toute la masse a été soumise à un tamisage, afin de recueillir celles des racines et les débris qui n’ont pu être récoltés à la main. Les racines de toutes les cases étaient garnies de nodosités, modification des tissus des racines d’après les travaux de Van Tieghem et Daulot. Leur grosseur variait de celle d’un pois à celle d’une noix.

Les résidus restés sur le tamis ont été desséchés à l’air, et une nouvelle séparation des racines et du sable a été faite à la main et à la pincette. Cette opération a été très longue et délicate; plusieurs personnes y ont été occupées pendant plusieurs.

jours, mais le lavage des racines nous aurait exposé à des pertes de matières azotées solubles. ;

Le dosage de l’eau dans la récolte desséchée nous a permis de rapporter le poids de celle-ci au poids de la matière fraîche.

Les cailloux du Rhin et le fond des cases de végétation ont été lavés, après en avoir retiré le sable fin, avec 10 litres d’eau distillée, afin de recueillir les dernières traces d’azote contenu: dans les eaux de drainage retenues par les cailloux. Les eaux. de lavage ont été réunies aux eaux de drainage des derniers jours. va Les récoltes desséchées à l’air ont été ensuite découpées en brins de 2 à 3 centimètres, desséchées à l’étuve et réduites en. poudre fine à l’aide du moulin à cône d’acier. Cette opération a été faite sur toute la masse végétale produite par case, afin | d'assurer un échantillonnage parfait. |

Le dosage de l’azote (IN) a été opéré par trois méthodes différentes : celle de Ruffle, celle de Kjeldahl-Jodlbauer et celle de Will et Varentrapp, l'absence de nitrates ayant été constatée par la brucine. La moyenne des trois dosages très concordants a permis d'établir la richesse en azote de la récolte sèche, titre qui à été ramené à celui de la récolte fraiche à l’aide du dosage de l’eau.

. Au moment du tamisage du sable, on en a prélevé pour chaque case un grand nombre d'échantillons qui, réunis, ont formé l'échantillon moyen du sol ayant produit les plantes d'essai. Dans ces échantillons, on a dosé l’azote (N°); chaque analyse a été faite en double par la méthode Rufile.

Sur la récolte de chaque case, on a prélevé quelques tubercules radicaux. Ceux-ci ont été lavés par une solution de bichlorure de mercure au millième, coupés au rasoir flambé et le contenu écrasé avec quelques gouttes d’eau distillée sté-. rilisée à l’aide d’une anse de platine flambée. Une goutte du liquide a servi à inoculer des tubes de gélatine Koch. Chaque essai a été fait en double, et pour chaque case on a procédé à là contre-épreuve en inoculant un tube avec la liqueur obtenue par le broyage des nodosités, mais stérilisée auparavant dans

RU

Pétuve à 115°. Les nodosités de toules les cases nous ont montré, dans les tubes à gélatine 1, le même développement de micro-organismes que celui décrit page 8. |

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