Morestin. Gazelle des hôpitaux, 1900, page
Re
ae et grâce à laquelle nous avons vu s’accomplir de très belles guérisons.
Toutefois il faut le dire l'extension continue, n’a pas. tant s’en faut, même après les travaux de Lannelongue, rallié tous les suffrages.
Le mot : réponse théorique indique lui-même dans quelle direction se sont produites les attaques de ses détracteurs. Oui théoriquement la traction sur la hanche doit supprimer les douleurs, mais nous avons vu des cas où ces douleurs ont augmenté pour ne cesser qu'avec la mise en plâtre de l'articulation malade (1). Oui théoriquement,la traction continue supprime contractures, ulcérations etc, mais l’expérience de -Lannelongue a été faite sur un cadavre,et personne n’a encore apporté la preuve sur le vivant que, sur une hanche malade, avec une traction modérée, l’écartement soit réel ou tout au moins suffisant.
Nous n’avons pas ici à prendre la défense d’une méthode — notre intention est au contraire de faire une étude critique de celles qui sont employées, — mais il est un fait c’est que l’extension continue donne cliniquement d'excellents résultats. Seulement, il est nécessaire pour que la méthode agisse efficacement, que l’extension soit appliquée rationnellement.
Nous avons dit plus haut, dans notre chapitre d’introduction, que Lannelongue avait décrit un procédé de traction qui nous semble parfait. Nous prendrons donc ici la liberté de reproduire intégralement la description que lui-même nous en donne.