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des excroissances plus volumineuses, le plus souvent jaune rougeâtre, À la coupe, la muqueuse vaginale est trouvée normale ; puis, de dehors en dedans, on trouve le tissu conjonctif sous-muqueux dense, une couche musculaire, une couche connective assez dense, limitant quelquefois sans épithéliur la cavité kystique, mais le plus souvent bordée par le revêtement épithélial variable du kyste.
Les cellules sont tantôt cylindriques, tantôt cylindriques hautes, à cils vibratiles, tantôt elles reposent sur une couche de cellules de remplacement, tantôt elles sont pavimenteuses, stratifiées ou non. La paroi est partout nettement papillaire, l’épithélium cylindrique suit les contours des papilles, l’épithélium pavimenteux au contraire comble les dépressions interpa- . pillaires et les nivelle : ce dernier aspect correspondant aux plaques jaunâtres signalées au cours de la description microscopique. Les points jaunes rougeâtres doivent cet aspect à des hémorrhagies interstitielles. En somme, rudiment de vagin, paroi propre papillaire, musculature propre, épithélium variable dont les variations correspondent aux différentes phases par lesquelles peut passer l’épithélium du vagin pendant le développement de l'organe.
OBSERVATION VIII (In Poupinel).
Werner Kümmel.
Kyste extirpé par Scheffer; sac arrondi de 15 à 20 millimètres de diamètre ; il n'est plus recouvert de la muqueuse vaginale qui passait en avant de lui; paroi dense, épaisse en
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certains points de plus de 4 millimètres. Le contenu n’a pu être examiné; paroi dense contenant des faisceaux de fibres musculaires lisses, surface interne paoillaire partout tapissée d’épithélium pavimenteux stratifié. Werner Kümmel admet qu’il s'agit d'un kyste du canal de Müller à cause de la paroi épaisse et de la structure bien avancée vers le type muqueuse
vaginale .
OBSERVATION IX {In Dresch).
Kysle de la paroi postérieure.
V. T..., fleuriste, entrée le 17 décembre 1871, dans le service du docteur Guyot, à Saint-Antoine, se croyait atteinte d'une descente de matrice. Toucher vaginal. Aussitôt sensation d’une tumeur dure que l’on délimite. Elle est globuleuse, rémittente, appendue à la paroi postérieure du vagin par un pédicule très large étranglé en un endroit te donnant la sen: sation d’un corps charnu, un peu résistant.
À la vue, tumeur lisse, blanchâtre et peu luisante, à son extrémité rosée mais dépourvue de plis à la surface dans la partie intra vaginale. 14 Ë
Le diagnostic était kyste dans la paroi postérieure du vagin.
L'intervention première consista en l’incision et la cautérisation au nitrate d'argent qui fut douloureuse. Petite hémor ragie.
Remplaçant M. Guyot, M. Raynaud met le fond à nu, à l’aide d’une excision de la paroi antérieure et panse à l’alcool.
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(L'observation relate des accidents de péritonite et une perforation intestinale qui emporte la malade). L'autopsie est faite par M. Chevalet, interne du service d’une façon complète, mais nous retenons ceci seulement :
« La muqueuse vaginale forme encore un bourrelet très accentué autour de l’excavation du kyste tapissé maintenant par une membrane qui, soumise à l'examen microscopique, démontre un épithélium identique à celui du vagin que l’on soumet aussi à l'observation. » |
OBSERVATION X (In Dresch).
Kyste de la paroi postérieure du vagin.
Mémoire de Ladreit de la Charrière.
Obs. 1. P... 2$ ans, cuisinière, entré à l’Hôtel-Dieu, service de M. Boyer, suppléé par M. Verneuil, pas de maladies antérieures, leucorrhée, virginité probable. Une tumeur de la grosseur d’une noix, molle, arrondie, fait saillie à la vulve, surtout dans la station verticale de l'effort. La tumeur s’inserre sur la paroi postérieure du vagin, insertion large et très longue, car commençant près du cul-de-sac postérieur, elle va jusqu’à un centimètre de l'orifice vulvaire. Le col utérin est petit, ferme, assez bas. La tumeur présente 6 centimètres dans son plus grand diamètre et deux et demi transversalement. Coloration rosée, ses parois ont l'air d’une densité extrème ; trans.
parence évidente mais non constatée. Nulle part trace d'in- R. 4
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flammation dans la muqueuse vaginale. Le doigt introduit dans le rectum entre dans une ampoule d’autant plus considérable que l’on abaisse davantage la tumeur, il peut même ressortir par la vulve en faisant un crochet. Fluctuation évidente.
La malade s'est aperçue de la tumeur il y a sept ans Elle s'est accrue insensiblement depuis cette époque. Gêne dans la station, sensibilité au moment des règles, pas de gène dans la miction ou la défécation.
Opération par excision de la portion inférieure. Liquide épanché clair, transparent. Cicatrisation à peu près complète dix-neuf jours après. La paroi kystique crue si mince est fort épaisse. En haut, trois millimètres, en bas un et demi. Formée par deux couches de tissu reliées fortement entre elles. A l'extérieur c’est la muqueuse vaginale. la tunique interne presque aussi épaisse, présente en moyenne un millimètre, est rougeâtre et cohérente. Sa coupe rappelle la tunique moyenne des grosses artères, teinte en rouge par l’imbibition. La surface interne est sillonnée par un réseau vasculaire riche, à mailles fines. Cette vascularisation ne pénètre pas l'épaisseur de la poche qui offre au microscope une trame assez serrée, constituée par des fibres de tissu cellulaire et élastique, un lacis de vaisseaux et un bon nombre d'éléments fusiformes et de noyaux. Les branches les plus profondes renferment des faisceaux musculaires analogues à ceux de la paroi vaginale. Pas trace de revêtement épithélial. Ce caractère exclut le développement dans une giande. L'hypothèse d’un kyste séreux ou hygroma développé dans le tissu cellulaire lâche de
la cloison recto-vaginale paraît plus probable.
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OBSERVATION XI (In Santoni).
Kysle de la paroi postérieure (Kleinwachter).
Une femme de 45 ans, qui avait eu sept accouchements antérleurs, remarqua dès sa première grossesse une tumeur qui atteignit bientôt le volume du poing. Il se forma à la fin une petite ouverture par où s’écoula un peu de pus. On étudia le kyste purulent et on découvrit par l'analyse histologique qu'il s'agissait d’un petit vagin rudimentaire.
L'utérus était bicorne, ce vagin correspondait à la corne
gauche, restée rudimentaire.
Cette observation se trouve plus en détail dans le Gersichrift fur gebure kende und gynæcolocie, vol. IT. Au bout de sept à huit joursles fils peuvent être enlevés, la réunion est parfaite et la guérison définitive.