‹ Contribution a letude des Kystes du VaginChapitre 4 sur 26 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Dans le cours de nos études,nous avons eu l'occasion d'observer deux kystes du vagin remarquables par leur volume et aussi par le lieu de leur implantation. Nous avons pensé, après avoir fait des recherches, que ces kystes méritaient une étude particulière et nous avons songé à en faire le sujet de notre thèse inaugurale. Nous avons d’ailleurs été encouragés dans cette idée par notre maître, Monsieur ie docteur Potherat.

Ce n'est pas que les kystes du vagin soient une rareté. En effet dé nombreux travaux originaux. leur ont été consacrés. Tous les traités de chirurgie en font mention; mais il suffit de parcourir même rapidement

ces travaux ou ces traités pour se rendre compte que | presque toujours il a été question ou de petits kystes

Done

séreux,dits glandulaires, ne présentant rien de spécial ou de kystes développés à la paroi antérieure et ayant leur point de départ dans les canaux de Gaertner,

C'est à peine s’il est fait une mention des kystes de la paroi postérieure, ou du moins la variété que nous allons étudier a été à peine envisagée. Les deux cas que nous avons observés, en particulier, s'ils ne sont pas absolument uniques dans la science doivent, ainsi que nous le verrons plus loin, être rangés dans un groupe spécial de collections kystiques, groupe qui à l'heure actuelle ne comprend qu'un fqut petit nombre de faits bien étudiés.

Ce n'est pas seulement leur situation sur la paroi postérieure qui crée à ces kystes une originalité, c'est encore et surtout leur pathogénie. |

Leur origine a déjà été indiquée mais elle n'a jamais été bien élucidée. Nous espérons pouvoir apporter des documents capables de jeter un peu de lumière sur ce point particulier de la pathologi e génitale.

Mais avant d'aborder cette tâche, NOUS avons à rem plir un devoir auquel nous n'aurions garde de manquer, bien moins parce que l'usage l'a consacré que parce qu'il nous fournit l'occasion de témoigner publiquement de nos sentiments envers nos maitres au moment Où nous arrivons au terme de nos études médicales.

Nous adresserons tout d'abord le témoignage de notre profonde reconnaissance à M. le docteur Pother at, chirurgien des hôpitaux. Nous l'avons suivi pendant plusieurs années et nous avons eu le bonheur d'être son

FANS E Re

assistant immédiat à l'hôpital de Bon-Secours pendant notre dernière année; il a bien voulu, non seulement nous faire participer largement aux ressources de son enseignement si intéressant et de sa pratique si habile, mais encore nous honorer de son amitié. Nous n'ou-

blierons jamais tant de bienveillance à notre endroit.

C'est à Rennes que nous nous sommes initiés à la chirurgie auprès des docteurs Aubrée et Dayot auxquels nous sommes reconnaissants des solides fondements que leur pratique a jetés en notre esprit. Plus tard nôus nous sommes familiarisés davantage avec cette branche dans le service de M. le professeur agrégé Campenon et surtout auprès de M. le professeur Duplay, dont les leçons si claires, si intéressantes, nous ont particulièrement servi.

C'est encore à Rennes que nous avons fait nos débuts de clinique médicale: là nous avons connu et apprécié les docteurs Delacour et Regnault auxquels nous témoignons ici notre gratitude.

C'est là aussi que nous avons connu M. le docteur Bertheux auquel nous avons tant d’affectueux remerciements à faire pour l'intérêt qu'il nous a témoigné à nous et à notre famille.

M. Dreyfus-Brissac a bien voulu lors de notre arrivée à Paris, nous agréer comme stagiaire dans son

service de Lariboisière. Nous avons. profité auprès de

ce maître aimable de ces matinées d'hôpital qui paraissent courtes tant elles sont intéressantes. Nous tenons à le remercier de son bon accueil et de ses excellentes,

leçons.

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