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rement lâche. Le chorion sous-jacent: étroit, est formé de tissu conjonctif condensé plus serré.
Si l’on examine à un faible grossissement des coupes histologiques transversales d’un papillome labial colorées à l’hématéine-éosine, au niveau des angles externes de la lésion, c’est-à-dire, dans la zone portant un bourrelet papillomateux non encore ulcéré, on constate l’existence d’une hyperplasie conjuguée de l’épiderme et de la couche papillaire du derme.
L’épithélium est, en effet, épaissi dans toutes ses couches, mais le stratum cornéum est absent en général. L’épaisseur de l’épithélium labial est deux à trois fois plus grande qu’à l’état normal. La surface est limitée par une ligne légèrement sinueuse, ondulée. Les bourgeons inter-papillaires de l’épiderme sont hypertrophiés, allongés, renflés en massue ou côniques et semblent s’enfoncer dans le chorion dermique.
On peut observer dans l’épiderme, au sommet des papilles, des altérations d’æœdème intra-cellulaire, qui. se traduisent par un état vacuolaire des cellules épidermiques.
Les papilles dermiques sont également allongées, hypertrophiées, répondant ainsi aux mêmes modifications des bourgeons épidermiques interpapillaires. Les capillaires sanguins du corps papillaire et du chorion dermique sont dilatés, congestionnés, gorgés de sang.
Il est à remarquer que cette hypertrophie conjuguée du derme et de l’épiderme est à son maximum au centre ou sommet du papillome. La hauteur des papilles va: en effet, en augmentant de la périphérie
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au centre de la lésion. En s’éloignant de la lésion, l’épiderme et les papilles reprennent graduellement leur hauteur normale. La zone papillaire est le chorion sont infiltrés de cellules rondes d’origine diapédétique.
L'examen des coupes à un fort grossissement permet de distinguer une prolifération des cellules épidermiques qui recouvrent et comblent les espaces interpapillaires. On retrouve les cellules rondes ou leucocytes diapédésés déjà signalés.
L’aspect des coupes histologiques transversales d’un papillome ulcéré est bien différent.
À un faible grossissement, on constate dans lien: due de l’ulcération, la disparition de l’épiderme et de la couche papillaire du derme qui ont été détruits par la nécrose.
La surface ulcérée est irrégulière et constituée par une bande de tissu dermique atteint de nécrose, d’inégale épaisseur, suivant les points, homogène, vivement colorée en rose foncé par l’éosine, en voie d’élimination.
Le derme est absolument farci de cellules rondes diapédésées. Les capillaires sanguins sont congestionnés.
Au niveau du bord cutané de l’ulcération, il reste des vestiges de l’épithélium et de la couche papillaire qui présentent une hyperplasie conjuguée papillomateuse, avec une infiltration leucocytaire (mononucléaires) du derme. Ces vestiges constituent un court ruban, qui représente la frontière externe du papillome.
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Du côté du bord buccal de l’ulcération, la constitution est analogue. Toujours la même hyperplasie conjuguée dermo-épidermique et par conséquence apparence du papillome. L’hyperplasie en question va en dégradant, à mesure qu’on s'éloigne du bord buccal de l’ulcération et à un moment donné la muqueuse présente son aspect normal.
L'examen des coupes à un fort grossissement n’apporte que quelques précisions histologiques.
La surface nécrosée est granuleuse, en désintégration granulo-graiseuse. On constate qüe l’infiltration diapédétique sous-jacente est constituée par des leucocytes mononucléaires ou polynucléaires. On peut observer des thromboses capilaires au niveau de la ligne profonde de nécrose.
Examen des ganglions
L'étude histologique des ganglions lymphatiques hypertrophiés par adénite secondaire montre que les sinus lymphatiques sont farcis de leucocytes mononucléaires et rétrécis par suite de l’hypértrophie hyperplasique des follicules lymphoïdes ; ceux-ci sont plus volumineux qu’à l’état normal et aussi plus riches en leucocytes, particulièrement au niveau des centres germinatifs de Flemming, dans lesquels il s’est produit une multiplication par division des lymphoblastes et des lymphocytes.
Les vaisseaux sont congestionnés.
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Ces détails histologiques donnent un aspect plus massif, moins lacunaire, aux préparations microscopiques du tissu ganglionnaire examinées à un faible grossissement.
Toutes ces lésions expliquent parfaitement ladénite et en particulier l’hypertrophie ganglionnaire.
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Marche. — Evolution
L'évolution du papillome labial n’est pas toujours la même.
En général, le papillome, une fois constitué, est sujet à l’ulcération. Pour quelles raisons ?
A la base des phénomènes d’ulcération se trouvent naturellement des oblitérations vasculaires suivies de nécrose. Ces lésions nécrotiques ont été attribuées à l’action du lécher. Le papillome semble constituer un foyer d’irritation, point d’appel pour le lécher. L'action mécanique répétée parfois sans cesse semble créer des petits traumatismes qui, par leur répétition, engendre des troubles circulatoires, des phénomènes inflammatoires et les altérations consécutives de nécrose et d’ulcération.
L’ulcération, une fois établie, s’agrandit, surtout en longueur et en largeur, plus qu’en profondeur. Il semble que cette ulcération soit prolongée à ses angles, par une zone papillomateuse d’accroissement en forme de bourrelet, au fur et à mesure que le processus ulcératif s’étale en longueur. Partie de la lèvre supérieure, elle arrive même, dans certains cas,