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Avant 1924, lorsque le papillome était considéré . comme un ulcère, les antiseptiques, sous forme de solutions aqueuses ou glycérinées, furent préconisées. Les résultats ont été d’ailleurs satisfaisants dans les deux cas. Le Professeur Cadiot recommande les solutions antiseptiques, complétées par l’application de teinture d’iode diluée ou d’une solution aqueuse de Bleu de Méthylène, plusieurs fois par jour.
Nous-même avons eu des guérisons en employant les solutions glycérinées de Bleu de Méthylène au 1/50.
Nous devons reconnaître que les antiseptiques, quelle que soit leur nature, agissent de la même façon et peuvent tous donner de bons résultats. La difficulté est d'utiliser un médicament inoffensif, c’est-à-dire non toxique. Etant donné que l’on intervient à proximité et même dans la cavité buccale, il est de toute nécessité que l’antiseptique employé n’ait pas d’effets nocifs per os sur l’animal.
Le chat, étant donnée son indocilité — dans le cas qui nous intéresse — est toujours tenté de se lécher; de cette façon, il arrive à en ingérer, une petite quantité, c’est vrai, mais qui serait dangereuse malgré tout, s’il s’agissait d’un antiseptique toxique.
En ce qui concerne le traitement par le Bleu de Méthylène, il suffit de procéder comme suit : après avoir détergé la plaie sans faire saigner, si cela est possible, appliquer tous les jours sur la lésion la solution glycérinée de Bleu de Méthylène, jusqu’à disparition de lulcération. Continuer encore quelque temps, en lotionnant simplement la lèvre atteinte tous les deux jours. La guérison est assez rapide, en quelques semaines.
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La thérapeutique locale de l'affection est susceptible d’être complétée par le traitement interne qui, ordinairement, est dirigé contre les papillomes. La teinture de Thuya occidentale répond à cette indication. On sait qu’elle est du reste employée contre les papillomes multiples de la bouche chez le chien.
La magnésie calcinée à faible dose (25 centigr.) pourrait être essayée à titre d’adjuvant.
Les résultats de ces médicaments donnent, il faut l'avouer, des résultats inconstants.
I ne peut être question d'employer les caustiques quels qu'ils soient : acide acétique, acide phénique, etc, ce sont des procédés trop douloureux et l’on irait à l’encontre du but cherché.
Il est une intervention très en faveur actuellement et qui gagnerait d’être utilisée d’une façon plus courante : c’est la cautérisation avec le thermo ou galvano-cautère. L'emploi du second est plus pratique si on a la posibilité d’une installation électrique. Quelques pointes de feu, également réparties sur la surface de l’ulcération donnent d’excellents résultats. Cette intervention nécessite, cela va sans dire, une anesthésie générale du sujet. Sous cette dernière condition, on pourrait également entrevoir la possibilité d'utiliser la radiothérapie, mais, vraiment, la localisation de l'affection et l’espèce animale considérée ne se prêtent guère à ce mode de traitement.