‹ Contribution à l’étude morphologique des Graines de LégumineusesChapitre 37 sur 76 · Ou plus haut, comme dans le cas de la figure · texte numérisé non relu

Ou plus haut, comme dans le cas de la figure

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celle d’un profil humain un peu camus, où le nez serait très aplati, le menton en galoche et la bouche très rentrée. Cela est plus sensible sur la graine elle-même que sur le dessin. Vue de face, la graine assez plate à un contour grossièrement en poire, la région ventrale se bombant au niveau de l'épanouissement des cotylédons. La saillie radiculaire souvent plus étroite que ne le représente la figure 282, donne, en plus trapu, l'impression d'une trompe d'éléphant; l'analogie est d'autant plus grande que l'extrémité radiculaire se termine souvent par une petite bosse claire, jaunâtre ou verdâtre, pincée comme la pointe du nez, derrière laquelle elle ;s'évase pour simuler les ailes. Hile très petit, fauve clair, peu visible, caché en grande partie par le surplomb radiculaire et encadré par un rebord tégumentaire roux ou brun, en bourrelet. À la base du hile, on voit comme une petite languette qui pend vers le bombement raphéal : c’est un vestige du funicule, équivalant à la coronule qu'on a rencontrée chez les Trifolium. Toutefois, il est bon de signaler que cette languette, probablement très fragile, est souvent plus ou moins mutilée ou absente; parfois, le hile est complètement entouré d'une collerette blanche, mais, même dans ce cas, on peut toujours distinguer un renforcement du tissu fibreux à la base du hile, où 1l forme au moins un petit bouton arrondi, quand il n’affecte pas la forme en languette dont je viens de parler. La région raphéale est marquée par une plage fauve ou brun-jaunâtre pâle, d'aspect huileux, translucide, ovale-allongée, parfois en forme de violon, aboutissant à la bosse raphéale, très nette, où se produit un brusque changement de courbure dans le contour de la graine. Souvent cette plage raphéale est marquée d’un petit sillon dans sa longueur : ce n'est pas constant et c’est peu net. Par la forme étrange de son profil et l'échancrure profonde de sa région ombilicale, cette espèce ne me paraît pas pouvoir être confondue

avec aucune autre

T. Cretica Boiss. (fig. 279 et 280). — Cette espèce, est plus connue sous le nom de Pocockia Cretica Ser. Elle habite l'Asie Mineure et une grande partie de l'Orient. Sa taille et sa forme

très plate militenten faveur de l'autonomie du genre Pocockia Syn., mais les caractères de son tégument et l'aspect général de

toute la graine la réunissent au genre Trigonella L. Cette réu-

FIGURES 277 à 284. — TRIGONELLA L.

1 millimotres,

Fig, 277 et 278, T. coerulea Lk., profil et face. - Fig. 279 et 280, T. Cretica Boss, (= Pocockia Cretica Ser.), face el profil. — Fig. 281 et 289,

T'.corniculata L., profil et face.— Fig. 283 et 284, T. Foenum-Graecum L., profil et face,

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nion a été faite depuis longtemps, et l’on considère maintenant l'espèce en question, et plusieurs autres voisines, comme formant dans le genre Trigonella L. un groupe, auquel on a donné tantôt le rang de sous-genre, tantôt celui de section. Graines grosses, ovales, suborbiculaires, très plates, atteignant 4 millimètres de longueur sur le grand axe, et mesurant en moyenne 3,5 millimètres de largeur, quand elles sont bien développées. Tégument rouge-brun assez soutenu, mat, couvert de fins tubercules hémisphériques, parsemés irrégulièrement à sa surface, et nettement séparés les uns des autres ; leur sommet est douei ou brillant. Cela tient, très vraisemblablement aux frottements qu'ont subis les différents individus, au cours des manipulations dont ils ont été l’objet, Saillie radiculaire très nette, subeylindrique, formant comme un bourrelet rabattu sur le bord de la graine dont elle est séparée par un sillon profond. Surplomb radiculaire très sensible, obtus à son extrémité, qui est brun-noir. Région ombilicale fortement excavée, en encoche, paraissant taillée au canif. Bosse raphéale peu nette de profil (car on la voit mal) ne modifiant pas sensiblement la régularité de courbure de la graine. Vue de face, la saillie radiculaire parait plus ou moins déjetée d’un côté ou de l’autre. Sa largeur est sensiblement la même que celle de la graine, et même par un simple effet de perspective, elle parait souvent plus large. Elle se termine en pointe obtuse, plus ou moins nettement pincée à son extrémité. Le hile est en partie caché sous le surplomb radiculaire. Il forme une petite tache circulaire à collerette blanche, renforcée à sa base par une général chez les

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sorte de bouton blanchâtre. Ce détail paraît Trigonella et semble avoir une valeur générique. La région raphéale est fort peu nette. On voit bien une légère bosse d'aspect translucide, mais si vague qu'on n'en saurait trop apprécier la couleur. Elle parait être dans la gamme des brunverts pâles. Espèce impossible à confondre avec aucune autre par sa forme, sa taille, sa couleur et la nature de son tégument.

T. Foenum-Graecum L. (fig. 283 et 284). — C'est l'espèce la plus remarquable tant par la taille de ses graines que par la

forme géométrique de leur contour: La taille surtout est très remarquable, puisque les individus moyens atteignent et dépassent 5 millimètres de longueur. Tégument fauve clair, très mat, comme dépoli, offrant un aspect presque chagrmé, mais même au binoculaire, quoiqu'on ait l'impression d'une surface rugueuse, on ne trouve aucun grain figuré. La taille de ces granulations est évidemment du domaine du microscope. Le contour de la graine est assez géométrique : très plate, parfois bombée sur les faces ventrales, soit au-dessus de l'équateur, soit au-dessous, elle possède un profil à peu près rectangulaire, car très souvent l'extrémité inférieure, au lieu d'être arrondie comme je l'ai représentée sur la figure 283, est nettement tronquée, coupée en carré, ou obliquement. Saillie radiculaire extrêmement nette, séparée du reste de la graine par un sillon très profond, concolore. Ce sillon, à peu près rectiligne, tantôt règne parallèlement au contour extérieur de la saillie, comme sur la figure 283, tantôt se dirige vers le milieu de la base supérieure, tantôt enfin se dirige vers l'angle supérieur droit. Dans la majorité des cas c'est vers le milieu de la base supérieure que tend ce sillon. Alors, la saillie radiculaire présente une forme très nette en triangle, au lieu d'une forme en bourrelet, comme sur la figure 283. La pointe libre de ce triangle constitue le surplomb radiculaire, très prononcé. Mais l'échancrure ombilicale, quoique nette, n'est pas très forte. Elle forme une petite encoche en coup de canif, mais brusquement le contour général de la graine reprend son allure normale : c'est qu'en effet la bosse raphéale est située ici tout contre la région hilo-micropylaire, ce qui limite à une bien faible portion l'étendue de la région ombilicale, De face, la saillie radiculaire a un contour peu régulier, souvent plus où moins déjeté d’un côté ou de l'autre. Elle s'atténue progressivement en une pointe assez line qui surplombe et cache le hile, Pour apercevoir celui-ci, il faut prendre la graine à l'envers, la, pencher en arrière, comme on ferait pour regarder à quelqu'un l'intérieur du nez; on aperçoit alors une petite tache hilaire, circulaire, rousse, entourée d'une collerette blanche, régulière, chose rare chez les Trigonella. Tout contre le hile, un relief en dos d'âne, de couleur

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