V. glabra Savi
Elles présentent de l’une à l’autre de grandes différences qui rendent leur distinction aisée.
V. Catjang \Varr. (fig. 581 et 582). — Graines ovales, bombées, de 12 à 14 millimètres de longueur moyenne. Tégument lisse, brillant, gris souris, parfois zébré de brun, sauf à la région ombilicale brun foncé ou noirâtre. Micropyle très visible, blanchâtre. Bossette raphéale orchidimorphe.
V.. dolichoides Bak. (fig. 583 et 581). — Graines petites, cylindroïdes, mesurant environ 7 millimètres de longueur moyenne, à extrémités tronquées. Tégument de couleur brique foncée, lisse, peu brillant. Région ombilicale munie d'un fort rebord blanc, qui forme deux lèvres vulvaires longues, très saillantes, etqui est constitué par la prolifération excessive de la couronne funiculaire. La tache hiloïde grisâtre est peu visible, étant donné la très petite ouverture que laissent entre elles les deux
moitiés de la couronne funiculaire.
V. glabra Savi (li. 585 et 586). — Graines grandes, mesurant environ 13 à 15 millimètres de longueur moyenne, plates. Tégument isse noir. Région ombilicale formant une petite cuvette légèrement concave. Rebord tégumentaire presque plat. Tache hiloïde largement ovale, petite, blanchâtre. Micropyle visible dans le rebord tégumentaire.
Le tableau synoptique de ces trois espèces est aisé à conslituer.
PHASÉOLÉES 339
TABLEAU SYNOPTIQUE
( Graines cylindroïdes brun-rouge . . . . , . dolichoides AR TT RE Ge EX Un lurprites 2 9 ( Tégument gris, parfois zébré de brun . . . . . Catjang HR Se ET er RE QU, ET RE ET RS glabra
Dolichos L.
Le genre Dolichos L. était assez bien représenté dans ma collection, mais quelques échantillons m'ayant paru mal nommés, jai dù les laisser de côté, de telle sorte que sur 14 échantillons que Je croyais pouvoir étudier, je n’en ai gardé que trois, qui sont :
D. hiflorus L.
D. cultratus Forsk.
D. leucomelas Kunze
Ils sont tous trois tellement différents que toute description me semble superflue. Qu'on se reporte aux dessins pour s’en convaincre. J’ajouterai cependant ici que la plupart des Dolichos sont du type biflorus, c'est-à-dire : graines en parallélipipède rectangle, à arêtes arrondies, de 5 millimètres environ, et de couleur de cire blonde, assez foncée. Les deux autres espèces étudiées ici sont extrèmement remarquables par la morphologie de leur graine.
D. biforus L. (fig. 289 et 290). — Graines de 5 millimètres de longueur environ, tronquées carrément, à chaque extrémité, couleur cire plus ou moins foncée, où jaune de miel, ou bistrenoirâtre. Hile blanc, formant un relief, comme si la région hilaire avait proliféré en un tissu un peu spongieux (arillule). Le hile ovale est logé dans une excavation du tégument qui le
reborde à droite et à gauche ; le micropyle est contigu et offre l'aspect d'un petit trou (visible à la loupe), entouré de toutes parts par le rebord tégumentaire. La saillie radieulaire et le raphé sont imperceptibles.
D. cultratus Fonsk. (fig. 591 et 592). — Magnifiques graines, globuleuses, osseuses, couleur chocolat clair, lisses, mates, pourvues d’une énorme strophiole blanche, qui donne l'impression d'un tégument crevé, d'où sortirait par prolifération le contenu de la graine. C’est bien une strophiole par définition, puisque c'est une prolifération aliforme du raphé. Ce n'est pas le hile comme on pourrait le croire, c'est-à-dire la cicatrice de l’attache du funieule à la graine, c'est bien une expansion raphéale. Et cela est d'autant plus certain que sur certaines graines le funicule, filiforme, a laissé de suffisants vestiges pour montrer son mode d'attache. Le hile est ici réduit à une minuscule plage, de forme indécise, tout à fait à l'extrémité de la strophiole ; le micropyle lui est contigu : il est logé sur une plage sombre, presque noire, du tégument, et est souvent fort peu visible, à la manière d'un trou d'épingle. Quant à la strophiole, proprement dite, c’est une ligne blanche, fortement en relief, dont le milieu est assez spongieux et les bords plus lisses.
D. leucomelas Kuxzx (fig. 587 et 588). — Cette espèce, bien nommée, présente des graines pies. Subglobuleuses, atteignant environ 6 millimètres de longueur, elles sont lisses, peu brillantes, etles deux tiers de la surface sont d'un beau noir, tandis que le reste est d'un beau blanc crème. On peut admettre que ces deux plages, de teintes si dissemblables, appartiennent à des formations anatomiques différentes : il est fort possible, en effet, que toute la plage noire qui englobe la région hilomicropylare se soit développée après coup, recouvrant le reste de la graine, à la manière d'un manteau. On pourrait alors la considérer comme un arille ou un arillode. Le hile et le micropyle, qui sont blancs, tranchent sur ce fond d’un beau noir. Le hile a l'aspeet d’une tache à laquelle reste attachée une
FALUNE
PHASÉOLÉES 311
légère membrane. Il y à peut-être là une arillule, comme Jai appelé la prolifération des tissus de la région hilaire. Sa forme
FIGURES 587 à 592. — DOLICHOS L.
—— 13 millimètres Fig. 587 et 588, 1. leucomelas Kunze, face cl prolil. — Fig. 589 et 590, D. biflorus L., profil et face. — Fig. 591 et 592, D. cultratus Forsk., pro-
fil et face.
est peurégulière, vaguement ovale du côté du micropyle, plus nettement tronquée en carré à l'autre bout. Quant au micropyle, c’est un imperceptible petit trou, voisin du hile.
On peut donner de ces trois espèces le tableau récapitulatif
suivant :
TABLEAU SYNOPTIQUE
Graines chocolat clair, à grande strophiole blanche. cultratus Graines pies, moitié blanches, moitié noires . . leucomelas Graines petites, cireuses ou bistres, tronquées carrément à cha-
que bout, n'ayant pas les caractères précédents . biflorus
Kennedya VENT.
Je n'ai qu'une seule espèce, la plus connue et la plus commune :
K rubicunda VENT.
mais la graine est si remarquable que je désire la décrire,
FIGURES 593 et 594. — KENNEDYA Vent.
6,9 millimètres
Fig. 595, À, rubicunda Vexr., vue de profil, — Fig. 594, même espèce vue de face.
PHASÉOLÉES 313
car elle peut se reconnaitre aisément entre un grand nombre d’autres espèces de Légumineuses.
Les graines affectent très nettement la forme d’un ellipsoide de révolution. Elles sont un peu brillantes, brun olive ou bistre- Jaunâtre, avec un magnifique arille couleur d'ivoire, d'apparence cireuse, qui forme, tout autour de la région hilaire, une collerette en entonnoir ou en fer à cheval fermé. Cet arille porte des stries perpendiculaires à sa grande longueur, et son bord interne est prolongé vers le hile par une petite membrane blanche, plus claire, plus mate. Le hile est un peu plus clair, mais concolore avec le reste de la graine.
Cette espèce est assez caractéristique pour pouvoir se reconnaître, dans n'importe quelle circonstance, avec la plus grande facilité.
Pachyrrhizus Rica.
Le petit genre Pachyrrhizus Rica. ne compte guère qu'une dizaine d'espèces de l'Amérique et de l'Asie. C’est en Amérique tropicale qu’on en rencontre le plus d'espèces variées, c’est donc le pôle de diversité du genre.
La seule espèce que j'ai pu étudier est :
P. tuberosus Srr.
Les graines (fig. 595 et 596) ont une forme très remarquable, étant donné que ce genre fait partie de la tribu des Phaséolées. Elles sont orbiculaires, presque carrées ettrès plates. Le rebord dorsal forme une carène nette. Le tégument lisse et peu brillant est d'un bistre-olivâtre très caractéristique. La région ombilicale, légèrement échancrée, forme comme une petite -éuvette un peu concave, au centre de laquelle se voit la région
hilo-micropylaire. Tache hiloïde gris-jaunâtre, grenue, entourée d'une collerette funiculaire blanchâtre, très nette. Le plus sou-
FIGURES 595 et 596. — PACHYRRHIZUS KRic.
7 millimètres
Fig. 595, P. tuberosus Srr., vue de face. — Fig. 596, même espèce vue de profil.
vent une partie du tissu funiculaire reste adhérente à cette collerette sous forme d’une mince languette papyracée. Micropyle visible, très voisin de la tache hiloïde.
Soja Savi
Le petit genre Soya Sayr est le plus souvent considéré comme sous-genre ou section du genre Glycine L., mais comme je n'avais pas de Glycine à ma disposition, j'ai cru bon de laisser au genre So7a SAYISon autonomie, On n'y range guère que quatre ou cinq espèces d'Extrême-Orient et d'Afrique tropigale. Les deux que j'ai pu étudier sont :
nee :
PHASÉOLÉES 345
FIGURES 597 à 600. — SOJA San
Fig. 597 et 598, S. hispida Mxca , face et profil. — Fig. 599 et 600, S. Japonica Savi, profil et face.
S. hispida Mxca.
S. Japonica Say
S. bispida Mxcu. (fig. 597 et 598). — Graines ovoides, médiocres, de 7 millimètres de longueur en moyenne, très bombées. Tégument lisse, peu brillant, gris fer très foncé, presque noir. Région hilo-micropylaire à fleur de tégument, concolore. Tache hiloïde largement ovale, cernée par une couronne funiculaire blanchâtre, papyracée, très fine, tranchante, mais extrêmement nette et traversée au milieu par un sillon étroit, rectiligne, lon-
gitudinal, de couleur vieil ivoire.
S. Japonica Savi (fig. 599 et 600). — Graines ovoiïdes beaucoup plus grosses, mesurant environ 9 à 10 millimètres de longueur moyenne, moins bombées. Tégument lisse, peu brillant, d'une belle couleur brun-violacé. Région hilo-micropylaire à fleur de tégument, gris fer, comme dans l'espèce précédente. Tache hiloïde largement ovale, cernée par une couronne funiculaire blanchâtre, papyracée, très fine, et tranchante ; cette tache est extrèmement nette et traversée en son milieu par un sillon étroit, rectiligne, longitudinal, de couleur vieil ivoire.
On peut résumer ces caractères de la façon suivante : TABLEAU SYNOPTIQUE
( "TégumeEnt Ti nn. NT SR OS hispida ( Tégument brun-violet, ,°, , , 5 5% ;: Janoñica
TRIBU IX. — Dalbergiées.
Je n'ai pu me procurer aucun représentant de cette tribu, exclusivement confinée entre les tropiques, et surtout dans le Nord-Est de l'Amérique du Sud, mais je tiens à reproduire ici la carte que j'ai établie ailleurs et qui résulte des recherches que j'ai faites sur la répartition géographique de cette tribu.
Les quelques graines que j'ai eu l’occasion d'examiner, quoique superficiellement, m'ont montré une forme du type Astraqgalus pour les unes, c'est-à-dire avec forte saillie radiculaire formant un angle ouvert avec l'axe des cotylédons ; les autres avaient plutôt le type Sophora, c’est-à-dire graine obovale, avec région ombilicale nettement au-dessus du plan équatorial.
L'examen de la planche X apprend que la tribu des Dalbergiées a son pôle de diversité dans l'Amérique du Sud, on pourrait presque dire : à l'exclusion de toutes les autres régions du globe. C’est en effet le centre et le Nord-Est du Brésil qui en possèdent le plus grand nombre. On en trouve encore une assez grande quantité en Guyane et au Vénézuéla, tandis qu'elles ne sont presque plus représentées dans la région montagneuse du Nord-Ouest et au delà du Paraguay vers le Sud.
Elles remontent vers le Nord jusqu'au Mexique par les Antilles surtout et aussi par l'Amérique centrale continentale.
Le Sud de l'Asie et en particulier les Indes orientales forment un deuxième pôle, isolé du premier, et qui s'étend, par la presqu'ile de Malacca-et le Sud de la Chine, jusqu’à Sumatra, Java, et au Nord de l'Australie d’une part, jusqu'aux Philippines et au Japon d'autre part.
318 TRIBU w , Ta
On en trouve également une troisième petite colonie moins importante dans l'Afrique tropicale, et particulièrement dans la partie occidentale. j
Le reste est sans importance. |
TRIBU X. — Sophorées.
La tribu des Sophorées comprend environ 45 genres, mais ne compte que quelque 145 espèces. Il faut remarquer cette grande disproportion entre le nombre des genres et celui des espèces ; cette apparente anomalie provient de ce que la plupart des genres sont monotypes ou ne renferment qu'un très petit nombre d'espèces. Etroitement confinée entre les tropiques cette tribu n'offre à considérer que des plantes difficiles à se procurer. À fortiori ne peut-on presque jamais se procurer de bonnes graines ; le seul genre que j'ai pu étudier à ce point de vue est
Sophora L.
C'est le plus nombreux de la tribu, il ne compte cependant que 25 espèces environ. Il eût été fort intéressant de connaître des graines des petits genres comme Barklya F.v.MäüLs. de Queensland, Pseudocadia Harusde Madagascar, PodopetalumK.v.MüLe. de Nouvelle-Zélande, etc., mais j'ai dù y renoncer. J'ai bien reçu de quelques jardins botaniques des graines dont les noms se rapportaient à des genres de Sophorées, mais un examen rapide montrait immédiatement l'inexatitude des désignations, et j'ai dû les rejeter.
Avant d'aborder l'étude des Sophora que j'ai pu examiner, il me semble bon d'indiquer rapidement l'allure de la répartition géographique de cette tribu entre les tropiques, et pour ce faire, je reproduis ci-après le tableau statistique auquel j'ai été conduit par ailleurs.
L'examen de ce tableau montre que la tribu des Sophorées à un premier pôle de diversité dans l'Afrique tropicale occiden-
Répartition géographique des SOPHORÉES
Amérique
Europe Asie Afrique 5 | Océanie
Nord [Centre
Totalité du Continent
Nord Esi Sud Ouest Nord-Est Sud-Est Sud-Ouest Nord-Ouest Centre Centre-Nord Centre-Est Centre-Sud Centre-Ouest
Région médilerr.
totale
Région méditerr.
orientale
Région méditerr.
occidentale
Montagnes Nord Montagnes Est Montagnes Sud Montagnes Ouest Montagnes Centre Sud-Esl Montagnes Sud-Ouesl
Montagnes Nord-Ouest
Déserts
Asie Mineure
SOPHORÉES 351
tale, et un second pôle dans le Nord de l'Amérique du Sud. Le premier descend vers le Sud jusqu'à la région du Cap, le second s'étale abondamment sur tout le Brésil, et de là s’atténue progressivement vers l'Argentine dans le Sud, le Chili dans l'Ouest, le Pérou et l'Equateur dans le Nord-Ouest, pour se renforcer davantage sur le Vénézuéla et les Guyanes. Une branche recouvre les iles de l'Amérique centrale jusqu'à Cuba, une autre remonte par la terre ferme jusqu'au Mexique, pour s'évanouir d'une part dans le Texas, d'autre part dans la Californie.
L'Asie tropicale en possède un assez grand nombre dans l'Inde et la région sud-orientale (Birmanie, Malacea, Hong-Kong, Chine et Japon). Cette agglomération remonte jusqu'au Tibet, à l'Himalaya et à l'Altaï, pour aller mourir en Sibérie, tandis que s'étalant sur les déserts de l'Asie sud-occidentale, elle franchit l'Arabie pour venir jusqu'en Abyssinie et descendre par la côte des Somalis et Zanzibar jusqu'au Natal, où elle rejoint la branche sud du pôle Ouest-Africain. Madagascar et les îles voisines (Maurice, Réunion) en possèdent encore un grand nombre.
La branche sud-orientale asiatique se retrouve en Océanie, dans l'Australie et surtout la Nouvelle-Zélande.
La planche XI résume ces quelquesrenseignements et permet d'apprécier sans difficultés la répartition géographique générale de la tribu.
Sophora L.
Le genre Sophora L., le plus nombreux de la tribu, ne compte guère que 25 espèces environ habitant les régions chaudes des deux hémisphères. Je n'ai pu étudier que deux
espèces
S. alopecuroides L.
S. flavescens Ar.
Ces deux espèces sont asiatiques : la première se rencontre dans l'Asie-Mineure et la région himalayenne, la seconde dans l'Asie centrale. Leurs graines qui paraissent assez analogues à
première vue présentent entre elles de grandes différences. S. alopecuroides L. (fig. 601 et 602). — Graines ovoïdes,
épaisses, très convexes, mesurantenviron 4 millimètres de longueur moyenne. Tégument lisse, douci, presque mat, parfois
FIGURES 601 à 604. — SOPHORA L.
7 millimctres
Fig. 601 et 602, S. alopecuroutes L., face et profil. — Fig. 603 et 604, S. flavescens Ar, profil et face.
un peu brillant quand les graines sont fraiches, de couleur jaune d'ocre assez foncé, avec une ombre brun foncé sur les régions radiculaire et raphéale: cette partie de la graine, très aiguë, est presque carénée. Vue de face, à la loupe, la graine présente une région ombilicale très nette, qui est située nettement au-dessus du plan équatorial. Tache hiloïde brun-noir, foncée, fendue en son milieu par un étroit et profond sillon longitudinal, semblant fait avec la pointe d’un canif; tout autour, on voit mal une fine collerette funiculaire, et le tout est entouré d'un rebordtégumentaire, très saillant et très épais, de
SOPHORÉES 393
couleur brune. Cette couleur s'étend, ainsi qu'on peut s'en rendre compte à la loupe, non pas sur le dos de la saillie radiculaire, comme on le croit tout d'abord à l'œil nu, mais sur les faces latérales de celle-ci, en sorte quelle marque, par la différence. de couleur, la séparation entre la saillie, d'ailleurs peu apparente, de la radicule, et le reste du corps de la graine, souvent un peu pointu à l'apex et au pôle opposé. La région raphéale, amsi qu'il est dit plus haut, participe de la même teinte qui s'étend sur une plage en forme de raquette, souvent divisée en son milieu, dans sa partie large, par une fine ligne plus elaire et qui atteint presque le pôle cotylédonaire.
S. flavescens Air. (fig. 603 et 6041. — Graines un peu plus petites, ne dépassant guère 3,5 millimètres de longueur moyenne environ, mais de forme bien différente, rappelant un peu un prisme orthorhombique limité par deux bases obliques. c'est-à-dire en réalité un prisme clinorhombique. Vue en coupe transversale, la graine présente dans sa région dorsale une crête nette, et deux faces (parties des faces ventrales) assez inclinées l'une sur l’autre, planes. Tégument lisse, un peu brillant, bistreolivâtre. La saillie radiculaire forme, avant son extrémité (la radieule étant recourbée en crochet), un relief, comme un front avançant. Région ombilicale peu déprimée, nettement située audessus du plan équatorial. Vue de face, la région hilo-micropylaire, enfoncée dans une dépression du tégument, montre une tache hilaire ovale-allongée, de couleur sombre, entourée d'un rebord tégumentaire épais, très saillant, plus foncé que le reste du tégument. Région raphéale indiquée par une fine ligne concolore avec ce rebord, allant s'épanouir vers la base cotylédonaire.
Remarque. — L'examen des figures 601 à 604 montre que les graines étudiées sont caractérisées par une forme assez remarquable de la saillie radiculaire. À ce propos, je ferai remarquer qu'en général on trouve, d'une tribu à l’autre, des différences assez sensibles dans cette partie de la graine. Une mesure précise de l’angle des axes de la saillie radiculaire et
Capitaine 23
de la graine considérée dans son ensemble, pourrait même, je pense, être un bon auxiliaire dans l'étude morphologique. J'ai fait pressentir ailleurs, à propos de l'étude des Galégées et particulièrement des graines d’Astragalus, que cette mesure pourrait fournir de bonnes indications, On retrouve ici un exemple intéressant d’un fait analogue, qui vient confirmer ce que j'avançais plus haut.
Le tableau synoptique sera done aisé à établir.
TABLEAU SYNOPTIQUE
Graines ovoïdes, souvent pointues aux deux extrémités, jaune d'OrBS x LE ét Ce Dal IRAN RES Graines prismatiques tronquées, bistre-olivâtre . /lavescens
TRIBU XI. — Swartziées.
Je n'ai pu me procurer aucun représentant de cette petite tribu, et je me contente de mettre sous les yeux du lecteur la carte de distribution géographique que j'ai obtenue par ailleurs.
L'examen de la planche XII montre que la tribu des Swartziées à son pôle dans l'Amérique du Sud, dont elle occupe surtout le centre, en s'étalant vers le Nord dans le bassin inférieur des Amazones, et vers Le Nord-Est dans la Guyane et le Brésil nord-oriental. De là, elle remonte un peu vers le Nord dans les Antilles et l'Amérique centrale continentale (isthme de Panama). On en retrouve quelques exemplaires dans l'Afrique occidentale, nous voyons donc là une fois de plus une étroite relation entre la région ouest-africaine et la région nord-orientale de l'Amérique du Sud.
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