IL. — Zone indo-malo-malgache
À. — Région indo-malaise.
B. — Région malgache.
Enfin, pour les Mimosacées (planches XXVI et XXVIT), on a
une seule zone :
M. Germain sont tout à fait d'accord avec celles que suggèrent les données géologiques. Il est arrivé ainsi naturellement à conclure à l'existence, à une époque très reculée, d'un vaste continent quienglobait l'Afrique australe, une partie de l'Amérique du Sud et Madagascar. C’est le continent bien connu de Gondwana, qui exisla jusqu’à la fin de l’époque primaire; la division de ce continent s’opéra de bonne heure en une masse a/ricano-brésilienne et une masse australo-indo-malgache (L. c., p. 382). »
On voit donc que la Zoologie, comme la Botanique, arrive aux mêmes conclusions et tend à admettre l'existence lointaine d'un continent africano-brésilien. Pour ce qui est de la Botanique, il faudrait rechercher, à l'aide des documents paléontologiques que l’on possède, si l'on peut avoir des justifications du même ordre que pour la Zoologie. Il est toutefois remarquable que la simple étude de la distribution géographique d'un groupe de plantes ait conduit à envisager la question de la même façon que les zoologistes, et ait amené aux mêmes conclusions.
L'auteur du précédent article a d’ailleurs rappelé que ExGuer a, dès 1905, mis en évidence des faits analogues pour la Botanique. (A. Exczer : Ueber ftoristische Verwandschaft zwischen den tropischen Afrika und Ame-
rika, samt ueber die Annahme eines vermutenen brasilianische-aethiopis-
chen Continents, in Sits. ber. d. k. preus. Akad. der. Wiss. Berlin, 1905,
VIH, pp. 180-231).