BORN
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B. — Pinène 6 et solutions.
Tagceau XVI
Tasceau XV Solution benzénique Pinène & pur. à 75 0/0.
Tagzeau XVII TFagceau XVIII Solution bensénique Solution bensénique à 50 0/0. à 25 0/0.
Bensène pur. Voir Tableau XIV.
L'examen des courbes de dispersion (fig. 13 et 14) n'indique aucun écart appréciable du pouvoir rotatoire
magnétique à la simple proportionnalité aux concentrations, tant pour les solutions de pinène « que pour celles de pinène 8. Là encore la règle de Darmois s'applique pour un couple quelconque de longueurs d'onde.
Nous constatons donc que les écarts à la loi d'additivité, rencontrés dans l'étude du pouvoir rotatoire naturel des solutions benzéniques de pinène $, ne se retrouvent pas quand on étudie l'effet Faraday. Ce fait nous conduit alors à penser que le constituant supplémentaire, dont nous avons été amené à admettre l'existence dans le chapitre précédent, ne résulte pas d’une modification de structure de certaines molécules mais est le résultat d’une association moléculaire.
Quels sont les éléments de cette association? Y a-t-il polymérisation des molécæles de pinène £ ou association de ‘ces molécules avec des molécules de benzène? L'étude de l'effet Cotton et Mouton, phénomène d'ordre moléculaire, nous permettra de répondre à cette question.
3. Biréfringence magnétique de solutions benzéniques de pinènes {26|. — MM. Cotton et Mouton [11] ont montré que les pinènes sont pratiquement dépourvus de biréfringence magnétique. Des mesures effectuées dans des champs magnétiques plus intenses que ceux dont ils disposaient ont confirmé ce résultat. On peut déduire de là qu'une polymérisation du pinène $ n’entraînerait aucune anomalie de biréfringence magnétique dans ses solutions benzéniques. Par contre, le benzène présentant de la biréfringence magnétique, l'existence de molécules associées de pinène 6-benzène doit se traduire par des anomalies de l'effet Cotton et Mouton en fonction des concentrations. Nous allons voir que c’est ce dernier cas qui se présente.
Les mesures ont été effectuées en utilisant un tube polarimétrique de 26 em. 1 placé dans le champ magnétique du gros électro-aimant de Bellevue. Les conditions expérimen-
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tales étaient telles que ce tube, rempli de nitrobenzène, présentait une biréfringence magnétique de 24°21 pour la raie verte du mercure (À — 546 my) et à une température de 1605 C. L'analyse des vibrations elliptiques, résultant de la superposition du pouvoir rotatoire naturel et de la biréfringence magnétique, était faite au moyen de l'appareil de Chaumont modifié. Cependant, pour ne pas être gêné par le fort pouvoir rotatoire naturel du pinène, j'ai fait, comme me l’a conseillé M. Cotton, des solutions benzéniques en partant d’un mélange de pinène £ (gauche) et de pinène x (droit), mélange présentant un pouvoir rotatoire naturel relativement faible pour les radiations utilisées (Je ne pouvais faire la compensation parfaite n’ayant pas les deux “corps symétriques). Le mélange M qui m'a servi contenait en volume 73 0/0 de pinène 6 et 27 0/0 de pinène «.
Taszeau XIX
Substances Rvo Rio By So CRE Ed PRE LOTS 0 0 5,65 7,10 À 25 0/0 de M
71010/0 deNCHHE ee. — 5,10 | — 2,82 4,69 6,10 B 50 0/0 de M
5o o/o de CH, . ,| — 7,35 | — 0,43 3,34 &,4x C 75 0/0 de M
25 o/o de CH, . .| — 8,51 | + 3,79 1,89 3997 Mélange M . . . .| — 6,80 | + 14,43 o 0
Les résultats des mesures, faites toutes entre 16° et 1605 C, sont consignés dans le tableau XIX, où R,, R, désignent les rotations naturelles pour les raies verte et indigo (546 my et 436 y) du mercure eth,, 6, les biréfringences magnétiques pour les mêmes radiations,
L'examen de ce tableau et de la figure 15 montre que, de même que la rotation naturelle n’est pas proportionnelle à la concentration en substance active M, la biréfringence magnétique des solutions n’est pas proportionnelle à la
concentration en benzène. Si on calcule les écarts AR et AB existant entre les valeurs expérimentales et celles que donnerait une simple loi d’additivité, on obtient les valeurs suivantes :
; AR; AG: ’ On voit que les TAPPONS RS ROE GE sont constants. Le
fait qu’ils ne dépendent pas de la concentration des solutions
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indique dans celles-ci la présence d’un constituant supplémentaire unique (1).
Nous vérifions ainsi un résultat déjà acquis ; de plus, nous pouvons dire que ce constituant est le résultat d’une association de molécules de pinène B et de benzène et qu'il présente une biréfringence magnétique nettement plus forte que celle
du benzène.
(:) La méthode graphique, qui est équivalente aux calculs ci-dessus, donne bien pour chacun des phénomènes la droite A parallèle à l’axe des ordonnées que nous avons définie.