À. — PRINCIPES
On voit dans le chapitre précédent que seules les variations de débit et de température ont sollicité l’attention des divers auteurs. Le dogme de la fixité des éléments prévalait. Cependant, Barrau en 1927, a entrevu la possibilité de variations de composition chimique des eaux thermales à l’occasion des crues de l’Adour, et il a proposé des mesures fréquemment renouvelées de la résistivité électrique, méthode nouvelle, simple et pratique, qui suffiraient à nous renseigner [2].
La mesure de la R. E. par le procédé de Kohlrausch- Ostwald, basé sur le principe du pont de Wheatstone, a été préconisée ces dernières années par d'Arsonval [48], Bordas [49], Touplain [60], Guillerd [56], etc., dans de nombreux travaux, et adoptée par le Service des mines pour la surveillance des sources, en exécution des décrets du 30 avril 1930 revisant la charte des eaux minérales.
Rappelons-en les principes : la R. E. est la résistance opposée au passage d'un courant par un volume liquide ayant une épaisseur de 1 centimètre et 4 centimètre de base. Elle est l'inverse de la conductivité. Elle est exprimée en ohmscentimètres. Elle dépend essentiellement de la quantité
Cr
St
d'ions libres contenus dans une solution. Elle est spéci-
fique !60!.
Sa mesure permet de déterminer la minéralisation globale d'une eau minérale : c’est une notion équivalente à celle de l'extrait sec, mais acquise par une mesure simple, d’obtention rapide, par conséquent facilement renouvelable, Un appareil pratique et portatif, construit sur les indications de Bordas et Touplain, l’auditohmmètre de Chauvin et Arnoux, permet de faire ces mesures avec facilité sur le terrain même [56].